Faits divers

Un étudiant belge de 22 ans avait créé un site de pédophilie particulièrement hard et vendaitdes images à travers le monde

LOUVAIN C'est sur un gros poisson que sont tombés les agents de la Computer Crime Unit bruxelloise. Un étudiant limbourgeois de 22 ans, qui depuis son kot à Louvain diffusait via son ordinateur des images pédopornographiques aux quatre coins de la planète. Le jeune homme, inscrit en première année universitaire en informatique, proposait des photos mais également des films aux scènes axées uniquement sur des abus d'enfants. Sans aucune gêne, le garçon vantait même sur son site la qualité d'images de bébés violés. Un simple clic suffisait à y accéder.

Le jeune homme depuis son kot établissait un véritable business autour de ces images choquantes. Son site web a ainsi été visité par des centaines de pédophiles étrangers. Les données sur ces personnes ont été transmises aux polices de ces pays. Pour espérer passer inaperçu, le jeune homme utilisait un serveur basé en Scandinavie. Il avait ainsi plusieurs centaines de clients. Chez nous, des perquisitions sont déjà programmées chez plusieurs d'entre eux. Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, il ne s'agit pas ici du premier site Internet découvert en Belgique via lequel est diffusée de la pédopornographie. "C'est en effet un des rares sites pédopornographiques dont l'extension est un .be. Il y a quelques années, un site nommé www.pédophilie.be avait également été repéré par nos services. Quelques heures après sa création, nous l'avions fait fermer", souligne le commissaire divisionnaire Luc Beirens, responsable de la Federal Computer Crime Unit. La FCCU, via notamment les dénonciations enregistrées sur le site ecops, a ainsi ouvert 840 dossiers de forums et sites au contenu pédopornographique l'année dernière. De plus, 91 auteurs de propos pédopornographiques sur Internet ont pu être identifiés, dont 77 en Belgique. Pour ce qui est de la gestion belge de sites du genre, 15 serveurs ont été identifiés l'année dernière chez nous, contre 18 en 2004 et 45 en 2002. "Visiter ces sites et en collectionner les images fait de vous un distributeur également, vu que vous poussez à la production de ces images pédopornographiques et risquez donc 5 à 10 ans de prison", conclut Luc Beirens.



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