C'était le 21 avril 2011. Ce jour-là, la France apprenait que les corps de cinq membres d'une même famille avaient été retrouvés sous une dalle dans un jardin. Un fait divers sanglant mais surtout le plus mystérieux de l'histoire du pays qui allait directement capter l'attention des médias. Xavier Dupont de Ligonnès, introuvable, reste à ce jour le principal suspect de ce drame. Dix ans plus tard, le média français BFMTV consacre un documentaire en trois épisodes ce lundi 19 avril "Dupont de Ligonnès, et s’il était en vie ?"

Xavier Dupont de Ligonnès est-il encore en vie ou s'est-il suicidé ? C'est une question qui reste sans réponse, depuis bientôt 10 ans. Et le documentaire proposé par BFMTV n'est pas là pour y répondre mais plutôt pour comprendre qui était le meurtrier. Dans ce reportage, on découvre notamment une image jamais diffusée à la télévision du père avec deux de ses fils dans... un stand de tir. On y voit le père se tenir derrière ses deux fils, l'un s'entraînant avec une arme à feu, l'autre en filmant ce moment de famille. 

© D.R.

"La photo est glaçante parce que, quelque part, il emmène ses enfants là où il s'entraîne pour plus tard aller les tuer", souligne la journaliste de Paris Match Rose-Laure Bendavid, qui avait à l'époque reçu le cliché de la part de personnes présentes au stand de tir ce jour-là et qui avaient par hasard photographié Xavier Dupont de Ligonnès.

Le principal suspect du drame avait commencé à fréquenter le stand de tir en décembre 2010, soit quatre mois avant la tuerie. " Il n'était pas familier des armes à feu et voulait apprendre. Nous lui avons proposé d'effectuer les cinq séances de formation obligatoires pour obtenir une licence" , avait relaté le président du club, Alain Neutre, à Ouest-France.

Ce dernier est aussi revenu sur un détail qui l'avait intrigué au sujet de l'arme utilisée. "J'ai constaté qu'elle était munie d'un silencieux. Nous n'aimons pas trop cela au stand où les tirs ont lieu sans réducteur de son, explique Alain Neutre, qui se souvient du jour où a été pris le cliché. "C'était lors de la dernière semaine de mars (deux semaines avant le drame, NDLR). Il avait offert une journée d'initiation au tir à deux de ses fils."