Elle aurait transmis des informations à des criminels par le biais d'une intermédiaire. L'enquête judiciaire sur Sky ECC a débuté fin 2018 après que plusieurs enquêtes ont montré que les criminels utilisaient de plus en plus de téléphones cryptés équipés du logiciel de cryptage de Sky ECC, une société opérant depuis le Canada et les États-Unis. Les spécialistes de la police ont réussi à déchiffrer la messagerie cryptée. Un milliard de messages ont été interceptés, dont près de la moitié ont été décryptés.

L'analyse de ces messages a conduit à plusieurs autres enquêtes judiciaires, dont celle menant à l'employée du parquet d'Anvers. Dans le cadre de cette enquête, six perquisitions ont été effectuées samedi dernier, quatre dans des habitations privées et deux au palais de justice d'Anvers. La police a interpellé deux personnes, l'employée du parquet et un autre suspect. Ces deux personnes ont été placées en détention par le juge d'instruction pour appartenance à une organisation criminelle, fraude informatique, corruption et violation du secret professionnel.

Deux individus d'une vingtaine d'années arrêtés pour usage abusif du registre national

La police judiciaire fédérale d'Anvers a arrêté mardi une femme de 24 ans et un homme de 26 ans dans le cadre d'une enquête sur une utilisation abusive du registre national, a indiqué jeudi le parquet d'Anvers. Tous deux ont été placés sous mandat d'arrêt: ils sont soupçonnés d'avoir obtenu abusivement des informations privées d'une ou plusieurs personnes travaillant au port d'Anvers. Cette enquête est liée à la vaste enquête sur le service de messagerie Sky ECC. L'homme aurait fait appel à une employée administrative d'un hôpital qui, dans le cadre de sa fonction, avait accès au registre national. Celle-ci aurait alors cherché des données relatives à une personne travaillant au port. Ces données ont ensuite été transmises à un réseau criminel. L'enquête doit encore déterminer s'il s'agissait d'un coup d'essai ou si d'autres recherches similaires ont été effectuées.

Le parquet qualifie pour l'instant les faits de participation à une organisation criminelle et de violation du secret professionnel. L'employée hospitalière est également inculpée d'abus de confiance.

L'enquête judiciaire sur Sky ECC a débuté fin 2018 après que plusieurs enquêtes ont montré que les criminels utilisaient de plus en plus de téléphones équipés du logiciel de cryptage de Sky ECC, une société opérant depuis le Canada et les États-Unis. Les spécialistes de la police ont réussi à déchiffrer cette messagerie codée. Un milliard de messages ont été interceptés, dont près de la moitié ont été décryptés.

La chambre des mises en accusation maintient Jawad H. en détention

La chambre des mises en accusant a prolongé, jeudi, d'un mois, la détention de Jawad H., l'avocat-stagiaire qui a été arrêté durant l'opération judiciaire concernant Sky ECC. Il avait fait appel de la décision de la confirmation de son arrestation par la chambre du conseil, a-t-on appris auprès du parquet-général. L'enquête judiciaire avait démarré fin 2018, à la suite d'investigations ayant révélé que des criminels utilisaient des GSM équipés du logiciel de cryptage de Sky ECC. Après avoir réussi à pirater le service de messagerie de Sky ECC, la police belge s'est retrouvée face à une montagne de travail. Plus d'un milliard de messages cryptés ont ainsi été interceptés, dont près de la moitié a pu être déchiffrée.

L'enquête a également permis de cibler deux avocats d'Anvers, utilisateurs de ces cryptophones. Lors de perquisitions à leurs domiciles, un total de douze téléphones, dont des cryptophones, et d'importantes sommes d'argent liquide ont été saisis. Les deux hommes sont soupçonnés d'appartenir à une organisation criminelle.

Vendredi, la chambre du conseil avait déjà confirmé l'arrestation de l'avocat Sahil M. Ce dernier, qui officiait sous le pseudo "Kafka", aurait reçu des ordres venant directement des criminels de la drogue, d'après les messages décryptés auxquels VTM a pu avoir accès.

Jawad H. travaille au cabinet de l'avocat pénaliste Pol Vandemeulebroucke, qui a été condamné l'année dernière à dix-huit mois de prison pour appartenance à une organisation criminelle. Une condamnation dont il a fait appel. Sahil M. avait lui aussi travaillé pour le même cabinet.