C'est la première fois qu'une banque est poursuivie en justice pour une fraude de ce type. Mercredi matin, ING Belgique est citée à comparaître devant le tribunal correctionnel de première instance par un homme originaire de Knokke.

Celui-ci avait versé, en 2014, une somme de 261.500 euros sur un compte ING. Une majeure partie de ce montant (211.500 euros) aurait été transférée rapidement sur un compte britannique du service de paiement Worldpay. Ce qui est advenu du solde (50.000 euros) n'a toujours pas été éclairci.

"L'homme avait viré un quart de million d'euros sur le compte ING à la suite d'un appel téléphonique d'une personne s'exprimant en français qui lui proposait d'investir dans des "options binaires" très risquées. Il ne s'en serait pas méfié parce que des comptes bancaires ordinaires, tels que ceux disponibles chez ING, étaient utilisés régulièrement pour effectuer des investissements", peut-on lire dans L'Echo. L'homme aurait néanmoins appelé ING Bruxelles pour s'assurer de la validité du compte en question.

Dès la fin de 2014, le Knokkois avait compris qu'il avait été victime d'une escroquerie après avoir essayé en vain d'empocher son bénéfice. Il avait donc déposé une plainte auprès de la police judiciaire fédérale à Bruges. Mais les auteurs de l'escroquerie n'ayant jamais été retrouvés, le dossier a été clôturé sur le plan judiciaire comme du côté d'ING.

Après avoir encore tenté sans succès, l'an dernier, de trouver un arrangement à l'amiable avec la banque, la victime de l'escroquerie cite à présent ING Belgique en justice, l'accusant d'avoir enfreint ses obligations légales en matière de lutte contre le blanchiment d'argent.

Depuis lors, l'on sait que les mesures anti-blanchiment mises en œuvre à l'époque par ING Belgique étaient insuffisantes, ce qui avait amené la Banque nationale à procéder à un audit.