Le beau-père du petit Yanis, mort en 2017 lors d'une punition, a fait appel de sa condamnation à 25 ans de réclusion criminelle pour meurtre, a-t-on appris mercredi auprès de l'un de ses avocats. "Il conteste l'intention de tuer, il n'est pas d'accord avec la condamnation pour meurtre", a indiqué à l'AFP Me Marc Bailly, confirmant une information de la Voix du Nord. "On pourra revoir le dossier de zéro, et rediscuter d'un certain nombre de choses".

Vendredi, la cour d'assises du Pas-de-Calais a reconnu Julien Masson, 34 ans, coupable du meurtre du fils de sa compagne, dans la nuit du 5 au 6 février 2017 à Aire-sur-la-Lys, et de violences régulières à son encontre.

Sa peine a été assortie de cinq ans de suivi socio-judiciaire avec injonction de soins.

Longtemps cramponné à la thèse d'un accident, avec un décès provoqué par des chutes de l'enfant, l'accusé a reconnu jeudi sa "responsabilité", mais nié toute intention criminelle, assurant avoir provoqué la mort "accidentellement".

Le drame était survenu alors qu'il avait emmené le petit garçon de cinq ans courir au bord d'un canal tout proche, par une température de cinq degrés, pour le punir d'avoir fait "pipi au lit".

A l'arrivée des secours, Yanis gisait sur une veste, en hypothermie et trempé, le corps couvert d'une trentaine de contusions, pour certaines anciennes. Selon l'autopsie, il a succombé à un traumatisme crânien consécutif à un impact violent