Placido Domingo accusé de harcèlement sexuel

Neuf femmes dénoncent les gestes déplacés de la star de l’opéra au cours des 30 dernières années.

P.L.
FILE - In this Feb. 27, 1984, file photo, singer Placido Domingo laughs with members of the Rockettes at New York's Radio City Music Hall. The singer and dancers met while rehearsing for Channel Thirteen's "Gala of Stars 1984." Nine women in the opera world have told The Associated Press that they were sexually harassed by Domingo, one of the most celebrated and powerful men in opera. The women say the encounters took place over three decades, at venues that included opera companies where he held top managerial positions. (AP Photo/Steve Friedman, File)
FILE - In this Feb. 27, 1984, file photo, singer Placido Domingo laughs with members of the Rockettes at New York's Radio City Music Hall. The singer and dancers met while rehearsing for Channel Thirteen's "Gala of Stars 1984." Nine women in the opera world have told The Associated Press that they were sexually harassed by Domingo, one of the most celebrated and powerful men in opera. The women say the encounters took place over three decades, at venues that included opera companies where he held top managerial positions. (AP Photo/Steve Friedman, File) ©AP

Neuf femmes dénoncent les gestes déplacés de la star de l’opéra au cours des 30 dernières années. Encore un scandale sexuel dans le monde du spectacle. Placido Domingo, considéré comme un des plus grands chanteurs d’opéra de tous les temps, est accusé par huit chanteuses et une danseuse de harcèlement sexuel. La plupart des faits dénoncés se sont déroulés dans les années 80 et 90. Selon elles, Placido Domingo venait dans le vestiaire des femmes pour leur faire des avances, passait ses mains sous les jupes, et il ne fallait jamais se retrouver seule avec lui dans un ascenseur. Deux des accusatrices ont même eu des relations sexuelles avec lui, de peur de voir leur carrière se briser. Car d’après les témoignages d’une trentaine de personnes contactées par Associated Press, celles qui ne cédaient pas pouvaient perdre leur emploi.

D’ailleurs, seule la mezzo-soprano Patricia Wulf a accepté de dévoiler son identité. Les autres accusatrices ont préféré garder l’anonymat, par peur des représailles ou des retombées pour leur réputation.

Tout en affirmant que les accusations sont "inexactes", Placido Domingo les a aussi qualifiées de "troublantes", tout en ajoutant que "les règles et standards actuels selon lesquels nous sommes -et nous devrions être- évalués sont très différents de ceux qu’ils étaient dans le passé".

Patricia Wulf, elle, persiste et signe. "J’ai entrepris cette démarche parce que j’espère que cela aidera d’autres femmes à agir de même ou à se montrer assez fortes pour dire non."

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