Tout le petit trafic avait pour point de chute un hôtel, au Coq

ETTERBEEK Voilà, c'est fini. Au terme d'une longue enquête, la brigade judiciaire d'Etterbeek a mis fin aux agissements de quatre escrocs roumains, qui ont avoué une escroquerie aux cartes de crédit. Sous mandat d'arrêt, ils passeront Noël en prison.

L'enquête, qui avait débuté le 13 octobre à Etterbeek, vient donc d'être résolue au Coq. Suite à un tuyau, les policiers d'Etterbeek avaient effectué une surveillance durant le mois d'octobre dans la cité côtière, place Loix, devant une résidence apparthôtel. Un homme suspecté d'être à la tête du réseau y logeait. Ce soir-là, trois illégaux sont interpellés et interrogés. Ils expliquent qu'ils se sont rencontrés dans un centre de transit. En ce qui concerne un éventuel trafic, c'est la perte de souvenirs.

Et même si les policiers leur rafraîchissent la mémoire en leur montrant un ordinateur et des machines servant à copier les cartes de crédit, c'est toujours l'amnésie. Les policiers n'entendront pas plus de commentaires lorsqu'ils ont découvert dans la poche de Mario Sariu, 31 ans, un listing reprenant les données de plus de 15 cartes de crédit. Depuis, malgré ce grand silence, l'enquête s'est accélérée suite à l'analyse du disque dur saisi. Toutes les victimes du vol de leur carte ont un point commun: un passage dans un hôtel au Coq! Une collaboration de la police locale a conduit à l'arrestation d'un employé, un Roumain, Gabriel Mihai, réceptionniste. C'est lui qui passait la carte du client dans une machine qui permettait de recopier la piste magnétique. Le tour était joué. Ces informations étaient transmises aux complices installés à Etterbeek. Et ce sont eux qui s'adonnaient aux joies du shopping! Une dizaine de cartes ont été dupliquées et pas moins de 90 transactions ont été faites. Ce qui équivaut à une escroquerie de 400.000 F.