Condamné à 8 ans, plus 5 ans de mise à dispo , il affirmait aussi être guérisseur

BRUXELLES Il lui faisait croire qu'il était doué de facultés de guérisseur. Il lui promettait de lui enseigner ses dons. Il lui assurait le succès. En échange, elle devait assouvir ses pulsions sexuelles et poser nue pour des photos pornos.

Hier, Michel K., un informaticien d'origine française âgé de 38 ans, a été condamné à une peine de 8 ans de prison ferme, une peine complétée d'une mise à la disposition du gouvernement pendant 5 ans. En voilà un qui n'est pas prêt de sortir : ouf !

Jugé coupable de viols, d'attentats à la pudeur et de harcèlement sur une jeune fille âgée de 15 ans à peine, il a aussi été reconnu coupable d'abus sexuels sur une autre mineure de 14 ans.

En réalité, Michel K. est entré en contact avec la principale victime grâce à sa profession : informaticien.

La jeune fille avait besoin d'un spécialiste pour son PC. Les abus se sont produits tant à Bruxelles qu'à Nanterre (France). Il apparaît que les discussions entre la victime et son violeur ont rapidement dévié sur le domaine du paranormal. Un monde qui fascinait énormément la victime.

Michel K. s'est rapidement rendu compte qu'il avait touché une corde sensible. Il s'est alors décidé à poursuivre dans cette voie.

Le pervers affirmait posséder des dons de guérisseur. Mais surtout, il garantissait à la jeune adolescente qu'il était en mesure de lui transmettre son savoir. La jeune victime, innocente, s'est laissée convaincre.

En échange, elle devait répondre aux ordres de son maître. Et en l'occurrence assouvir ses pulsions sexuelles. Michel K. prétextait la présence d'esprits. Pour les faire partir, il préconisait le sexe...

Ce n'est pas tout. Il a réussi à convaincre la jeune femme de poser nue. Le pervers pensait déjà se remplir les poches en déposant les clichés dans des commerces mafieux.

Les faits ont débuté en juin 2003, alors que la jeune adolescente n'avait que 15 ans. Ils ont perduré jusqu'en mai 2005. En tout, presque deux ans. C'est le 3 mai 2005 que la jeune femme, à bout de nerfs, a porté plainte.

Ces déclarations sont immédiatement apparues crédibles. Mieux. L'enquête a établi qu'il y avait surtout une autre victime, une jeune adolescente âgée elle de 14 ans.

Tout au long de l'instruction, le prévenu a nié les faits. En bout de course, il a reconnu les faits du bout des lèvres, estimant avoir simplement cédé aux avances de la principale victime. Un comble !

© La Dernière Heure 2006