L’enquête a été menée par l’inspection générale de la police fédérale et de la police locale. Il a été perquisitionné à domicile et à son bureau : tous ses ordinateurs ont été saisis, y compris la carte de l’appareil photo de sa jeune fille. Ébranlé après 38 ans d’une carrière sans tache, bien que soutenu par la plupart de ses collègues, ce commissaire chef de la canine, Geert V., dégoûté, a anticipé sa retraite et n’a plus été revu au commissariat depuis un an.

Il fait toujours l’objet de poursuite pour racisme.

Des accusations qu’il rejette en bloc, lui qui voulait justement dénoncer ces faits de racisme. Et au commissariat de la zone Midi, nombreux sont ceux qui ont vécu son enfer, lui gardent toute sa sympathie et déplorent le mauvais tour que les deux femmes lui ont joué en détruisant une fin de carrière exemplaire.

La situation est connue dans les milieux politiques d’Anderlecht où plusieurs ont essayé d’intervenir en sa faveur. En vain. Contacté, l'échevin anderlechtois de la prévention et de la sécurité urbaine à Anderlecht, Alain Kestemont, confirme l'exemplarité du policier. "Il a eu raison de dénoncer les faits et ce qui lui est arrivé par après est totalement injuste", déplore celui qui était membre du conseil de police à l'époque des faits.

Quant aux deux policières, l’une n’est plus en contact avec les citoyens, tandis que l’autre a choisi d’opérer dans une autre zone de police bruxelloise.