Afghanistan: ''la guerre continue''

H. Le.
Afghanistan: ''la guerre continue''
©EPA

Le drapeau américain a été dressé dans la capitale afghane

TORA BORA Le calme régnait lundi sur Tora Bora, zone montagneuse de l'est de l'Afghanistan, mais des opérations semblaient se poursuivre plus au sud, à l'intérieur des montagnes.
Pour la première fois depuis au moins deux semaines, la journée s'est passée sans raids aériens américains sur Tora Bora, et il n'y avait pas non plus de signes de combats au sol dans cette zone située dans les Montagnes Blanches, une chaîne qui culmine à plus de 4.000 mètres et sépare l'Afghanistan du Pakistan.
Mais des avions militaires ont survolé la zone à plusieurs reprises, et des détonations sourdes et lointaines, pouvant provenir de raids effectués plus au sud, plus loin dans les montagnes, près de la frontière avec le Pakistan, ont été entendues depuis Tora Bora.
Des membres d'al-Qaïda, dont le nombre est estimé à plusieurs centaines, voire à environ 2.000 par Washington, ont pu échapper aux forces locales afghanes qui les assiégeaient et se seraient enfuis en direction du Pakistan.

La menace al-Qaïda demeure

Le mystère continue entretemps de planer sur le sort du millionnaire d'origine saoudienne, recherché mort ou vif par Washington pour les attentats terroristes qui ont fait plus de 3.200 morts et disparus aux Etats-Unis le 11 septembre.
Les dirigeants américains ont acquis ces derniers jours la conviction que le réseau terroriste al-Qaïda vivait ses derniers instants, bien que son chef, ben Laden, reste introuvable. Mais, selon de nombreux spécialistes américains, la localisation voire la capture - mort ou vif - du chef d'al-Qaïda pourrait presque être accessoire.
Une cassette vidéo diffusée jeudi par le Pentagone a en effet démontré que ben Laden n'avait été mis au courant des attentats que le jeudi précédant les attaques lancées le mardi 11 septembre contre New York et le Pentagone, près de Washington, laissant ainsi entendre qu'il existait une certaine indépendance des cellules terroristes en place.
`Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers´, affirme Martha Kessler, qui fut pendant trente ans agent de la CIA, le renseignement américain, spécialisée dans le Proche-Orient et l'Asie du sud.
Selon elle, les autorités, qui maintiennent l'état d'alerte général sur tout le pays et autour des représentations américaines dans le monde, continuent de craindre l'activation surprise de cellules dormantes aux Etats-Unis ou en Europe.
`Le fait qu'al-Qaïda soit en déroute ne veut pas dire que ces cellules ne peuvent opérer contre les Etats-Unis, car ces cellules fonctionnent de façon très indépendante´, estime Mme Kessler.

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