"J'ai tué maman": c'est par ces mots, avant de "s'enfermer dans un mutisme absolu", que l'homme interpellé dimanche auprès du corps de sa mère découpé en morceaux à Salon-de-Provence a accueilli les pompiers, a déclaré mardi le procureur d'Aix-en-Provence.

Initialement placé en garde à vue, cet homme de 37 ans, fils aîné de la victime, a finalement vu cette mesure levée avant d'être "hospitalisé d'office dans un établissement psychiatrique", son état ne permettant pas la poursuite de son interrogatoire, a précisé le procureur de la République, Achille Kiriakides, lors d'une conférence de presse.

Reconnaissant que cette affaire était "hors norme", le procureur a confirmé que "des restes humains (avaient) été découverts dans différentes pièces de l'habitation". Un juge d'instruction va être saisi pour "tenter de déterminer les circonstances de cet assassinat et pour établir si l'auteur présumé était ou non pénalement responsable" au moment des faits.

Dans l'attente d'examens complémentaires, l'autopsie pratiquée lundi "n'a pas permis de dire de quelle façon la victime a été tuée", ni la date exacte de sa mort durant le week-end, a précisé M. Kiriakides. Les pompiers intervenus sur les lieux dimanche avaient été alertés par les autres enfants de la victime, âgée de 57 ans, inquiets de ne pas avoir de nouvelles depuis vendredi.

"Déjà condamné pour usage de stupéfiants et appels téléphoniques malveillants", l'homme interpellé dimanche "aurait déjà séjourné dans des hôpitaux psychiatriques", a souligné le procureur d'Aix-en-Provence. Depuis sa dernière hospitalisation il vivait chez sa mère à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône).

A-t-il mangé une partie du cadavre ?

Le procureur a refusé de confirmer que l'homme aurait mangé une partie du corps de sa mère, hypothèse avancée par la presse régionale: "On ne peut dire ni que c'est vrai, ni que c'est faux".