L'homme, qui reconnaît les faits, comparaîtra via la procédure accélérée devant le tribunal correctionnel de Tongres. La ministre nationaliste avait reçu mardi un courrier électronique contenant des menaces. Le courriel rédigé en langue turque enjoignait à la ministre de se taire sous peine de viol.

Certaines déclarations récentes de Zuhal Demir sur les mosquées de la Diyanet turque pourraient expliquer ce courriel de menace. Après la nouvelle reconnaissance des communautés religieuses locales annoncée par le ministre flamand Bart Somers vendredi dernier, sa collègue avait posté un message sur Facebook avec des commentaires acerbes sur les mosquées de la Diyanet. Elle a notamment parlé du "bras long d'Erdogan (le président turc Recep Tayyip Erdogan, NDLR)" et des "antennes du régime d'Erdogan".

La surveillance de l'habitation de la ministre a été renforcée.

Mme Demir s'est déclarée "soulagée" par cette interpellation, ajoutant qu'il appartenait au tribunal de faire son travail.

Quant au jeune homme interpellé, il a indiqué qu'il s'était rendu compte qu'il avait fait une erreur et s'est excusé, explique-t-on au parquet du Limbourg. Il risque une condamnation pour menaces écrites et infractions à la loi sur les télécommunications électroniques. La peine de prison peut aller jusqu'à 2 ans. L'affaire sera examinée sur le fond au début du mois de janvier 2021.

Plus tôt vendredi, on avait appris qu'une autre enquête avait été ouverte à propose de menaces à l'encontre du député flamand Chris Janssens (Vlaams Belang).