Un site internet et une ligne d’écoute (0800 200 99) ont été activés ce lundi pour les personnes ayant des fantasmes sexuels déviants. L’initiative est financée par la Fédération Wallonie Bruxelles, avec le soutien du Centre d’appui wallon spécialisé dans la prise en charge des auteurs d’infractions à caractère sexuel.

Concrètement, SéOS, Service d’écoute et d’Orientation Spécialisée, est un dispositif de prévention composé d’une ligne d’écoute, anonyme, gratuite et confidentielle, ouverte le lundi de 09h30 à 12h30, le mardi de 13h à 16h, le jeudi de 20h à 23h.

Ce nouveau service s'adresse aux personnes qui ressentent une attirance envers des mineurs, de l’intérêt pour la violence sexuelle envers autrui ainsi que pour le matériel pédopornographique. Ce service s’adresse également aux personnes ayant un intérêt pour des comportements sexuels inadéquats vis-à-vis de personnes vulnérables, qui ont le sentiment de pouvoir potentiellement commettre un acte transgressif, qui ont la présence de fantasmes sexuels envahissants.

Les personnes ressentant une crainte du recours à des comportements sexuels compulsifs (exhibitionnisme, voyeurisme,…) sont également concernés.

Les professionnels au bout du fil ont pour rôle d’aider l’appelant à sortir de l’isolement en proposant une première évaluation des besoins de la personne. L’objectif étant de faire le point sur la situation et chercher avec la personne des moyens pour la faire évoluer. Pour ce faire, l’appelant sera réorienté vers des équipes, associations, thérapeutes susceptibles de répondre aux besoins du demandeur.

"Le site web et la ligne d’écoute téléphonique lancés aujourd’hui permettront notamment d’orienter de la façon la plus adéquate possible les personnes qui, suite à des fantasmes sexuels qui pourraient porter atteinte à l’intégrité d’une autre personne, feront appel à ces outils", explique Valérie Glatigny, ministre en charge des Maisons de Justice de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "On sait en effet à quel point les violences sexuelles ont des conséquences dévastatrices pour leurs victimes. En soutenant et développant ce type d’outil, qui s’inspire d’expériences menées à l’étranger, nous souhaitons donc aussi agir en amont aussi souvent que possible. Les outils de prévention sont en effet essentiels pour lutter contre ce fléau."