Faits divers

Trois ans de prison avec sursis et une interdiction d’enseigner pendant 10 ans.

Le jugement prononcé mardi matin par la 54e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles à l’encontre de Yacob Mahi, 54 ans, professeur de religion islamique, est sévère. À son âge, il peut dire adieu à sa carrière d’enseignant.

La salle d’audience, remplie d’anciens élèves et de parents de l’Athénée Leonardo Da Vinci, tous issus de la communauté musulmane, reste comme interdite. “C’est pas juste”, lance une femme, en pleurs, alors que M. Mahi est conduit hors du tribunal par une porte secondaire. Le président demande à l’assistance d’évacuer la salle. Les personnes venues en rangs serrés soutenir Yacob Mahi sont incrédules. Ils refusent d’accepter la condamnation du professeur de religion islamique pour incitation à la débauche et attentats à la pudeur sur un mineur de moins de 16 ans à l’époque des faits. Ils ne veulent pas davantage admettre les faits de violence physique auxquels se livrait l’enseignant sur ses élèves.

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