Le gâteau au cannabis a mis KO la moitié des convives qui ont dû être hospitalisés.

C’est une intervention pour le moins psychédélique qui a monopolisé la police de la zone Germinalt, durant la nuit de samedi à dimanche. Un sexagénaire avait organisé une soirée d’anniversaire chez lui, route de Mons à Landelies, en compagnie de quelques amis musiciens. Les morceaux et les pétards se sont enchaînés jusqu’à ce que l’hôte propose de passer au dessert. L’hôte avait concocté un délicieux gâteau d’anniversaire en y incluant un ingrédient surprise, probablement à l’insu des invités.

À peine la digestion de cette petite douceur fut-elle entamée que l’un des convives s’est senti mal. Les secours se sont donc présentés sur les lieux et ont pris en charge l’intoxiqué. Mais dès leur arrivée, les inspecteurs de la zone Germinalt ont compris que leur intervention ne serait pas de la tarte ! Six autres quinquagénaires étaient en effet sur le flan(c), avachis comme des madeleines dans un divan ou sur le sol, à moitié endormis ou vomissant leurs tripes. Au total, ce sont donc sept personnes enfarinées qui ont été transportées en milieu hospitalier. Malgré ce very bad trip, leur état ne suscitait aucune inquiétude.

En un éclair (au chocolat), les policiers ont compris qu’un excès de sucre n’était pas à l’origine de ces intoxications. Penauds, la pâtissière et son compagnon ont bien dû expliquer que l’ingrédient surprise n’était autre qu’un beurre de Marrakech, à base de cannabis. En clair, la recette du quatre-quarts classique s’est muée en space cake.

Les Cyril et Mercotte carolos ont expliqué qu’ils fumaient du cannabis depuis toujours, notamment lors de leurs soirées musicales entre amis. Un pot de confiture contenant 50 grammes de produits stupéfiants a d’ailleurs été retrouvé, ainsi qu’une petite plantation destinée à la consommation personnelle. Les enquêteurs ont bien compris qu’ils n’avaient pas affaire à des dealers, mais bien à de bonnes pâtes sans casier judiciaire. Le magistrat de garde, complètement baba, a tout de même mis l’affaire à l’instruction pour deux chefs : avoir facilité la consommation de produits stupéfiants et avoir administré des produits pouvant altérer la santé. L’affaire n’est pas allée jusqu’au mandat d’arrêt : les meilleurs pâtissiers ne méritent en fait que deux tartes et une mise à l’amende.