Faits divers Rome demande qu’il ferme son orphelinat et rentre en Belgigue : il refuse !

Un religieux belge de 76 ans, le père Jan Van Dael, qui traîne un lourd passé en Belgique pour des abus sexuels commis sur des mineurs d’âge pendant vingt ans dans les années 1970 et 1980, exploite au Brésil un orphelinat où il fait de nouveau l’objet de plaintes pour faits de mœurs cette fois sur des enfants des rues.

Le Vatican informé de la situation demande au père Jan, de la Congrégation des Sacrés- Cœurs de Jésus, de cesser son activité à Fortaleza et rentrer séance tenante en Belgique ou aux Pays-Bas (le siège de la congrégation se trouve à Breda).

Mais le père Jan Van Dael refuse d’obtempérer. "Mon travail (au Brésil) est plus important ici qu’en Belgique ou aux Pays-Bas."

Une équipe de la télévision néerlandaise (Brandpunt, sur KRO) l’a retrouvé et interrogé à Fortaleza. "Ce que l’on dit de moi en Europe est totalement faux. Il n’y a que des mensonges, rien n’est vrai", commence-t-il en niant tout en bloc.

Puis, face caméra, père Jan admet soudainement : "Oui, j’ai fait des fautes. Mais qui êtes-vous ?, dit-il en fixant le journaliste. Vous n’êtes pas mon confesseur."

Le parquet fédéral belge et la commission Adriaenssens pour les victimes d’abus sexuels au sein de l’Église disposent d’un dossier énorme sur Van Dael.

Pour la justice, toutefois, "il s’agit de faits trop anciens et prescrits, pour lesquels des poursuites pénales ne sont plus possibles en 2015".

Son attirance pour les petits garçons lui avaient valu ce surnom : les enfants ne l’appelaient pas père Jan. Mais père Jeanne.

Il y a vingt ans, le père Van Dael s’exilait en Amérique du Sud. D’abord à Rio de Janeiro puis un évêché l’a désigné pour Fortaleza, dans le Nord-Est, où le religieux s’occupe d’enfants des bidonvilles.

Les mêmes plaintes reviennent que celles portées contre lui en Belgique. Main dans les pantalons, photos sous la douche, baisers dans la bouche avec la langue, etc.

Deux étudiants ayant travaillé pour lui à Fortaleza ont dénoncé les faits à leur retour en Belgique.

À Breda, la Congrégation, également informée, a demandé au père de fermer l’orphelinat et cesser toute activité. Le père Jan a fermé l’orphelinat proprement dit mais le Belge continue de s’occuper d’enfants laissés à eux-mêmes.

Au Brésil, la police semble considérer que les plaintes sont souvent anonymes, des plaintes avec lesquelles la justice locale ne peut rien faire.

Il s’agit de plaintes pour abus sexuels et exploitation morale. Les étudiants de retour de Fortaleza assurent que Van Dael "fait de nouvelles victimes tous les jours. […] Ce sont des enfants des rues qui n’intéressent personne"

Van Dael veut demeurer au Brésil jusque l’an prochain, année de ses 80 ans où il fêtera 50 ans d’apostolat. Rome demande au religieux belge de faire sa valise maintenant et de prendre le premier vol.