Faits divers

Mardi, un poulain de trois mois à peine a été retrouvé ensanglanté dans une prairie près de Beringen, dans le Limbourg. Castelino présentait la trace d’une blessure au couteau large de trente centimètres et profonde de dix, qui l’entaillait du garrot jusqu’au fessier. Au terme de deux heures et demie d’opération, l’animal a heureusement pu être sauvé.

Le propriétaire, Danny Telen, était encore fébrile une demi-journée après les faits. "Quel est le monstre qui a pu faire cela à notre Castelino ?", interrogeait-il. "Mardi vers 22 h 30, je me suis rendu une dernière fois dans la prairie pour nourrir les chevaux. Ils étaient tous les quatre joyeux et en bonne santé. Hier matin, quand j’y suis retourné vers 7 h 30, j’ai immédiatement senti quelque chose de louche. Castelino ne courait pas vers moi comme d’habitude. Je l’ai trouvé gisant dans un coin, entaillé. Du garrot à son arrière-train, il était en sang. Une plaie béante. J’ai cherché par terre un objet tranchant auquel il aurait pu se couper. Mais je n’ai rien trouvé. J’ai demandé au vétérinaire de venir en urgence."

Le docteur n’en revenait pas : "En vingt ans, je n’ai jamais vu quelque chose de semblable. C’est l’œuvre d’un fou." Avec un collègue, il a endormi Castelino et l’a installé sur la table d’opération pour une longue et éprouvante intervention. Par miracle, elle s’est bien déroulée alors que tous les nerfs et les tendons avaient été tranchés. Il a fallu utiliser au moins vingt mètres de fil pour suturer l’animal !

Sauf complication , le jeune cheval devrait récupérer complètement d’ici six mois à un an. Il faudra toutefois encore lui transplanter de la peau sur une surface de 15 à 20 centimètres.

Selon le vétérinaire, le bourreau n’a même pas endormi sa victime. "Ce genre de poulain est très sociable, très naïf. Il ne s’est pas enfui lorsque le fou s’est approché avec son couteau de boucher". Castellino n’est hélas par le premier cheval à être victime de ce genre d’attaques dans la région (voir ci-dessous).

L. N.