Oualid Sekkaki, dernier des 5 fuyards toujours en cavale depuis l'évasion de la prison de Turnhout le 19 décembre dernier, ne manque pas de culot...

Oualid Sekkaki, qui s’est évadé de la prison de Turnhout le 19 décembre dernier avec quatre complices en escaladant un mur de six mètres de haut durant la promenade, profite du bon temps en Thaïlande. 

Et ne manque pas de le faire savoir à l'administration pénitentiaire où il a séjourné, puisqu'elle a reçu une enveloppe contenant une... carte postale portant la mention provocatrice "Salutations de Thaïlande !". 

Le courrier, adressé aux trois directeurs de l'établissement, contenait également son badge de détenu. L'information, délivrée par nos confrères du Laatste Nieuws, est confirmée par la porte-parole de l’institution, Kathleen Van De Vijver. “Je peux affirmer que la direction locale a reçu un courrier dont l’émetteur est Sekkaki. Toutes les informations relatives à un prisonnier qui s’est évadé sont transmises aux services de police en charge de retrouver la personne concernée”, a expliqué Kathleen Van De Vijver.

Oualid Sekkaki, 26 ans, est le frère d’Ashraf Sekkaki, surnommé “le roi de l’évasion”. En 2009, il s'était spectaculairement évadé de la prison de Bruges en hélicoptère. 

Oualid Sekkaki avait filé à l'anglaise en compagnie de quatre complices, dont Abderrahim Baghat, 38 ans. Tous ses complices ont été repris depuis. Baghat ayant été arrêté aux Pays-Bas au début du mois de janvier. Les trois autres fuyards avaient été repris dans les heures suivant leur évasion. Sekkaki, dernier fuyard du groupe des 5 évadés, est aussi considéré comme le cerveau de cette évasion.

Oualid Sekkaki purgeait une peine de prison de deux ans pour une fusillade à Hoboken en mars 2015, au cours de laquelle un homme de 28 ans avait été blessé au genou. Il n’en était pas à son coup d’essai: il a été condamné auparavant dans une affaire de home invasion chez un chanteur et politicien flamand, ainsi que pour avoir transporté quelque 25.000 comprimés d’ecstasy.