Un témoin a été entendu ce mardi matin au tribunal correctionnel de Dinant.

Le 13 mars dernier, après le salon Horecatel qui rassemble les professionnels de l’Horeca à Marche, l’ancien candidat de Top Chef et présentateur d’une émission culinaire sur RTL Julien Lapraille avait été victime d’une agression. L’homme s’était présenté avec un œil au beurre noir à la caméra et avait dû subir une intervention dentaire. "Mes agresseurs m’ont cassé plusieurs dents. Je n’avais pas un très beau sourire (rires) . C’était vraiment une agression gratuite. On s’en est pris à moi mais je n’étais pas le centre de l’histoire" , expliquait-il à La DH.

Depuis, le dossier a suivi son cours sur le plan judiciaire. Un homme, Rudy, est poursuivi pour ces faits. Mais le célèbre cuisinier n’est pas uniquement victime dans ce dossier. Lui aussi est poursuivi pour coups et blessures volontaires contre Rudy. L’affaire était à l’ordre du jour du tribunal correctionnel de Dinant ce mardi matin, pour l’audition de deux témoins. Un seul de ceux-ci avait fait le déplacement.

Les faits s’étaient déroulés en fin de soirée à la boîte de nuit Le Trébuchet, le long de la N4 à Jannée (Ciney). Le témoin, cuisinier de profession, se souvient vaguement d’avoir assisté à une altercation ce soir-là. "C’était le même jour qu’Horecatel, la soirée était la continuité d’une journée fort arrosée" , explique le témoin. "Je connaissais un peu Julien Lapraille car il donnait des cours de cuisine là où je travaillais mais nous n’étions pas amis. Et je ne connais pas Rudy", a encore précisé le témoin en réponse à la question du tribunal qui demandait s’il connaissait les prévenus. De la bagarre, le jeune cuisinier se rappelle avoir vu Rudy porter des coups à Julien Lapraille. Mais pas forcément l’inverse. "Julien Lapraille était-il à terre ou débout quand il en a reçu ? Je ne sais plus. En a-t-il donné ? Je ne sais plus avec certitude."

Comme le disait Julien Lapraille à l’époque, il n’était pas "le centre de l’histoire". En effet, trois femmes font partie des parties civiles. "Il y avait des filles, oui. Mais je ne sais plus si elles étaient impliquées", a terminé le témoin.

Absent à l’audience mais représenté par son avocat, Julien Lapraille, que nous avons contacté, n’a pas souhaité faire de commentaire. "Tout est en phase d’interrogatoires. Tout ce que je peux dire, c’est que je n’ai rien à me reprocher. Je suis droit dans mes bottes." L’affaire reviendra devant le tribunal le 30 juin prochain.