Pour une parlementaire israélienne, la "mère de chaque martyre palestinien doit être tuée"
La formule est attribuée à Ayelet Shaked, parlementaire du parti ultranationaliste Foyer juif, qu'Erdogan compare à Hitler...
Publié le 18-07-2014 à 15h05 - Mis à jour le 18-07-2014 à 15h08
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Recep Tayyip Erdogan, président de la Turquie s'en est pris à la députée israélienne, Ayelet Shaked, du parti ultranationaliste Foyer juif, qu'il a comparée à Hitler.
"Une Israélienne a déclaré que les mères palestiniennes devaient être tuées elles aussi. Et elle est membre du parlement israélien. Quelle est la différence entre ce genre de mentalité et Hitler?", s'est-il interrogé.
Des médias pro-palestiniens ont accusé la semaine dernière Ayelet Shaked d'incitation à la violence, après qu'elle eut posté sur Facebook un extrait d'écrits d'un journaliste israélien disant que "les mères des martyrs" devaient également être tuées - allusion aux mères des kamikazes.
Mardi, la porte-parole de la députée a confirmé que l'extrait avait bien été posté mais elle a démenti que l'élue ait incité à la violence. "La députée Shaked condamne les violences de tout type", a dit sa porte-parole.
Mme Shaked est bien connue pour ses prises de position tranchée. Elle est ainsi à l'origine de l'amendement approuvé par le gouvernement israélien à la loi fondamentale qui pourrait empêcher l'amnistie de Palestiniens emprisonnés pour avoir assassiné des Israéliens. Ce texte, qui doit encore être approuvé par le Parlement, donnerait aux tribunaux le pouvoir d'empêcher le président israélien de gracier ou d'accorder des remises de peines aux prisonniers détenus pour meurtre.
"La libération massive de terroristes dans le cadre d'accords diplomatiques est une moquerie à l'égard des Israéliens, tout comme le sont les remises de peines en faveur des meurtriers", a argué Mme Shaked dimanche.
En revanche, la dirigeante du parti d'opposition Meretz (gauche), Zehava Gal-On, a estimé qu'avec cet amendement, Israël aurait les mains liées pour de futures négociations de paix. Elle a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "capituler face à l'extrême droite".