Un homme en possession d’armes blanches a été intercepté dans la nuit de lundi à mardi près du commissariat central de la police locale de Bruxelles-Ixelles, rue du Marché au Charbon, à proximité de la Grand’ Place.

L’homme a été contrôlé car le couvre-feu, en vigueur dès 22 h 00, était d’application. Les deux policiers de faction avaient également été intrigués par le comportement de cet homme, porteur d’un sac à dos, qui faisait des allées et venues dans les environs du commissariat.

L’homme a été interpellé. Une fouille de son sac a conduit à la saisie de plusieurs armes blanches (couteaux de combat, hache, marteau) ainsi que de munitions.

Selon le syndicat policier SNPS, qui dénonce depuis plusieurs années le manque de sécurité dans ce commissariat, des armes ont été retrouvées au cours d’une perquisition au domicile bruxellois de cet homme, John C., âgé d’une quarantaine d’années.

Le parquet de Bruxelles ne confirme pas ce dernier point, indiquant que l’homme a été arrêté pour détention d’armes prohibées. Il précise que l’homme interpellé doit encore être auditionné et que “plusieurs devoirs d’enquête sont en cours et permettront de déterminer les circonstances exactes des faits”.

Une telle saisie d’armes blanches sur un homme seul aux alentours d’un commissariat emblématique fait craindre un acte terroriste, même s’il n’y a pas eu de début d’exécution. Des policiers ont ainsi déjà été visés par un homme armé d’un couteau à Molenbeek (2012), à Schaerbeek (2016) et à Charleroi (2016), sans compter Benjamin Herman, qui a tué deux policières et un jeune homme à Liège en mai 2018.

Lors de ces faits, la motivation terroriste était évidente. C’est bien moins clair dans ce cas-ci, comme en atteste le fait que l’enquête reste, à ce stade, au parquet de Bruxelles plutôt qu’au parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme. La piste d’un déséquilibré paraît davantage plausible.