Faits divers

La substitute du procureur du Roi a poursuivi son réquisitoire, vendredi après-midi, en examinant le cas de deux victimes, dans l'affaire qui concerne des maltraitances présumées commises par des agents pénitentiaires sur des détenus. 

L'une des victimes avait été frappée parce qu'elle refusait de se déshabiller, a notamment évoqué la procureure. Une vingtaine d'agents pénitentiaires de la prison de Forest sont prévenus devant le tribunal correctionnel de Bruxelles de coups et blessures ainsi que de traitements inhumains et dégradants commis à l'égard de détenus, entre 2014 et 2015. La substitute du procureur du Roi terminera son réquisitoire lundi matin, en examinant le cas de la dernière victime, H.D.S., le plus important de ce dossier. Elle détaillera ensuite les peines qu'elle requiert à l'encontre de chacun des nombreux prévenus.

Vendredi après-midi, la procureure a évoqué le cas d'un détenu, T.C., qui a affirmé avoir subi des mauvais traitements par ses gardiens. "Même le psychologue de T.C. avait fait état de ce qu'il a subi des actes de violence. Il a été frappé parce qu'il refusait de se déshabiller", a déclaré la procureure.

Dans ce procès, 22 agents pénitentiaires sont prévenus pour coups et blessures, traitements inhumains et dégradants ainsi que harcèlement à l'encontre de détenus, à la prison de Forest, entre 2014 et 2015.

L'enquête avait débuté après que des plaintes eurent été déposées, par des détenus et par un directeur de la prison lui-même, pour des expéditions punitives répétées sur des détenus, perpétrées par des gardiens.

Les agents pénitentiaires dont il est question étaient, au moment des faits, en service depuis plusieurs années dans l'aile D de la prison. Ils auraient considéré comme un jeu le fait d'insulter, d'humilier ou de provoquer des détenus.