Faits divers

Mardi soir, un Liégeois de 23 ans rentrait à Liège en train quand il a été pris à partie par un policier et un contrôleur.

Un contrôleur et un policier n'ont pas été tendre avec un jeune homme qui rentrait à Liège. Il s'agit de Joshua. Ce Liégeois était parti en séjour à Londres. Mardi soir, il est rentré à Bruxelles plus tôt que prévu. Initialement, il n'aurait pas dû arriver à temps pour accrocher le dernier train. Il était donc parti pour attendre la navette du lendemain matin à la première heure. Il n'en sera rien. Joshua a finalement réussi à monter dans le dernier train filant tout droit à Liège.

Mais le contrôleur de la SNCB ne l'a pas vu de cet œil-là. Le problème ? Son ticket retour affichait la date du 16 octobre (ce mercredi) alors qu'il est rentré ce mardi 15 en toute fin de soirée.

Joshua s'est confié à nos collègues de Sudpresse sur cette mésaventure. "Quand il s’est adressé à moi, il était très agressif. Il m’a dit que mon titre de transport n’était pas valable. Je lui ai demandé pourquoi il m’agressait ainsi."

La police, venue aider le contrôleur, a eu des propos regrettables: "Si t’es pas content avec les lois belges, retourne à Kinshasa ! Quoi ? Tu viens bien de Kinshasa, non ?". Finalement, Joshua a dû s'arrêter à la gare de Waremme où six policiers l'attendaient. "J’ai compris que cela ne servait à rien de parlementer, qu’ils étaient tous dans le même camp. Je me suis tu. Il était plus de minuit, j’étais tout seul à la gare de Waremme et j’ai dû appeler quelqu’un pour venir me rechercher. C’est inadmissible ce qui s’est passé… Je n’ai aucun antécédent judiciaire, ni casier."

Le Liégeois compte bien porter plainte ce jeudi.

Concernant la validité ou non du titre de transport de la personne, la SNCB a tenu à préciser que des vérifications avaient lieu actuellement en interne. "Nous avons pris connaissance des faits et nous nous renseignons en interne pour comprendre pourquoi notre accompagnateur a fait appel à la Police. Pour la SNCB, tout propos raciste est évidemment inacceptable", indique Elisa Roux, porte-parole de la SNCB.

Il faut également préciser que ce n’est pas l’accompagnateur de train qui est l’auteur de ces propos, mais la police. Une enquête est actuellement en cours.

D'ailleurs, le titre de transport du voyageur n'était pas valable. L'accompagnateur a donc appliqué la procédure générale (qui s'applique à tous les voyageurs): lorsqu'une personne ne dispose pas d'un titre de transport valide, l'accompagnateur lui demande de se régulariser avec un billet au tarif à bord (prix du trajet + 7€). Si la personne refuse de se régulariser, l'accompagnateur lui remet alors un C170 (amende de 75€). Pour cela, la carte d'identité du voyageur est nécessaire. 

"Et si le voyageur refuse de présenter sa carte d'identité, l'accompagnateur peut alors faire appel à Securail ou à la Police, habilitée à demander des cartes d'identité. Mais ici, c'est le voyageur lui-même qui a proposé à notre accompagnateur d'aller chercher les agents de police qui se trouvaient déjà dans la même voiture", précise Elisa Roux. 

C'est alors ensuite que la situation a dégénéré.