Un certificat pour rien?

H. Le.

BRUXELLES Les experts du monde diamantaire sont généralement plus que sceptiques face aux certificats garantissant l'origine des diamants, sésame officiel pour commercialiser légalement ces pierres. Pour Johan Pelleman, spécialiste anversois de la question, `ce système est très simple à détourner. Il est très facile de se procurer ces fameux certificats dans des pays africains complaisants.´ Le constat est amer. Plutôt que de bannir les diamants de la guerre des circuits officiels, il pourrait ainsi faciliter leur intégration dans le commerce licite. Autre constat dressé par Johan Pelleman: `La Belgique, mise en cause dans ce dossier en raison du rôle clé joué par Anvers, a réagi de façon défensive plutôt que proactive. La Belgique doit lancer un message clair. Faire peur aux acteurs malhonnêtes du circuit. Pour agir de la sorte il faut faire des exemples´. Et l'expert de signaler que depuis deux ans que ce dossier est revenu sur le devant de la scène, aucune arrestation n'a encore eu lieu. Pourtant, des listes de noms circulent, selon Johan Pelleman, qui s'est dit prêt à livrer les noms de ces suspects à huis clos devant la commission parlementaire belge chargée d'étudier le pillage en Afrique centrale et le rôle de la Belgique.

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