"J’ai entendu Marina dire à Cindy que son fils avait un coup de cafard. Elle lui a suggéré d’aller le rejoindre au lit et de le câliner. Elle lui faisait tout le temps des allusions coquines comme Elle te plaît bien, hein ? ou Regarde comme t’as une grosse b… T’es bientôt un homme, maintenant… Ton père aussi a commencé à b… très tôt […] Elle l’a poussée à avoir des relations sexuelles avec son fils."

C’est une jeune prostituée qui parle de la sorte à propos de deux de ses collègues. Elle est elle-même suspectée d’avoir participé à des partouzes avec le garçon de 13 ans mais elle sera acquittée.

Le père de ce dernier avait déposé plainte en octobre 2010, quand il lui a expliqué qu’il savait "ce que c’est".

L’action judiciaire fut dirigée contre sa mère, Marina S., 40 ans, contre Cindy V., 32 ans, et contre cette troisième sirène de vitrine qui s’en défendra bien. Interrogée à son tour, la trentenaire a déclaré qu’elle n’avait que quelques vagues souvenirs.

Selon elle, c’est l’adolescent qui l’a entreprise. "J’étais complètement stone avec l’alcool et la cocaïne mais je me souviens que, quand il est venu dans mon lit, je n’avais pas mon pantalon et même pas ma petite culotte… Par contre, j’avais mon soutien", a-t-elle précisé.

Le garçon avait relaté qu’un an plus tôt, il était au lit quand une amie de sa mère est venue lui faire l’amour. La scène s’est reproduite à plusieurs reprises. L’intéressé avait ajouté qu’il s’était laissé faire à chaque fois et qu’il n’avait fait l’objet ni de violences ni de menaces. Il a ajouté que sa mère l’avait prévenu que son amie allait lui faire des "gâteries".

La mère, Marina S., ne contestait que du bout des lèvres. Elle a dit avoir un jour vu à terre la culotte de Cindy et le caleçon de son fils. Elle n’en a jamais dit beaucoup plus et elle a été également reconnue coupable du viol de son fils, comme co-auteure.

Elle a écopé de 18 mois avec un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive, comme l’avait sollicité son avocate, Me Delphine Paci.

Par contre, la trentenaire avait déjà un casier judiciaire. Sa peine est de 2 ans de prison ferme.