Faits divers

L’improvisation des terroristes, qui s’excusent auprès de complices de "les devancer au paradis", a coûté la vie à 32 personnes…

Dans son édition de ce jeudi, Paris Match Belgique publie un important dossier consacré aux failles et aux ratés de la traque terroriste en lien avec les attentats de Bruxelles et de Paris. A la veille de la reprise des travaux de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 22 mars, laquelle va désormais se pencher sur le volet "architecture de sécurité", l’hebdomadaire plonge dans les coulisses de l’enquête et lève en partie le voile sur une série d’événements et de personnages clefs des attaques terroristes qui ont ensanglanté les capitales belge et française.

Outre que des enquêteurs affirment qu’il aurait été difficile d’empêcher quoi que ce soit, on y apprend notamment que l’aéroport de Zaventem et le métro bruxellois n’étaient pas les cibles premières des terroristes. Selon les sources de Paris Match, l’objectif des djihadistes demeurait la France où ils s’apprêtaient à commettre un nouvel attentat durant l’Euro de football. L’aéroport de Schiphol aux Pays-Bas est également cité. Mais les frères El Bakraoui sentant le piège policier en train de se refermer sur eux - Match explique comment les limiers de l’antiterrorisme ont remonté leur piste, en marge de la traque de Salah Abdeslam -, ils auraient décidé de passer à l’action en frappant Bruxelles qui devait, au départ, leur servir uniquement de base arrière.

Le témoignage de ce proche de l’enquête est terrible : "Les enregistrements et les écrits qui ont été retrouvés, notamment ceux laissés dans l'ordinateur dont ils se sont débarrassés à la hâte en le jetant dans une poubelle au bas de l'immeuble, attestent de leur peur de nous voir débarquer. Ils écrivent à leurs complices qu'ils sont désolés de ne pas pouvoir les libérer et s'excusent de les devancer au paradis, mais ils se disent contraints d'agir dans l'urgence. Ils improvisent donc les attentats de Zaventem et de Maelbeek".

Une improvisation qui coûtera la vie à 32 personnes. L’hebdo révèle également dans quelles circonstances Abdelhamid Abaaoud a pu échapper aux enquêteurs grecs. Il détaille en outre, sur base des auditions à huis clos des principaux dirigeants français de la police judiciaire et du renseignement intérieur, entendus par la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale à Paris, la manière dont s’est déroulé le fameux contrôle d'Hordain. Survenu le lendemain des attentats parisiens, il aurait pu permettre l’interpellation de Salah Abdeslam, qui a finalement regagné la Belgique et entamé une cavale de plusieurs mois, tenant toute l’Europe en haleine.

Retrouvez le dossier complet de nos confrères de Paris Match dans leur publication de ce jeudi, disponible dans toutes les librairies !