Le couple pervers avait abusé une jeune handicapée mentale.

C'est une affaire sordide qui a été mise au jour, en septembre dernier, à Aiseau-Presles. Damien W. et Kimberlee H., un couple d'une vingtaine d'années, est en effet soupçonné d'avoir utilisé une déficiente mentale de 19 ans comme esclave sexuelle. Alors que sa maman était partie en vacances, la jeune fille a malheureusement sympathisé avec le couple pervers, un peu par hasard, dans un commerce du quartier. Ses futurs bourreaux l'ont ainsi attirée chez eux et ont profité de sa faiblesse pour la maintenir sous leur emprise, l'empêchant de sortir de la maison, hormis pour se rendre au jardin.

A de nombreuses reprises, la jeune handicapée a fait l'objet de pénétrations tantôt digitales, tantôt à l'aide d'objets tels qu'une brosse à cheveux, une cuillère en bois ou encore des manches de brosse et de pelle ! Persuadée par le couple qu'elle souffrait d'une « déviance sexuelle » et que « c'était pour son bien », la victime a enduré ces sévices durant les trois semaines de vacances de sa mère, entretenant régulièrement des contacts téléphoniques avec elle sans faire état de son calvaire. Comble de l'horreur : le couple aurait sauté sur le dos de la jeune femme « pour la faire avorter ». Celle-ci était également obligée de dormir au pied de leur lit.

Le 10 août, au retour de vacances de sa maman, la victime a regagné son domicile et a pu détailler ces trois semaines d'horreur. Vu le handicap mental de la victime, les enquêteurs ont pris la précaution de procéder à une expertise de crédibilité avant d'interpeller Damien W. et Kimberley H.. Les amants pervers ont ainsi été présentés au juge d'instruction qui les a placés sous mandat d'arrêt pour viols et séquestration avec les circonstances aggravantes de traitements inhumains et dégradants et de vulnérabilité en raison d'une déficience mentale. Le caractère racial a également été retenu par le magistrat qui estime que l'origine ethnique de la victime constituait une raison supplémentaire de l'avilir.

Ce mercredi, la chambre du conseil de Charleroi a prolongé les mandats d'arrêt des deux inculpés. Leurs avocats, Mes Colin et Napoli n'avaient pas demandé leur libération. Il reste en effet de nombreux devoirs à accomplir, tels que des expertises ADN et psychiatriques. Le couple ne semble toujours pas se rendre compte de la gravité des faits et nie les infractions à caractère sexuel. « C'est elle qui se déshabillait tout le temps » ou « la cuiller est entrée par accident » : voilà le genre de déclarations fort peu crédibles qu'ils servent actuellement aux enquêteurs...