Espionnage: Reynders invite l'ambassadeur américain à s'expliquer

Des informations de presse font état de possibles activités d'espionnage des Etats-Unis auprès de représentations et d'institutions européennes.

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Espionnage: Reynders invite l'ambassadeur américain à s'expliquer
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Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a invité l'ambassadeur américain en poste à Bruxelles, Howard Gutman, à "venir donner des explications" à propos des informations de presse faisant état de possibles activités d'espionnage des Etats-Unis auprès de représentations et d'institutions européennes.

Didier Reynders qui a fait cette annonce en marge de la conférence de presse de présentation du budget a indiqué que l'invitation adressée à l'ambassadeur avait été décidée en concertation avec les partenaires européens, qui devraient en faire de même.
Si les informations apportées par la presse sont exactes, "c'est très sérieux", a commenté le ministre.

Selon des révélations de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, Prism, le programme d'espionnage de la NSA, avait visé les institutions de l'Union européenne.

Le Spiegel fonde ses accusations sur des documents confidentiels dont il a pu avoir connaissance grâce à l'ancien consultant américain de la NSA, Edward Snowden, qui a sollicité l'asile politique en Equateur et est bloqué depuis une semaine à l'aéroport de Moscou, son passeport ayant été annulé par les Etats-Unis qui réclament son extradition pour espionnage.

Hollande demande que "cela cesse immédiatement"

François Hollande a affirmé lundi à propos des soupçons d'espionnage américain visant l'UE que la France ne pouvait "pas accepter ce type de comportement" et il a demandé que "cela cesse immédiatement".

"Nous ne pouvons pas accepter ce type de comportement entre partenaires et alliés", a déclaré M. Hollande en marge d'une visite à Lorient. "Nous demandons que cela cesse immédiatement", a-t-il ajouté, jugeant également que "les éléments sont déjà suffisamment réunis pour que nous demandions des explications".

Athènes réclame aussi des "clarifications"

La Grèce "ne peut comprendre les informations concernant la surveillance, entre autres, des missions diplomatiques grecques de la part de services d'un ami et allié", a dit le porte-parole du ministère, Constantinos Koutras, dans un communiqué.

"Les services grecs (de renseignement) ont déjà commencé à examiner ces informations et les clarifications nécessaires seront demandées en fonction du résultat", a-t-il ajouté.

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