Munitions larguées

Munitions larguées
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Coup de pouce de Washington à l'opposition

KABOUL Les taliban ont affirmé lundi avoir fait des prisonniers Américains et accusé les Etats-Unis de `génocide ´ tandis que leur fief de Kandahar était de nouveau bombardé. "Il n'y a eu aucune capture de soldat américain", a toutefois assuré le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld.
Les Etats-Unis parachutent toutefois des munitions à l'opposition aux taliban en Afghanistan, a par ailleurs déclaré le secrétaire américain à la Défense. Ces parachutages "sont relativement limités mais devraient augmenter" dans le courant de la campagne, a déclaré M. Rumsfeld à la presse au Pentagone.

Selon le ministre, Washington "encourage" non seulement les forces de l'Alliance du Nord mais aussi d'autres forces opposées au régime islamiste à progresser militairement contre les taliban.
Les milices islamistes ont toutefois repoussé dans l'immédiat l'aide de milliers de guerriers patchounes pakistanais, massés à la frontière pour rejoindre le Djihad (guerre sainte), disant avoir suffisamment d'hommes tant que la bataille au sol n'avait pas commencé.L'opposition armée a de son côté annoncé une offensive imminente sur la ville stratégique de Mazar-i-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan, tandis qu'au Pakistan voisin un haut responsable militaire américain s'entretenait avec le président et chef des armées, le général Pervez Musharraf.

Le représentant des fondamentalistes de Kaboul à Islamabad a continué à défier les Etats-Unis, affirmant que 23 jours de frappes aériennes `n'avaient eu aucun résultat significatif sauf le génocide de civils afghans ´ et une vague de protestations dans le monde.
Des accusations réfutées par Washington. Les taliban se servent de civils comme `boucliers humains ´, a accusé Donald Rumsfeld. `Leurs dirigeants sont ceux qui se cachent dans les mosquées et se servent de civils afghans comme boucliers humains en plaçant leurs blindés et artillerie près d'écoles, d'hôpitaux civils ´, a-t-il dit à la presse au Pentagone.Des avions américains ont par ailleurs bombardé Kandahar (sud-est), résidence du chef suprême des taliban, le mollah Omar, et de son protégé Oussama ben Laden, a déclaré un porte-parole de Kaboul. Trois bombes ont été larguées à l'aube.Kandahar est régulièrement bombardée depuis le début de la campagne le 7 octobre et des réfugiés arrivés au Pakistan l'ont décrite comme une ville fantôme, sans eau ni électricité.

Grottes et tunnels visés

Les bombardements américains ciblés



WASHINGTON Les bombardements américains de lundi ont pris pour cible des grottes et des tunnels, cherchant à atteindre les centres de commandement et les hommes du réseau terroriste al-Qaïda, a annoncé le Pentagone.
`L'objectif pour au- jourd'hui est de continuer à se concentrer sur de nouvelles cibles, les centres de commandement et de contrôle d'al-Qaïda et des taliban, y compris les grottes et les tunnels ´, a déclaré la porte-parole du Pentagone, Victoria Clarke.
Les militaires américains estiment que les taliban cachent leurs centres de commandement, ainsi que des hommes et des munitions, dans un vaste réseau de grottes et de tunnels, afin de se protéger contre les bombardements menés par les Etats-Unis depuis le 7 octobre.
Ces grottes rendent très difficile la capture des dirigeants d'al-Qaïda et du régime taliban, a déclaré dimanche le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld: c'est `comme retrouver une aiguille dans une botte de foin ´, a-t-il dit sur la chaîne CNN.
La porte-parole a en outre confirmé que des chasseurs américains ont mené des raids près de la frontière tadjike, au nord, apparemment pour la première fois depuis le début de l'offensive militaire américaine contre l'Afghanistan le 7 octobre.

Selon un correspondant de l'AFP, les forces américaines ont frappé dimanche sur le front nord-est, à l'intérieur de la zone tenue par les taliban, proche de la frontière avec le Tadjikistan, où sont regroupées les principales forces de l'Alliance du Nord.
La porte-parole a précisé que les chasseurs américains avaient effectué 79 sorties dimanche. Ils ont bombardé la région de Mazar-i-Sharif (nord), Kaboul et la ligne de front des talibans au nord de la capitale, Jalalabad (est), Kunduz (nord) et Bamian (centre), a-t-elle déclaré.


La Cour suprême à son tour touchée

Des traces du bacille du charbon ont été retrouvées dans la salle de réception du courrier



WASHINGTON Des traces du bacille du charbon ont été retrouvées dans la salle de réception du courrier de la Cour suprême des Etats-Unis, à Washington, a déclaré lundi Kathy Arberg, porte-parole de la plus haute juridiction américaine.
En revanche, il ne semble pas, au vu des analyses, que les 400 membres du personnel contrôlés aient été exposés à cette bactérie qui a déjà tué trois personnes aux Etats-Unis depuis le début du mois, a affirmé pour sa part le médecin du Capitole, John Eisold.
Des contrôles ont été effectués vendredi soir dans cette salle du courrier, qui se trouve dans l'enceinte de la Cour, ainsi que dans le reste du bâtiment. Des traces du bacille du charbon avaient en effet été décelées dans le filtre d'aération du centre de tri de la Cour suprême, situé en dehors de celle-ci.

`Les résultats sont négatifs, excepté en ce qui concerne une partie du la salle du courrier au sous-sol´, a expliqué Arberg, ajoutant que de nouveaux contrôles étaient en cours ce lundi.
Pour la première fois depuis sa construction en 1935, la Cour suprême n'abritait pas ses juges, lundi, ceux-ci ayant décidé de siéger ailleurs en raison du risque de contamination.
Par ailleurs, un contrôle `présumé positif´ au bacille du charbon a également été effectué dans un bâtiment du département américain à la Santé et aux Services humanitaires, a annoncé lundi le secrétaire à la Santé, Tommy Thompson. Des analyses complémentaires sont en cours.
Le bâtiment Cohen, qui abrite notamment l'autorité de contrôle des aliments et des médicaments la Food and Drug administration (FDA) ainsi que la radio Voice of America, a été fermé.
Des traces du bacille du charbon ont également été découvertes dans le centre de tri du courrier destiné au département américain de la Justice, dont le bureau de l'Attorney General (ministre de la Justice), qui mène la chasse aux expéditeurs de lettres contaminées.
A ce jour, la présence de bacilles a en outre été détectée en Floride, à New York et dans le New Jersey et trois personnes sont décédées de la forme pulmonaire de la maladie tandis que 11 autres ont été infectées depuis les attentats du 11 septembre. Plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux postiers, ont été examinées ou font l'objet de traitement pour cette maladie rare.

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