Ariel Sharon, trop incontrôlable pour les militaires

Ariel Sharon s’est lancé en politique par frustration par rapport à l’état-major israélien.

H. Le.
Ariel Sharon, trop incontrôlable pour les militaires
©Photonews

Ariel Sharon se fait remarquer par sa combativité dès 1948, lors de la guerre d’indépendance d’Israël. On lui confie donc, cinq ans plus tard, en 1953, l’unité 101 chargée de conduire des représailles après les coups de main palestiniens à partir de la Jordanie, de l’Egypte ou de Gaza.

Controversée, notamment après le massacre de civils à Qibya, en Jordanie, cette unité rattachée directement au chef d’état-major sera dissoute en 1954 dans un corps de parachutistes dont Ariel Sharon prend le commandement.

Il est de tous les conflits. Son engagement est total mais, malgré son habileté tactique, son incapacité à suivre vraiment les ordres ne pousse pas l’Etat-major israélien à le pousser dans la hiérarchie. L’homme se fait remarquer dans le Sinaï égyptien, en 1967 et en 1973. Il s’illustre encore par sa brutalité lorsqu’il se met en tête de "pacifier" Gaza à partir de 1971.

La stratégie militaire israélienne qui consiste, compte tenu de l’exiguïté du territoire national, à déplacer le combat sur le terrain de l’adversaire par le biais d’offensives préventives lui convient parfaitement mais l’absence de lauriers le pousse à quitter la carrière militaire après la guerre de Kippour (1973) pour se lancer dans l’agriculture et dans la politique.

Il participe ainsi à la création du Likoud (droite) au côté de Menahem Begin. En 1982, il est ministre de la Défense et principal moteur d’une opération massive au Liban gangrené par la guerre civile. Il s’agit de chasser l’OLP d’Arafat de Beyrouth. Arafat sera défait après de terribles combats préludes aux massacres de Sabra et de Chatila, en août 1982, représailles phalangistes à l’assassinat du président Béchir Gemayel.

Sharon sera mis en accusation et devra quitter ses fonctions en 1983.


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