Zelensky appelle à interdire la Russie "de tous les ports et aéroports du monde", des centaines de civils tués selon l'Ukraine

Revivez notre live des événements de lundi, cinquième jour d'affrontement en Ukraine.

La Rédaction (avec agences)

Ce lundi, les combats se poursuivent entre forces ukrainiennes et russes pour le cinquième jour consécutif. Depuis l'ordre d'invasion lancé par Vladimir Poutine jeudi à l'aube, les bombardements se succèdent dans plusieurs villes ukrainiennes et notamment dans la capitale, Kiev. Les Occidentaux multiplient les sanctions économiques à l'égard de Moscou, tandis que des centaines de milliers d'Ukrainiens ont fui en masse vers l'Ouest, pour rejoindre la Pologne et les pays limitrophes.

Le point sur tous les événements survenus lundi:

23h55: Plus de 400 nouvelles arrestations de manifestants contre la guerre en Russie

Des centaines de personnes ont à nouveau été arrêtées en Russie durant des manifestations contre la guerre en Ukraine lundi. Environ 208 personnes ont été arrêtées durant des actions de protestation à Moscou et 181 à Saint-Pétersbourg, indique l'organisation de défense des droits humains indépendante OVD-Info sur son site internet, citée par l'agence de presse DPA. Dans le reste du pays, il y en tout eu au moins 413 arrestations dans 13 villes. L'invasion de l'Ukraine pousse de nombreuses personnes à protester dans la rue en Russie. Cependant les forces de sécurité sont extrêmement brutales dans leur traitement des manifestants.

23h40 : Selon le Pentagone, la Russie est "en retard sur le programme" dans son attaque de l'Ukraine

Le gouvernement américain juge que la Russie "est en retard" sur son programme d'invasion d'attaque de l'Ukraine. Les soldats russes ont été confrontés à une résistance de la part des Ukrainiens qu'ils n'anticipaient pas, a fait part le porte-parole du Pentagone John Kirby. Cependant, il est dangereux d'en tirer des conclusions ou de prévoir quoi que ce soit sur cette base, a-t-il aussi mis en garde.

M. Kirby a ajouté que le gouvernement américain ne perçoit pas de menaces de la part de la Russie envers des alliés de l'Otan. Il a aussi ajouté que les USA sont aux côtés des forces ukrainiennes et essaient de trouver des façons de les aider à se défendre.

23h19: Zelensky appelle à interdire la Russie de "tous les ports" et "aéroports du monde"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mardi à interdire la Russie de "tous les ports" et "aéroports du monde" en représailles à l'invasion russe de l'Ukraine.

"Il faut fermer l'entrée pour un tel Etat dans tous les ports, tous les canaux et tous les aéroports du monde", a déclaré M. Zelensky dans une adresse vidéo publiée sur Facebook, en appelant également la communauté internationale à "considérer une fermeture totale du ciel pour les missiles, avions et hélicoptères russes".

23h01 : Le bilan humain de cinq jours de conflit reste incertain.

L'ONU a parlé lundi de 102 civils tués et de 304 blessés, mais souligné que les chiffres réels étaient "considérablement" plus élevés.

L'Ukraine a fait état lundi de 352 civils tués et 2.040 blessés depuis jeudi et affirme que des milliers de soldats russes ont péri.

Les Russes, quant à eux, n'ont fourni aucun chiffre.

22h50 : L'Allemagne conseille à ses ressortissants en Russie d'envisager de partir

La ministre allemande des Affaires étrangères a conseillé aux citoyens allemands présents en Russie d'envisager de quitter le pays, au vu de l'incertitude quant à l'évolution de la situation. Toute personne qui ne doit pas absolument rester en Russie "devrait envisager de revenir vu les restrictions de voyages en avion", a-t-elle déclaré lundi.

L'Allemagne déconseille de voyager vers la Russie, et principalement le sud et les régions frontalières avec l'Ukraine. La Défense allemande va commencer des vols de reconnaissance au-dessus de la région de la mer Baltique. Ces missions de reconnaissance devraient débuter "bientôt", selon DPA.

22h09 : Douze diplomates russes expulsés de l'ONU : Washington les accuse "d'espionnage"

Les Etats-Unis ont accusé lundi d'"espionnage" les douze membres de la mission diplomatique russe à l'ONU qu'ils ont décidé d'expulser.

"Les Etats-Unis ont informé les Nations unies et la mission permanente de la Russie à l'ONU que nous entamions le processus d'expulsion de douze agents de renseignement de la mission russe qui ont abusé" de leur statut diplomatique aux Etats-Unis "en s'adonnant à des activités d'espionnage contraires à notre sécurité nationale", a dit la porte-parole de la mission américaine à l'ONU dans un communiqué.

Elle a assuré que cette mesure était en préparation "depuis plusieurs mois", semblant vouloir la distinguer de la riposte américaine à l'invasion russe de l'Ukraine.

22h08 : Le Canada va interdire toute importation de pétrole russe

Le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé lundi que le Canada allait interdire "toute importation de pétrole brut" russe, "une industrie dont le président Poutine et ses oligarques ont grandement profité". "Ce secteur représente plus d'un tiers des recettes du budget fédéral russe, même si le Canada n'en a importé que des quantités très limitées ces dernières années, cette mesure envoie un message puissant", a poursuivi le chef du gouvernement, lors d'une conférence de presse.

21h52 : Les Ukrainiens se préparent à sauver des vies

Des Ukrainiens suivent une formation à la réanimation cardio-pulmonaire à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine. Photo prise ce lundi 28 février 2022.

Zelensky appelle à interdire la Russie "de tous les ports et aéroports du monde", des centaines de civils tués selon l'Ukraine
©AFP



21h33 : Les forces russes à proximité d'une importante centrale nucléaire

Les forces armées russes se trouvent à proximité de la plus grande centrale nucléaire d'Ukraine, a rapporté lundi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), réitérant sa "vive préoccupation" au cinquième jour de la guerre.

Pour l'heure, les six réacteurs du site de Zaporizhzhia (est) sont "en sécurité", selon les informations reçues par le gendarme onusien du nucléaire, régulièrement informé des développements sur le terrain par les autorités ukrainiennes.

Les troupes russes "opèrent près de la centrale" mais n'ont en pas pris le contrôle à ce stade, précise l'AIEA.

Son directeur général Rafael Grossi a une nouvelle fois mis en garde "contre toute action qui pourrait menacer la sécurité" des sites nucléaires du pays.

Une réunion du Conseil des gouverneurs est prévue mercredi à Vienne, siège de l'agence, pour discuter des "risques réels" posés par le conflit.

L'Ukraine dispose de quatre centrales en activité, qui fournissent environ la moitié de l'électricité, et de plusieurs dépôts de déchets radioactifs, dont celui de Tchernobyl, lieu de la pire catastrophe nucléaire de l'histoire en 1986.

"Un accident pourrait avoir de graves conséquences pour la santé publique et l'environnement", a insisté M. Grossi, soulignant aussi "l'importance" que les équipes en place continuent de travailler normalement et "puissent se reposer".

Sur le site de Tchernobyl, tombé aux mains des Russes, le chef d'équipe n'a pas été remplacé depuis le 24 février, a noté l'Agence.

L'AIEA avait par ailleurs signalé dimanche deux incidents survenus dans des dépôts de déchets, dont l'un à Kiev touché par des missiles. "Il n'a toutefois pas été fait état de dommages au bâtiment ou d'émissions radioactives", avait indiqué l'instance onusienne.

21h25 : Les Thalys et les trains en France gratuits pour les réfugiés ukrainiens

La France va autoriser les réfugiés ukrainiens à circuler gratuitement à bord des trains longue distance, ont annoncé lundi le ministre des Transports et la compagnie ferroviaire nationale. La Pologne, l'Allemagne et l'Autriche, notamment, ont déjà pris de telles mesures.

21h21 : Le procureur de la CPI va ouvrir une enquête

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé lundi l'ouverture "aussi vite que possible" d'une enquête sur la situation en Ukraine, évoquant des "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité".

"Je suis convaincu qu'il existe une base raisonnable pour croire que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité présumés ont été commis en Ukraine" depuis 2014, a déclaré dans un communiqué le procureur de la CPI Karim Khan.

21h12 : "Un soutien immédiat et efficace"

La Présidente de la Commission européenne a, ce lundi soir, une nouvelle fois appelé la Russie à retirer ses troupes des territoires ukrainiens.



21h00 : L'UE alonge la liste noire des sanctions

L'Union européenne a ajouté lundi le porte-parole du président russe Vladimir Poutine et plusieurs oligarques à sa liste noire des personnalités sanctionnées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de séjour à cause de leur soutien à la guerre de Moscou contre l'Ukraine.

Six oligarques, plusieurs personnalités proches du président russe, dont son porte-parole, et une dizaine de journalistes figurent sur cette liste de 26 noms approuvée par les Etats membres et publiée lundi au Journal officiel de l'UE. Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont été inscrits sur cette liste vendredi dernier.

20h58 : États-Unis et Russie travaillent toujours ensemble "pacifiquement dans l'espace"

La Station spatiale internationale, qui fonctionne grâce à la collaboration entre les États-Unis et la Russie notamment, n'est pas affectée pour le moment par les tensions extrêmes entre les deux pays, liées à l'invasion russe en Ukraine, a rassuré lundi la Nasa. Mais l'agence spatiale américaine travaille malgré tout sur des solutions qui permettraient de la maintenir en orbite sans l'aide de la Russie, a-t-elle fait savoir. "Nous opérons pacifiquement dans l'espace à l'heure actuelle", a déclaré Kathy Lueders, administratrice associée de la Nasa, alors même que la Russie se retrouve largement isolée sur la scène internationale. "Nous n'avons aucune indication, à un niveau opérationnel, que nos homologues ne sont pas engagés à continuer les opérations en cours de la Station spatiale internationale" (ISS), a-t-elle souligné, interrogée sur la question lors d'une conférence de presse.

Les équipes américaines et russes "se parlent toujours", "travaillent toujours ensemble", et "opèrent exactement comme il y a trois semaines", a-t-elle martelé. Elle a toutefois indiqué que la Nasa continuait à "évaluer la situation".

La Russie est indispensable au bon fonctionnement de l'ISS, car son système de propulsion, permettant d'effectuer des corrections d'orbite, repose sur les vaisseaux russes. "Nous regardons comment nous pourrions ajouter d'autres capacités", a concédé Kathy Lueders, citant des discussions en cours avec Northrop Grumman et SpaceX, dont les vaisseaux se rendent déjà vers l'ISS. "Nous nous sommes penchés là-dessus dans une perspective de flexibilité opérationnelle", a-t-elle dit. Mais "actuellement, il serait très difficile pour nous d'opérer seuls", et cette éventualité marquerait "un triste jour", a-t-elle encore souligné.

La semaine dernière, dans une série de tweets incendiaires, le directeur de l'agence spatiale russe, Dmitry Rogozin, avait accusé Washington de vouloir "détruire" la coopération autour de la Station. Sans la Russie, "qui sauvera l'ISS d'un désorbitage non contrôlé, et d'une chute sur les États-Unis ou l'Europe?", avait-il demandé, menaçant.

Le patron de SpaceX, Elon Musk, avait répondu à ce tweet en publiant une image montrant simplement le logo de son entreprise.

Moscou étant également visée par des sanctions européennes, l'agence spatiale russe Roscosmos a annoncé ce week-end riposter en suspendant ses lancements depuis la base spatiale de Kourou, en Guyane française.

20h53 : L'Europe et ses alliés prêts à prendre des sanctions supplémentaires contre Moscou

20h39 : La ville de Kiev s'attend à une nouvelle nuit difficile

Des citoyens ukrainiens se sont réfugiés dans le métro de Kiev pour y passer la nuit, en espérant être à l'abri.

20h29 : L'UE d'accord pour connecter l'Ukraine à son réseau d'électricité

Les ministres européens de l'Énergie ont marqué leur accord lundi à Bruxelles pour une synchronisation accélérée du réseau d'électricité de l'Ukraine au réseau d'Europe continentale. Les gestionnaires de réseau doivent cependant garantir au préalable qu'une telle connexion ne génèrera pas de problèmes de sécurité. Entso-E, l'association des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité européens, a fait part d'une "demande urgente" de la part du gestionnaire du réseau ukrainien, Ukrenergo. L'Ukraine était synchronisée avec le réseau électrique russe jusqu'à son invasion la semaine dernière. Le réseau ukrainien fonctionne de manière isolée depuis lors.

20h26 : Le gouvernement italien proclame l'état d'urgence face à l'afflux de réfugiés d'Ukraine

Le gouvernement italien a décidé lundi de proclamer l'état d'urgence dans la Botte jusqu'à la fin de l'année en prévision de l'afflux attendu de réfugiés venant d'Ukraine, pays envahi depuis cinq jours par la Russie. L'Italie compte déjà une importante communauté ukrainienne, estimée à 250.000 personnes, et se prépare à un afflux de réfugiés depuis que les troupes russes ont pénétré en Ukraine jeudi matin.

L'état d'urgence permet au gouvernement de prendre de mesures particulières sans devoir consulter d'abord le parlement. Première mesure édictée, le gouvernement italien a débloqué 10 millions d'euros pour organiser l'accueil des réfugiés ukrainiens, notamment en renforçant les centres déjà ouverts.

20h06 : la Hongrie n'autorisera pas le transfert d'armes pour l'Ukraine

La Hongrie a annoncé lundi qu'elle n'autoriserait pas le transfert d'armes par son territoire après que l'Union européenne et des États membres eurent décidé d'envoyer de l'aide militaire à l'Ukraine. Cette décision a été prise pour assurer la sécurité des Hongrois à la fois dans leur pays et à la frontière avec l'Ukraine, a indiqué le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto sur Facebook. "Ces livraisons peuvent facilement devenir des cibles d'attaques militaires", a ajouté le ministre. "Notre tâche la plus importante est de garantir la sécurité du pays et de la population hongroise, par conséquent, nous ne devons pas être impliqués dans la guerre qui se déroule à côté", a-t-il affirmé.

19h51 : l'ambassade de France transférée à Lviv

L'ambassade de France en Ukraine est déplacée de Kiev à Lviv, dans l'ouest du pays, du fait des "risques et des menaces" qui pèsent sur la capitale ukrainienne après l'invasion russe, a annoncé le ministre des Affaires étrangères français lundi sur la chaîne BFMTV.

"L'ambassadeur reste en Ukraine, pour être à la fois en soutien de nos ressortissants et des autorités ukrainiennes", a poursuivi Jean-Yves Le Drian. Avant la France, les Etats-Unis, le Canada et Israël avaient notamment déjà opéré ce transfert vers Lviv.

19h42 : Monaco adopte les sanctions économiques de l'UE contre la Russie

La principauté de Monaco "a adopté et mis en oeuvre sans délai" le gel des avoirs et les sanctions économiques de l'Union européenne contre la Russie, a annoncé lundi le cabinet du prince Albert dans un communiqué. "Conformément à ses engagements internationaux, la Principauté a adopté et mis en oeuvre, sans délai, des procédures de gel de fonds et de sanctions économiques identiques à celles prises par la plupart des États européens", indique la principauté dans sa première déclaration officielle depuis le début de l'invasion russe en Ukraine jeudi.

19h37 : les libéraux européens ont ouvert leur porte au parti de Zelensky

Le parti paneuropéen des libéraux et des démocrates, ALDE, a ouvert ses portes lundi au parti du président ukrainien Volodymyr Zelensky, "Serviteur du peuple", dont il deviendra à terme une composante importante. La demande de ce parti d'adhérer à l'Alliance des Libéraux et Démocrates pour l'Europe (ALDE) remonte à plusieurs mois, a indiqué à Belga le président du MR Georges-Louis Bouchez, qui a demandé avec son homologue de l'Open Vld Egbert Lachaert d'y accéder ce lundi, lors d'une réunion extraordinaire des présidents de parti de l'ALDE.

19h35 : le Parlement européen va se dire favorable à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE

Le Parlement européen s'apprête à lancer un appel pour œuvrer à l'octroi à l'Ukraine du statut de pays candidat à l'Union européenne, ressort-il d'un projet de résolution sur lequel votera mardi l'hémicycle en séance plénière. Le projet de texte est déjà signé par tous les groupes politiques du Parlement européen à l'exception de l'extrême droite ID. La résolution rappelle toutefois que le traitement doit se faire sur la base de la procédure adéquate, c'est-à-dire l'article 49 du traité sur l'UE, et en fonction des mérites propres au demandeur.

19h17: Shell annonce son retrait de ses co-entreprises en Russie avec Gazprom

Le géant britannique des hydrocarbures Shell a annoncé lundi se séparer de ses parts dans plusieurs projets communs avec le groupe russe Gazprom en Russie, en raison de l'invasion russe en Ukraine, suivant l'exemple de son compatriote BP.

"Notre décision de partir a été prise avec conviction", a assuré le directeur général de Shell, Ben van Beurden, dans un communiqué transmis à la Bourse de Londres. Ces parts valaient fin 2021 trois milliards de dollars et comprenaient notamment la participation de l'entreprise au projet gazier Sakhaline-2 dans l'Extrême Orient russe, selon le communiqué.

19h08 : Les Ukrainiens continuent de quitter le pays

Les citoyens ukrainiens qui décident de fuir la guerre continuent d'affluer dans les gares du pays. Des photos prises ce 28 février à la Gare centrale de Kiev.

Zelensky appelle à interdire la Russie "de tous les ports et aéroports du monde", des centaines de civils tués selon l'Ukraine
©AFP
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19h06 : Nouveau record pour le cours du blé sur le marché européen

19h04 : Les médias ukrainiens confirment des explosions à Kiev et Kharkiv

Peu de temps après la fin d'une première réunion de négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine, au moins deux grosses explosions ont retenti lundi dans la capitale ukrainienne Kiev, rapportent des médias ukrainiens. Depuis Kharkiv, l'agence de presse ukrainienne Unian rapporte au moins trois explosions. Les sirènes d'alerte de raids aériens ont également sonné dans d'autres centres régionaux. Unian a aussi diffusé une vidéo montrant une grosse boule de feu dans le ciel noir au-dessus de Kiev.

Moscou et Kiev se sont rencontrées pour la première fois lundi dans le sud-est de la Biélorussie, dans l'espoir de mettre fin au conflit. L'Ukraine fait face depuis jeudi à une invasion russe, qui a déjà fait plus d'une centaine de morts.

18h55 : Le monde "n'a rien à gagner" d'une nouvelle Guerre froide

L'ambassadeur de Chine à l'Onu a soutenu que le monde n'avait "rien à gagner" d'une nouvelle Guerre froide lors d'une session extraordinaire d'urgence de l'Assemblée générale des Nations unies consacrée à l'invasion russe en Ukraine, lancée jeudi. "La Guerre froide est terminée depuis longtemps. La mentalité de Guerre froide fondée sur la confrontation de blocs doit être abandonnée", a affirmé Zhang Jun à la tribune de l'Assemblée générale, assurant que "tout le monde aurait à perdre" d'un tel retour.

La Russie est sur le banc des accusés depuis lundi à l'Assemblée générale de l'Onu lors d'une "session extraordinaire d'urgence" de ses 193 membres appelés à se positionner à propos de l'invasion russe de l'Ukraine décidée par Vladimir Poutine.

19h00: les 27 unis autour d'un soutien "crucial" en armes et équipements à l'Ukraine

Les ministres européens de la Défense se sont réunis lundi après-midi en vidéoconférence, au lendemain de l'annonce d'un financement européen inédit pour fournir du matériel militaire dont des armes létales à l'Ukraine. À l'issue de la réunion, le chef de la diplomatie de l'UE a souligné que les 27 soutenaient tous ("tout le monde, je dis bien tout le monde") la mobilisation de ces 500 millions d'euros de la Facilité européenne pour la paix, en plus des efforts bilatéraux de fourniture d'équipement des États membres, dont plusieurs sont "déterminés à les augmenter". Le Conseil de l'UE a formalisé lundi ce qui avait été annoncé durant le week-end: il a adopté les mesures d'assistance sous la Facilité européenne pour la paix (450 millions en équipements en force létale, 50 millions pour du non létal, comme du matériel de premier secours et du carburant), ainsi que la fermeture de l'espace aérien des 27 aux avions russes et l'isolation de la Banque centrale de Russie.

18h46 : La Finlande va fournir des armes à l'Ukraine, une décision "historique"

La Finlande, non alignée mais membre de l'Union européenne, a annoncé lundi avoir pris la décision "historique" de fournir des armes à l'Ukraine à la suite de l'invasion de ce pays par la Russie. "La Finlande va fournir une assistance militaire à l'Ukraine. C'est une décision historique pour la Finlande", a déclaré la Première ministre Sanna Marin au cours d'une conférence de presse.

18h45 : L'UEFA rompt son partenariat avec l'entreprise russe Gazprom

L'UEFA a rompu "avec effet immédiat" son partenariat avec le géant russe Gazprom, l'un de ses principaux sponsors depuis 2012, en réaction à l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, a annoncé lundi la confédération européenne du football.

Le contrat était estimé à 40 millions d'euros par an selon des médias spécialisés, et couvrait la Ligue des champions, les compétitions internationales organisées par l'UEFA ainsi que l'Euro-2024 qui aura lieu en Allemagne.

18h32 : Le Royaume-Uni refuse d'accueillir tous les réfugiés ukrainiens sans visa

Le Royaume-Uni a promis lundi d'assouplir ses exigences pour accueillir plus d'Ukrainiens ayant de la famille au Royaume-Uni mais a exclu d'ouvrir totalement ses frontières aux réfugiés fuyant l'invasion russe.

"Les vérifications biométriques et de sécurité sont fondamentales (...) et le resteront", a expliqué la ministre de l'Intérieur Priti Patel à la Chambre des Communes. "Elles sont vitales pour assurer la sécurité des Britanniques."

18h24 : La FIFA exclut la Russie de la Coupe du monde au Qatar

Les clubs et sélections russes sont suspendues de toutes les compétitions internationales.

18h14: "Rentrez à la maison"

Des Ukrainiens demandent aux soldats russes de rentrer à la maison à Berdiansk, dans le sud de l'Ukraine, à un peu plus de 100 kilomètres de la Russie.

18h00 : Le groupe Wagner aurait été dépêché pour assassiner Zelensky

Des mercenaires du groupuscule Wagner auraient reçu pour mission de tuer le président ukrainien. Mais Wagner", qu'est-ce que c'est ?

17h52 : Des explosions entendues près de Kiev

Plusieurs fortes détonations ont été entendues vers 18h40, heure locale, à l'est du centre-ville de Kiev. Ce sont les plus grosses explosions entendues ce lundi. Elles ont été suivies par le déclenchement de sirènes dans toute la ville.

17h42: Le Royaume-Uni ferme ses ports aux navires russes

Le gouvernement britannique a décidé d'interdire l'accès aux ports du Royaume-Uni aux navires sous pavillon russe, ainsi que ceux affrétés ou détenus par des Russes, en réaction à l'invasion de l'Ukraine, a annoncé lundi le ministre des Transports.

"J'ai écrit à tous les ports britanniques pour leur demander de ne donner accès à aucun navire battant pavillon russe, enregistré, possédé, contrôlé, affrété ou exploité par des Russes", a écrit Grant Shapps sur Twitter, précisant qu'une législation suivrait pour formaliser cette interdiction.

17h30: Le président ukrainien signe la demande d'adhésion à l'UE



17h27: Les négociateurs russes et ukrainiens rentrent dans leurs capitales pour consultations

Russie et Ukraine prévoient un "deuxième round" de pourparlers.



17h03: La Russie interdit à ses résidents de transférer des devises à l'étranger

Vladimir Poutine a ordonné lundi la mise en place de mesures choc pour soutenir le rouble, qui a connu des niveaux historiquement bas face au dollar et à l'euro après des sanctions occidentales visant à punir l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Selon un décret publié sur le site du Kremlin, les résidents en Russie ont l'interdiction de transférer des devises à l'étranger à compter de mardi.

En outre, les exportateurs russes devront convertir en roubles 80% de leurs revenus engrangés en devises étrangères depuis le 1er janvier et continuer de maintenir un ratio de 80% de liquidités en roubles à l'avenir.

L'annonce de ces mesures spectaculaires intervient au moment où l'économie russe tente de renforcer ses défenses face aux sanctions annoncées par les pays occidentaux en réaction à l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

16h52: Londres va geler les actifs de toutes les banques russes

Le Royaume-Uni va renforcer ses sanctions visant le secteur financier russe en réaction à l'invasion de l'Ukraine, en gelant notamment les avoirs sur son territoire de toutes les banques russes "dans les jours à venir", a annoncé lundi la cheffe de la diplomatie. "Nous allons mettre en place un gel complet des avoirs de toutes les banques russes dans les jours à venir, en cherchant à nous coordonner avec nos alliés", a déclaré Liz Truss au Parlement britannique.

16h46: Poutine fait part de ses exigences

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré lundi à son homologue français Emmanuel Macron exiger la reconnaissance de la Crimée comme territoire russe, la "dénazification" du gouvernement ukrainien et un "statut neutre" de Kiev, comme préalable à la fin de l'invasion de l'Ukraine.

M. Poutine a demandé "la reconnaissance de la souveraineté russe sur la Crimée, l'aboutissement de la démilitarisation et de la dénazification de l'Etat ukrainien et la garantie de son statut neutre" en préalable à tout règlement, a déclaré le Kremlin dans un communiqué, après un entretien téléphonique entre les deux chefs d'Etat.

16h21: "La campagne militaire russe devient de plus en plus brutale", affirme Josep Borrel

La campagne militaire menée par la Russie en Ukraine "devient de plus en plus brutale", a estimé lundi le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, faisant état de "nombreuses" victimes civiles.

"La campagne militaire russe devient de plus en plus brutale et les forces armées ukrainiennes ripostent avec courage. Kiev résiste, Marioupol résiste, Kharkiv résiste", a affirmé M. Borrell à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense de l'UE en visioconférence.

16h19: Boris Johnson condamne les bombardements russes "barbares" contre des civils

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a condamné lundi les "frappes aériennes barbares menées par la Russie" contre des civils en Ukraine, lors d'un entretien téléphonique avec le président Volodymyr Zelensky.

Les deux dirigeants "ont catégoriquement condamné les frappes aériennes barbares menées par la Russie contre des civils innocents, y compris des enfants", a indiqué Downing Street dans un communiqué alors qu'au moins 11 personnes ont été tuées dans des bombardements sur des quartiers de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, selon les autorités locales.

16h10: Minute de silence pour l'Ukraine à l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU

15h57: Macron a parlé à Poutine, qui s'est engagé à préserver les civils

Emmanuel Macron a échangé lundi pendant 1H30 avec Vladimir Poutine, en lui demandant l'arrêt des frappes contre les civils et la sécurisation des axes routiers en Ukraine, des points sur lesquels le président russe "a confirmé sa volonté de s'engager", a annoncé l'Elysée.

Le président français s'est également entretenu avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky "à plusieurs reprises ces dernières heures", a ajouté la présidence.

15h48: La Lettonie autorise les civils à se porter volontaires pour combattre en Ukraine

La Lettonie va permettre à ses citoyens de se battre volontairement en Ukraine contre les soldats russes. Le Parlement letton a approuvé, lundi, un cadre juridique à cet effet. Les citoyens lettons qui le souhaitent peuvent désormais se rendre en Ukraine sans risquer d'être poursuivis à leur retour. Les volontaires doivent néanmoins s'inscrire comme réservistes auprès de l'armée lettone avant de partir pour l'Ukraine.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitro Koeleba, avait auparavant appelé sur Twitter les étrangers à aider l'Ukraine contre l'invasion russe.

15h25: Au moins 11 civils tués dans des bombardements à Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine

Au moins onze personnes ont été tuées dans des bombardements russes sur des quartiers résidentiels de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine située à la frontière avec la Russie, a annoncé le gouverneur régional lundi, disant craindre des "dizaines de morts".

"L'ennemi russe bombarde des quartiers résidentiels", a écrit le gouverneur régional Oleg Sinegoubov sur les réseaux sociaux.

"A cause de ces bombardements toujours en cours, nous ne pouvons pas recourir aux services de secours (...) Actuellement, il y a 11 morts et des dizaines de blessés", a-t-il ajouté.

Dimanche, M. Sinegoubov avait annoncé que la ville de 1,4 million d'habitants, située dans le nord-est, était sous le "contrôle total" des forces ukrainiennes, quelques heures après avoir annoncé une "percée" russe et des combats de rue.

"Ce qui se passe actuellement à Kharkiv est un crime de guerre! C'est le génocide du peuple ukrainien", a-t-il accusé lundi, évoquant des tirs "d'artillerie lourde".

"Des dizaines de civils meurent. Cela se produit pendant la journée lorsque les gens vont à la pharmacie, faire les courses, chercher de l'eau", a affirmé le gouverneur, précisant que les quartiers visés n'abritaient pas de "positions des forces armées" ukrainiennes.

"Les militaires russes font tout leur possible" pour "assurer la sécurité des civils" en Ukraine, a affirmé lundi de son côté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors d'un point-presse quotidien.

"Nous observons de nombreuses tentatives par des groupes nationalistes ukrainiens visant à utiliser la population civile comme bouclier humain", a-t-il assuré. "Cela est inacceptable (...) c'est criminel."

15h24: Le CIO recommande aux fédérations internationales de ne pas inviter d'athlètes russes et bélarusse, et retire l'Ordre olympique au président russe Poutine

Le Comité international olympiqe (CIO) recommande aux fédérations internationales de ne pas inviter de sportifs russes et bélarusses lors des compéitions sportives internationales, a indiqué le CIO lundi.

15h18: Les Etats-Unis recommandent aux Américains de quitter la Russie "immédiatement"

Les Etats-Unis ont recommandé lundi aux Américains de quitter "immédiatement" la Russie à la suite de l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

"Les ressortissants américains doivent envisager de quitter la Russie immédiatement par les options de voyage commerciales encore disponibles", a dit dans un communiqué le département d'Etat, qui avait déjà recommandé à ses concitoyens de ne pas se rendre sur place.

15h15: Des Ukrainiens sans armes dissuadent des chars russes d'avancer

Quelques dizaines d'habitants de la petite ville de Dniprorudne, située au sud de l'Ukraine, sont parvenus à faire faire demi-tour des chars russes sans autre argument que leur voix et leurs arguments, selon des images postées sur les réseaux sociaux. On y voit le maire Yevgeny Matvechev se diriger vers le premier tank de la colonne et parlementer avec les chauffeurs. Des hommes en arrière-plan crient "Retournez chez vous" ou encore "Vous ne passerez pas!"

Après une courte discussion avec le maire, les chars font demi-tour et s'en vont.

15h09: Des tirs de roquettes font des dizaines de morts à Kharkov, selon un ministère ukrainien

La deuxième plus grande ville d'Ukraine, Kharkov, a été la cible lundi de tirs de roquettes qui ont fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés, a déclaré un conseiller du ministère ukrainien des Affaires étrangères. "Le monde entier doit voir cette horreur", souligne cet attaché au ministère, Anton Herasjtsjenko, dans une vidéo où l'on voit plusieurs tirs de roquettes s'abattre sur un quartier de Kharkov.

La Russie affirme de son côté que la ville a été attaquée par des "nationalistes ukrainiens". L'information n'a pas encore pu être vérifiée de manière indépendante.

14h55: "Chaque pays doit accueillir tous les réfugiés de manière digne", rappelle Amnesty

Les témoignages de ressortissants africains bloqués en Ukraine affluent sur les réseaux sociaux depuis le début de l'invasion russe. Amnesty International confirme avoir reçu des informations en ce sens, mais n'a pas encore pu les vérifier sur le terrain. L'organisation exhorte toutefois "tous les pays européens à respecter leurs obligations et à accueillir les personnes qui fuient la guerre conformément à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés", a indiqué Ludovid Laus, porte-parole d'Amnesty International Belgique. A Kiev, des étudiants africains auraient été empêchés d'entrer dans des trains et des bus pour la frontière polonaise afin de prioriser la population ukrainienne, selon différents témoignages. A la frontière polonaise, ils auraient été refoulés par les garde-frontières pour les mêmes raisons. Des accusations de racisme que les garde-frontières ont rejeté, assurant permettre à tous de passer.

Amnesty International confirme avoir reçu des témoignages faisant état de traitements différenciés, mais n'a pas encore été en mesure de les vérifier sur le terrain, a expliqué Ludovic Laus à Belga.

"Si c'est avéré, c'est intolérable", a-t-il dit. "Les Etats sont tenus d'accueillir toute personne, indépendamment de tout critère, qu'il soit racial ou autre. Nous nous basons sur la déclaration universelle des droits de l'Homme et la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés pour dire que chaque pays doit accueillir tous les réfugiés et garantir un accueil digne."

"Nous appelons la Commission européenne à assurer le plus possible l'accès au territoire européen pour les réfugiés", a poursuivi le porte-parole d'Amnesty Belgique. "Nous lui demandons de bien veiller à ce qu'il n'y ait pas de profilage racial, de sélection des candidats en fonction d'un statut vaccinal, d'éviter les longues files d'attente aux frontières, et d'organiser un plan d'accueil efficace avec un partage des responsabilités pour éviter les couacs qu'on a pu connaître."


14h47: La Suisse reprend "intégralement" les sanctions de l'UE contre la Russie

La Suisse a décidé de s'aligner sur les sanctions européennes à l'encontre du Kremlin, une annonce faite lundi à Berne par le président de la Confédération Ignazio Cassis. Le Conseil fédéral suisse a ainsi décidé entre autres de geler les avoirs du président Vladimir Poutine et de plusieurs de ses ministres. Les sanctions prennent effet immédiatement. Toutes les mesures décidées par l'UE sont reprises, selon Berne. "Il n'y a pas la moindre exception", a souligné le ministre des Finances Ueli Maurer devant la presse.

14h32: Roman Abramovitch participe aux négociations russo-ukrainiennes

L'homme d'affaires russe Roman Abramovitch, propriétaire de longue date du club de football anglais Chelsea FC, participe aux négociations entre la Russie et l'Ukraine qui se tiennent pour tenter de mettre fin au conflit armé entre les deux pays. Le milliardaire, considéré comme un proche du président russe Vladimir Poutine, a répondu à une demande de l'Ukraine. "Je peux confirmer que Roman Abramovitch a été approché pour contribuer aux discussions sur une solution pacifique et qu'il a répondu positivement", a déclaré une porte-parole de la délégation ukrainienne, sans donner plus de détails sur le rôle exact de l'homme d'affaires. Son influence serait cependant "limitée".

Un porte-parole de M. Abramovitch lui-même a également confirmé que l'oligarque avait été approché par Kiev.

M. Abramovitch a annoncé au cours du week-end qu'il remettait le club de Chelsea aux administrateurs de ses associations caritatives, probablement afin d'éviter toute sanction de la part du gouvernement britannique.

14h22: Le chef de la diplomatie russe annule sa venue à l'ONU à Genève

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a annulé sa visite prévue mardi à l'ONU à Genève, à cause de "sanctions anti-russes", a annoncé sur Twitter la Représentation permanente russe à Genève. "La visite du ministre des Affaires étrangères Lavrov à Genève pour participer au Conseil des droits de l'homme et à la Conférence sur le désarmement a été annulée", indique le tweet, invoquant l'interdiction de survol imposée par l'Union européenne.

M. Lavrov avait aussi prévu de donner une conférence de presse, très attendue.

Le chef de la diplomatie de Vladimir Poutine devait s'exprimer devant le Conseil des droits de l'homme, dont la 49e session qui vient de débuter lundi, est très largement placée sous le signe de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Le Conseil a accepté lundi à une large majorité de mener jeudi un débat urgent à la demande de l'Ukraine, qui compte en profiter pour dénoncer les violations des droits de l'homme par la Russie et réclame d'ores et déjà une enquête mandatée par l'ONU sur d'éventuelles violations.

La Russie sans surprise a voté contre le débat, tout comme la Chine.

14h18: Une escalade du conflit impliquant d'autres pays "serait une catastrophe de proportions gigantesques"

Le Vatican est "prêt à aider" dans les négociations entre la Russie et l'Ukraine, a déclaré le numéro deux du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, dans une interview publiée lundi. "Le Saint-Siège, qui a suivi ces dernières années les événements en Ukraine de manière discrète et constante avec une grande attention, offrant sa disponibilité pour faciliter le dialogue avec la Russie, est toujours prêt à aider les parties pour reprendre cette voie", a affirmé le secrétaire d'Etat dans un entretien avec plusieurs quotidiens italiens dont Il Corriere della Sera.

Une escalade du conflit impliquant d'autres pays "serait une catastrophe de proportions gigantesques", a-t-il estimé, tout en jugeant un éventuel retour de la guerre froide "un scénario tout aussi préoccupant".

"Je suis convaincu qu'il y a un espace pour la négociation. Il n'est jamais trop tard! Parce que la seule manière raisonnable et constructive d'aplanir les différends est à travers le dialogue", a-t-il ajouté.

"Nous devons éviter toute escalade, arrêter les affrontements et négocier", a-t-il encore déclaré.

14h13: La Russie interdit les compagnies aériennes de 36 pays en représailles aux sanctions

La Russie a annoncé lundi restreindre les vols de compagnies aériennes de 36 pays en réponse à la fermeture de l'espace aérien de nombreux Etats aux avions russes, après l'invasion de l'Ukraine lancée par Moscou. "En réponse à l'interdiction par les Etats européens des vols d'avions civils exploités par des transporteurs aériens russes et/ou enregistrés en Russie, une restriction des vols des transporteurs aériens de 36 États a été introduite", a annoncé l'agence russe de transport aérien Rosaviatsia dans un communiqué.

Parmi les Etats concernés figurent tous les pays de l'Union européenne, le Royaume-Uni ou encore le Canada.

Selon Rosaviatsia, les vols des compagnies aériennes de ces pays peuvent toujours être effectués à condition d'obtenir un "permis spécial" délivré par les autorités russes.

Dimanche, l'Union européenne et d'autres pays, dont le Canada, ont annoncé fermer l'ensemble de leur espace aérien à tous les avions russes.


14h03: Le changement de statut sur le nucléaire "très dangereux"

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé lundi comme "très dangereuse" la décision de permettre au Bélarus d'avoir un statut de pays nucléaire car cela va permettre à la Russie de "stationner des armes nucléaires" sur son territoire.

"Nous savons ce que cela signifie pour le Bélarus d'être nucléaire. Cela signifie que la Russie va mettre des armes nucléaires au Bélarus et c'est une voie très dangereuse", a-t-il affirmé à la suite d'un referendum organisé par Minsk qui élimine l'obligation pour l'ex-république soviétique alliée de Moscou de rester une "zone sans nucléaire".

Plus de 65% des Bélarusses ont voté dimanche pour les amendements qui renforcent les pouvoirs du président Alexandre Loukachenko.

"Nous devons dénoncer cette décision et dénoncer la participation du Bélarus à l'agression contre l'Ukraine", a-t-il ajouté avant une réunion des ministres de la Défense de l'UE par visioconférence.

Cette réunion va permettre de "faire un point sur le conflit en Ukraine et la situation sur le terrain", a-t-il précisé.

"Nous allons également coordonner ce que les Etats membres font au plan national pour aider militairement l'Ukraine et ce que nous allons faire avec les 500 millions d'euros de la Facilité européenne pour la paix", a-t-il indiqué.

L'utilisation de ces fonds qui sont hors du budget européen et dont l'utilisation relève de la seule décision des Etats membres, a été approuvée dimanche par les ministres des Affaires étrangères.

Sur ces 500 millions, 450 millions doivent être utilisées pour acheter et livrer à l'Ukraine "des armes défensives, des armes antichars, pour aider les Ukrainiens à repousser l'agression russe", a-t-il souligné.

"Les combats sont féroces et la Russie paie un prix élevé avec de nombreuses pertes", a-t-il affirmé

13h48: Les hackers Anonymous revendiquent une cyberattaque contre des médias russes

Le groupe de hackers "Anonymous" a revendiqué lundi une cyberattaque ayant paralysé les sites de plusieurs médias russes, dont ceux d'agences d'Etat, dans le prolongement d'attaques informatiques ayant visé ces derniers jours de nombreux sites officiels russes.

Pendant quelques minutes, les sites des agences de presse d'Etat TASS et RIA Novosti, du journal Kommersant, du quotidien pro-Kremlin Izvestia et du magazine Forbes Russia affichaient un message sommant de "mettre fin" à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

"D'ici quelques années nous vivrons comme en Corée du Nord. Pourquoi avons-nous besoin de cela? Pour que Poutine finisse dans les livres d'Histoire? Ce n'est pas notre guerre, arrêtons-la!", déclarait le message.

"Ce message sera supprimé et certains d'entre nous seront licenciés voire emprisonnés. Mais nous n'en pouvons plus", ajoutait le texte, accusant d'"indifférence" les journalistes des médias visés.

Ces attaques font suite à celles menées jeudi par le même groupe contre les sites du réseau de la chaîne de télévision publique russe RT (ex-Russia Today).


13h44: Google Maps retire les infos trafic en temps réel en Ukraine

Le géant de l'internet Alphabet, maison mère de Google, a désactivé l'aperçu en temps réel de l'infotrafic en Ukraine sur son logiciel de navigation Google Maps. Cette décision a été prise en concertation avec les autorités ukrainiennes dans un souci de protection de la population, après l'entrée sur le territoire de militaires russes. Google collecte des données de localisation de manière anonyme à partir des smartphones avec le système d'exploitation Android. Ces données peuvent être utilisées pour détecter s'il y a des embouteillages, par exemple. En Ukraine, les citoyens pouvaient ainsi voir si des bouchons se formaient sur les routes.

La suspension de cet outil s'inscrit dans une série de mesures que Google a lancées la semaine dernière dans la foulée de l'invasion russe en Ukraine.

13h33: Les Etats-Unis interdisent avec effet immédiat toute transaction avec la banque centrale russe

Les Etats-Unis ont interdit lundi avec effet immédiat toute transaction avec la banque centrale russe, a annoncé le département du Trésor, une sanction d'une sévérité inédite prise en coordination avec nombre d'alliés de Washington, en réponse à l'invasion de l'Ukraine.

"Cette décision a pour effet d'immobiliser tous les actifs que la banque centrale de Russie détient aux Etats-Unis, ou qui seraient détenus où que ce soit par des personnes américaines", est-il précisé dans un communiqué, ce qui va limiter très fortement la capacité de Moscou à défendre sa devise et à soutenir son économie.

13h32: Les forces de dissuasion russes en régime spécial d'alerte au combat, selon Moscou

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré lundi avoir mis en régime spécial d'alerte au combat les "forces de dissuasion" de l'armée russe, qui peut comprendre une composante nucléaire, alors que les pourparlers avec l'Ukraine ont débuté à la frontière bélarusse. Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a informé le président russe Vladimir Poutine de cette décision, qui concerne les forces de missiles stratégiques, les flottes du Nord et du Pacifique, ainsi que les forces d'aviation à long rayon d'action, selon un communiqué du ministère.

M. Poutine avait ordonné cette mesure dimanche, en réponse aux "déclarations belliqueuses de l'Otan" à l'égard de la Russie.

13h17: Des équipes consulaires belges déployées à la frontière de l'Ukraine

Les Affaires étrangères belges ont dépêché des équipes consulaires à plusieurs postes frontières avec l'Ukraine, afin d'offrir aux Belges qui quittent le pays une aide consulaire "dans la mesure du possible", annonce lundi le service public fédéral sur son site web. Ces équipes d'assistance consulaire se trouvent aux postes frontières de Medyka en Pologne, Košice en Slovaquie et Suceava en Roumanie. En Moldavie, le consul honoraire se trouve dans la capitale Chisinau. Toute personne arrivant dans ces pays limitrophes peut également contacter l'ambassade belge du pays ou prendre contact avec les Affaires étrangères via le call center (02/501.40.00).

Les Affaires étrangères émettent plusieurs recommandations pour les Belges se trouvant en Ukraine. S'ils disposent d'un endroit sûr avec suffisamment de vivres, il leur est conseillé de rester à l'intérieur, loin des fenêtres. "Si vous ne pouvez plus rester à l'endroit où vous vous trouvez actuellement, il est conseillé de chercher un endroit sûr dans votre environnement immédiat", poursuit le SPF.

"Si cela n'est pas possible, il est conseillé de quitter le pays si vous estimez pouvoir le faire en sécurité. Aucun déplacement n'est possible en cas de couvre-feu", rappellent les Affaires étrangères, ajoutant que quitter le pays peut représenter un voyage très long. "N'oubliez pas d'emporter suffisamment d'eau, de nourriture, de carburant, de couvertures et de vêtements chauds."

Le SPF souligne également que les hommes âgés de 18 à 60 ans disposant de la (double) nationalité ukrainienne ne sont pas autorisés à quitter le pays. Les Affaires étrangères prient aussi les Belges se trouvant en Ukraine à se signaler via le site Travellers Online et de contacter l'ambassade de Belgique à Kiev.

13h13: L'oligarque Deripaska appelle à mettre fin au "capitalisme d'Etat" en Russie

L'oligarque Oleg Deripaska a réclamé lundi la fin du "capitalisme d'Etat" en Russie face à la crise provoquée par les sanctions occidentales, à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine.

"C'est une vraie crise là, et il faut de vrais managers de crise (...) il faut absolument changer de politique économique et mettre fin à tout ce capitalisme d'Etat", a écrit sur Telegram le milliardaire et fondateur du géant de l'aluminium Rusal. Il s'agit d'une rare critique du Kremlin qui a mis au pas l'élite économique russe.

13h02: La décision du Bélarus concernant son changement de statut sur le nucléaire est "très dangereuse"

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé lundi comme "très dangereuse" la décision de permettre au Bélarus d'avoir un statut de pays nucléaire car cela va permettre à la Russie de "stationner des armes nucléaires" sur son territoire.

"Nous savons ce que cela signifie pour le Bélarus d'être nucléaire. Cela signifie que la Russie va mettre des armes nucléaires au Bélarus et c'est une voie très dangereuse", a-t-il affirmé à la suite d'un referendum organisé par Minsk qui élimine l'obligation pour l'ex-république soviétique alliée de Moscou de rester une "zone sans nucléaire".

12h35: Un "tournant d'une magnitude gigantesque"

Le week-end qui vient de se terminer a constitué un "tournant" pour l'Europe de la défense, a estimé lundi matin le président du Conseil européen Charles Michel. S'exprimant lors d'un entretien avec différentes agences de presse dont Belga, le Belge s'est félicité de la décision inédite de l'UE de financer la livraison d'armes et d'équipement militaire à un pays tiers (l'Ukraine), via la "Facilité européenne pour la paix", un instrument extrabudgétaire créé l'an dernier. Pour le libéral, cette avancée - précipitée par l'invasion russe du territoire ukrainien - était inespérée. "Pendant de nombreuses années, il y avait une certaine frustration chez ceux qui croyaient en une Europe de la défense" mais voyaient un manque de "volonté politique commune", qui s'est soudainement manifestée ces derniers jours en réaction aux agressions de Moscou. Ce tournant est d'une "magnitude gigantesque", lance-t-il.

12h30: Une photo aérienne montre les voitures de familles tentant de fuir le conflit en Ukraine en rejoignant la Pologne

Zelensky appelle à interdire la Russie "de tous les ports et aéroports du monde", des centaines de civils tués selon l'Ukraine
©AFP



12h18: Plus de 500.000 réfugiés venus d'Ukraine recensés par le HCR

Plus de 500.000 personnes sont venues d'Ukraine se réfugier dans plusieurs pays limitrophes depuis le déclenchement d'une vaste offensive militaire russe jeudi, a tweeté lundi le Haut Commissaire de l'ONU aux réfugiés Filippo Grandi. Un décompte envoyé un peu plus tôt par les services de M. Grandi faisait état de 499.412 réfugiés recensés dont 281.000 pour la seule Pologne.

12h00: Les pourparlers ont débuté

Les négociations entre la Russie et l'Ukraine ont commencé lundi au Bélarus, premiers pourparlers entre les deux pays depuis le début de l'invasion de l'Ukraine décrétée par Moscou, selon l'agence de presse d'Etat bélarusse BELTA.

Le conseiller du Kremlin Vladimir Medinski préside la délégation russe, tandis que celle de Kiev est conduite par le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov, venu en tenue militaire kaki. "Vous pouvez vous sentir entièrement en sécurité", a déclaré en les accueillant le chef de la diplomatie bélarusse, Vladimir Makeï.



11h59: La visite du roi Philippe et de la reine Mathilde en République démocratique du Congo reportée en raison de l'invasion de l'Ukraine

Le Palais royal a annoncé lundi le report de la visite du roi Philippe et de la reine Mathilde en République démocratique du Congo (RDC), programmée du 6 au 10 mars prochains, en raison de la situation critique générée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie. "En raison de l'invasion de l'Ukraine et de la crise qu'elle génère, il a été décidé, en étroite concertation avec S.E. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République démocratique du Congo (RDC), de reporter la visite de Leurs Majestés le Roi et la Reine prévue en RDC du 6 au 10 mars prochain à une date ultérieure", a indiqué le Palais dans un communiqué.

Cette visite, à l'invitation du président Tshisekedi, était prévue en compagnie du Premier ministre Alexander De Croo, de la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès et de la ministre de la Coopération au développement Meryame Kitir. Il doit s'agir de la première visite royale en RDC depuis celle du roi Albert II pour le 50e anniversaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge en 2010. Son report est le troisième consécutif, après de premiers reports en 2020 et 2021 pour raisons sanitaires.

Ce mardi, le Roi se rendra à l'état-major de la Défense à Evere pour être briefé sur la situation en Ukraine. Il sera accompagné de M. De Croo, de Mme Wilmès et de la ministre de la Défense Ludivine Dedonder. La Belgique figure parmi les pays de l'UE qui fournissent des armes à l'Ukraine et appuient le redéploiement de l'OTAN à ses frontières orientales.

11h55: Charles Michel réagit à la demande d'adhésion à l'UE de l'Ukraine

L'adhésion à l'Union européenne, réclamée lundi par l'Ukraine, nécessite un accord unanime des vingt-sept pays membres et il y a actuellement "différentes opinions et sensibilités" parmi eux à ce sujet, a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel.

"L'adhésion est une demande exprimée de longue date par l'Ukraine. Mais il y a différentes opinions et sensibilités au sein de l'UE sur l'élargissement. L'Ukraine va transmettre une demande officielle, la Commission européenne devra exprimer un avis officiel et le Conseil se prononcera", a expliqué celui qui dirige l'instance représentant les 27.

11h53: La Russie revendique la capture de deux villes et d'une centrale nucléaire

Les villes ukrainiennes de Berdiansk et Enerhodar, dans le sud-est du pays, sont sous contrôle russe, a déclaré lundi matin le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov. Berdiansk, dont la capture avait déjà été signalée par Kiev, est située sur la mer d'Azov et Enerhodar au nord-ouest de la ville assiégée de Marioupol.

M. Konashenkov a également affirmé que Moscou avait acquis la suprématie sur l'ensemble de l'espace aérien ukrainien.

Les troupes russes ont également pris le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, selon le porte-parole. Toutefois, l'entreprise d'État ukrainienne Energoatom a démenti cette capture.



11h42: La Chine appelle au calme et reporte ses évacuations

La Chine, qui se refuse à condamner la Russie pour l'invasion de l'Ukraine, a appelé lundi à la désescalade dans le conflit, au moment où les deux parties doivent entamer des négociations au Bélarus. Depuis le début du conflit, la diplomatie chinoise se livre à un numéro d'équilibriste, entre sa proximité politique avec Moscou et sa défense traditionnelle de "la souveraineté et l'intégrité territoriale" des États.

Pékin a refusé d'approuver vendredi la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant l'agression russe mais n'a pas non plus voté contre, en se réfugiant dans l'abstention.

Le régime communiste se refuse à parler "d'invasion" russe et a dit "comprendre" les demandes "raisonnables" de la Russie en matière de sécurité, reprenant à son compte les griefs de Moscou contre l'Otan.

Lundi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, n'a pas condamné la décision du président russe Vladimir Poutine de mettre en alerte ses forces nucléaires et s'est contenté d'appeler les belligérants à "rester calmes et à faire preuve de retenue afin d'éviter une nouvelle escalade".

La Chine "soutient tous les efforts en vue d'une désescalade et d'une solution politique", a-t-il ajouté, alors que négociateurs russes et ukrainiens devaient se retrouver au Bélarus, pays allié de Moscou.

M. Wang a par ailleurs critiqué les sanctions adoptées par les pays occidentaux à l'encontre de la Russie, estimant qu'elles allaient créer de nouveaux problèmes.

11h25: Poutine concentré sur l'économie après les "lourdes" sanctions occidentales

Le président russe Vladimir Poutine travaille lundi sur la réponse économique à apporter aux lourdes sanctions occidentales imposées à la Russie après l'invasion de l'Ukraine, a dit le Kremlin.

"Le président est au Kremlin, il s'occupe de l'économie", a dit son porte-parole Dmitri Peskov, lors d'un point-presse quotidien. "Les sanctions sont lourdes, elles posent problème (...) mais la Russie a tout le potentiel nécessaire pour compenser les dommages."

11h09: Le Kremlin ne veut pas dévoiler "sa position" avant les négociations avec l'Ukraine

Le Kremlin ne compte pas révéler sa position avant les négociations qui doivent commencer sous peu avec l'Ukraine, a indiqué lundi le porte-parole du Kremlin.

"Je ne vais pas annoncer les positions que nous avons, etc. Les négociations doivent se faire dans le silence", a dit, lors de son briefing à la presse quotidien, Dmitri Peskov. "Laissons les négociateurs s'installer", a-t-il ajouté. Il a aussi expliqué que Poutine "se concentrait sur la réponse économique aux sanctions".

10h55: Des images satellites montrent que Moscou intensifie ses efforts de guerre

Sur une image dévoilée par CNN, on aperçoit un important convoi de véhicules blindés (long de plusieurs kilomètres) se dirigeant vers la capitale ukrainienne.

L'armée ukrainienne défend toujours la capitale, résistant jusqu'à présent aux attaques des Russes.

10h20: Macron participe lundi à une visioconférence avec les alliés et l'Otan

Le président français Emmanuel Macron va participer lundi après-midi à une visioconférence avec les dirigeants américain, canadien, allemand, italien, japonais, polonais et roumain, ainsi qu'avec des représentants de l'UE et de l'Otan, "afin de poursuivre l'étroite coordination entre alliés et partenaires européens" sur le conflit en Ukraine, a annoncé l'Elysée.

10h15: Les séparatistes de Donetsk suspendent leur mobilisation


Les dirigeants séparatistes de la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, ont déclaré lundi avoir mis fin à leur mobilisation militaire. Le nombre requis de zones a été occupé, a expliqué le chef de la république populaire autoproclamée de Donetsk, Denis Pouchiline, à la télévision publique russe. C'était l'objectif de cette mobilisation, a-t-il ajouté.

Avec le soutien des forces russes, les rebelles de Donetsk et de Lougansk se sont emparés ces derniers jours de territoires précédemment contrôlés par les troupes ukrainiennes, a-t-il poursuivi. Et de déclarer qu'il était maintenant temps de se concentrer sur la "composante humanitaire".

10h14: La Belgique déconseille les voyages en Russie, les Belges sur place invités à partir

Le ministère belge des Affaires étrangères fait savoir lundi que "tout voyage dans l'ensemble de la Fédération de Russie est déconseillé". Il précise également qu'"en raison des perturbations croissantes du trafic aérien, il est fortement recommandé aux ressortissants de passage en Russie de prendre leurs dispositions pour quitter rapidement le pays par les liaisons existantes". Depuis ce lundi, l'espace aérien belge est fermé aux avions en provenance de Russie. C'est également le cas vers la plupart des aéroports européens, tout comme les liaisons de l'Europe vers la Russie.

"Les voyageurs se trouvant actuellement dans la Fédération de Russie doivent contacter leur compagnie aérienne. Si la compagnie aérienne ne propose pas d'autres itinéraires pour se rendre en Europe via un pays tiers, le passager devra acheter lui-même un nouveau billet", précisent les Affaires étrangères.

"Si vous ne disposez pas de ressources financières suffisantes, vous pouvez contacter l'ambassade de Belgique à Moscou, qui pourra vous aider (par exemple en vous informant comment transférer de l'argent de vos contacts en Belgique). Vous devrez peut-être faire un grand détour avec des escales au Moyen-Orient, en Asie centrale ou même dans des aéroports de transit plus éloignés", préviennent-elles encore.

10h10: Plus de 100 civils tués, dont 7 enfants, depuis l'invasion russe selon l'ONU

10h04: Le président ukrainien dit aux soldats russes: "Déposez vos armes"

Le président ukrainien a appelé lundi les soldats russes ayant envahi l'Ukraine à "déposer les armes", dans une vidéo diffusée juste avant des négociations avec Moscou lors desquelles Kiev réclame le retrait des forces russes.

"Déposez vos armes, partez d'ici, ne croyez pas vos commandants, ne croyez pas vos propagandistes. Sauvez vos vies, tout simplement", a-t-il dit en russe.

10h00: L'Ukraine demande son intégration "sans délai" dans l'UE

09h43:
La délégation ukrainienne est arrivée en Biélorussie pour des négociations avec la Russie, Kiev exige un cessez-le-feu "immédiat" et le retrait des forces russes

La délégation ukrainienne est arrivée lundi matin sur le site de négociations avec la Russie pour exiger un cessez-le-feu "immédiat" et le retrait des troupes russes, a annoncé la présidence ukrainienne.

"La délégation ukrainienne est arrivée dans la zone de la frontière ukraino-bélarusse pour participer aux négociations", a indiqué la présidence dans un communiqué.

"La question clé est un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes du territoire ukrainien", a-t-elle précisé.

La délégation est conduite par le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov. Il est notamment accompagné de Mikhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence.

Les pourparlers doivent avoir lieu au Bélarus, tout près de la frontière ukrainienne, dans la région de Gomel, non loin de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl, qui est en territoire ukrainien.

09h35: Le Conseil des droits de l'homme tiendra un débat urgent sur l'invasion de l'Ukraine

L'invasion de l'Ukraine par la Russie fera l'objet d'un débat urgent devant le Conseil des droits de l'homme jeudi, où Kiev, soutenu par une large coalition de pays, veut demander une enquête sur les violations des droits humains par Moscou.

La proposition de tenir le débat a été mise au vote à la demande de la Russie, qui s'y oppose, et a été adoptée par 29 voix pour, 5 contre dont la Russie, la Chine et Cuba et 13 abstentions.

09h29: "Pas de changement significatif" dans la stratégie russe, selon Londres

Le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, a assuré lundi qu'il n'y avait pas de "changement significatif" dans la stratégie russe en matière de dissuasion nucléaire, malgré la menace brandie par Vladimir Poutine.
"Nous avons examiné sa position. Il n'y a pas de changement significatif", a déclaré Ben Wallace sur la radio LBC, estimant qu'il s'agissait plutôt d'un moyen pour le président russe de "chercher à impressionner".

09h13: Moscou veut trouver "un accord" avec l'Ukraine

Moscou veut trouver "un accord" avec Kiev lors de pourparlers lundi, a dit le négociateur russe et conseiller du Kremlin Vladimir Medinski, au cinquième jour de l'invasion russe en Ukraine.

"Chaque heure que le conflit se prolonge, ce sont des citoyens et soldats ukrainiens qui meurent. Nous nous sommes entendus pour arriver à un accord, mais il doit être dans l'intérêt des deux parties", a-t-il dit à la télévision russe, alors que des pourparlers sont censés avoir lieu au Bélarus, près de la frontière ukrainienne.

08h39: Le Bélarus se dit prêt pour les pourparlers Russie-Ukraine

Les autorités bélarusses ont annoncé lundi être prêtes à accueillir les pourparlers prévus entre la Russie et l'Ukraine, bien que les délégations ne soient pas encore arrivées, au cinquième jour de l'invasion lancée par Moscou. "Le lieu des pourparlers entre la Russie et l'Ukraine au Bélarus est prêt et nous attendons les délégations", a indiqué le ministère bélarusse des Affaires étrangères sur Facebook.

Il a publié une photographie de la salle des pourparlers, avec une longue table avec une dizaine de chaises de chaque côté et les drapeaux des trois pays dans le fond.

L'Ukraine a accepté dimanche l'idée de négociations avec la Russie même si elle a indiqué ne "pas trop croire" que celles-ci puissent mettre fin à l'invasion russe lancée jeudi matin.

Ces discussions entre délégations ukrainienne et russe sont prévues à la frontière entre l'Ukraine et le Bélarus, malgré le fait que ce pays serve de base arrière aux forces de Moscou pour leur attaque sur Kiev.

Ces pourparlers se dérouleront "sans conditions préalables", selon l'Ukraine, qui a assuré qu'elle n'entendait "pas capituler".

Selon Kiev, le président bélarusse Alexandre Loukachenko, un allié de Vladimir Poutine, a promis que les avions, hélicoptères et missiles russes déployés sur son territoire resteraient au sol pendant l'arrivée, les négociations et le départ de la délégation ukrainienne.

08h30: L'armée russe affirme que les civils peuvent quitter "librement" Kiev

L'armée russe a assuré lundi que les civils pouvaient quitter "librement" Kiev, la capitale de l'Ukraine, tout accusant le pouvoir ukrainien de l'utiliser comme bouclier humain.

"Tous les civils de la ville peuvent quitter la capitale ukrainienne librement par l'autoroute Kiev-Vassylkiv", au sud-ouest de la capitale, a déclaré à la télévision le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, qui en outre revendiqué la "suprématie aérienne" dans toute l'Ukraine, au cinquième jour de l'invasion du pays par Moscou.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.
Le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov. ©AFP

08h25: La Russie revendique "la suprématie aérienne" dans toute l'Ukraine

7h40: L'Ukraine affirme que la Russie a "ralenti le rythme de l'offensive"

L'armée ukrainienne a affirmé lundi que Moscou avait "ralenti le rythme de l'offensive" au cinquième jour de son invasion du pays, alors que des pourparlers sont attendus au Bélarus.

"Les occupants russes ont ralenti le rythme de l'offensive, mais tentent toujours d'engranger des succès dans certaines zones", a indiqué l'état-major ukrainien dans un communiqué.

06h50: Meta alerte sur la désinformation russe

Les groupes prorusses orchestrent diverses campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux en utilisant de faux profils ou des comptes piratés pour dépeindre l'Ukraine comme un simple pion aux mains des Occidentaux, a affirmé Meta dimanche.

Meta a fermé les faux comptes et bloqué le partage des adresses Internet renvoyant vers des sites diffusant des fausses informations, a déclaré David Agranovich, responsable de la gestion menaces de l'entreprise.

Ces groupes "dirigent des sites web en se faisant passer pour des entités d'information indépendantes et créent de faux profils sur les plateformes des réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram, Twitter, YouTube, Telegram et également (les réseaux russes) Odnoklassniki et VK", a déclaré Meta dans un billet de blog, soulignant qu'elle avait bloqué un grand nombre de faux comptes affiliés à l'Etat russe.

"Dans certains cas, ils ont utilisé des photos de profil qui (...) ont probablement été générées à l'aide de techniques d'intelligence artificielle", ajoute le groupe.

Le petit réseau de faux comptes Facebook et Instagram ciblait les habitants d'Ukraine, et participait à diffuser de fausses informations sur les efforts de ce pays pour se défendre contre l'invasion russe.

Ce réseau a été identifié par Meta comme étant lié à des personnes en Russie et en Ukraine, ainsi qu'aux organisations médiatiques NewsFront et SouthFront en Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014. Selon les Etats-Unis, NewsFront et SouthFront sont des organes de désinformation qui reçoivent des ordres des services de renseignement russes.

Ceux-ci font partie de plus d'une douzaine d'entités sanctionnées par Washington pour avoir tenté d'influencer l'élection présidentielle de 2020 des Etats-Unis, "sous la direction des dirigeants" de Russie.

Parmi les fausses affirmations publiées par les sites: l'Occident aurait trahi l'Ukraine, et l'Ukraine serait un Etat en faillite.

5h46: Des explosions entendues à Kiev, l'offensive russe se poursuit

Plusieurs explosions ont été entendues à Kiev tôt lundi matin, rapportent les services d'information de l'état ukrainien. La capitale ukrainienne avait connu un calme relatif durant les dernières heures. Les informations concernant les détonations n'ont pas pu être vérifiées.

Selon l'armée ukrainienne, l'offensive russe vers Kiev se poursuit. Au nord de la capitale, l'armée russe a tenté de construire un pont pour traverser la rivière Irpin, a indiqué le chef de l'armée ukrainienne sur Facebook dans la nuit de dimanche à lundi. Selon le message, une autre tentative de prendre la banlieue d'Irpin, juste à l'extérieur de Kiev, a échoué. Cette information n'a pas non plus pu être vérifiée de manière indépendante.

05h05: Biden parlera lundi avec ses alliés pour "coordonner" une réponse

Le président américain Joe Biden s'entretiendra en conférence téléphonique avec ses alliés et partenaires ce lundi pour discuter des "développements" de l'attaque russe en Ukraine et "coordonner" une "réponse unie", a déclaré la Maison Blanche.

Le communiqué ne précise pas l'identité des participants à ces discussions, qui se tiendront à 16h15 GMT.

Dimanche, les pays du G7 - Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Grande-Bretagne et Etats-Unis - ont prévenu qu'ils prendraient "d'autres mesures" s'ajoutant aux sanctions déjà annoncées si la Russie ne cessait pas ses opérations militaires. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a assuré que tous les membres du G7 étaient "totalement alignés" contre l'attaque russe.

04h56: le rouble russe chute de près de 30% suite aux dernières sanctions

Le rouble russe a plongé de près de 30% par rapport au dollar lundi après que les puissances internationales ont imposé de nouvelles sanctions plus sévères à Moscou en raison de son invasion de l'Ukraine.

Le rouble était indiqué en baisse de 27% à 114,33 roubles par dollar dans les échanges internationaux, selon Bloomberg News.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont déclaré qu'ils excluraient certaines banques russes du système international de paiements bancaires Swift et ont personnellement visé le président russe Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov.

Ils ont également interdit toute transaction avec la banque centrale de Russie.

Les pays du G7 - Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Grande-Bretagne et Etats-Unis - ont prévenu qu'ils prendraient "d'autres mesures" s'ajoutant aux sanctions déjà annoncées si la Russie ne cessait pas ses opérations militaires.

01h34: Le Brésil restera "dans la neutralité", dit Bolsonaro

Le Brésil "va continuer dans la neutralité" et ne va pas "prendre parti" à propos de l'invasion russe de l'Ukraine, a déclaré dimanche son président Jair Bolsonaro après avoir parlé avec son homologue russe Vladimir Poutine. "Nous n'allons pas prendre parti, nous allons continuer dans la neutralité et aider selon nos possibilités à la recherche d'une solution. Nous voulons la paix, mais nous ne voulons pas nous attirer des conséquences ici", a dit le chef d'Etat d'extrême-droite, rappelant aussi que le Brésil "dépend beaucoup" des fertilisants russes.

"J'ai parlé tout à l'heure avec le président Poutine, plus de deux heures de conversation, nous avons parlé de beaucoup de choses (...) Bien sûr il a dit quelque chose sur l'Ukraine, que je garde pour moi, sans entrer dans les détails comme vous l'aimeriez", a dit M. Bolsonaro à des journalistes lors d'une conférence de presse à Guaruja, dans l'Etat de Sao Paulo (sud-est).

Le président brésilien a évité de critiquer la Russie pour son invasion de l'Ukraine. Jeudi dernier, il a désavoué le vice-président Hamilton Mourao qui avait déclaré que "le Brésil n'est pas d'accord avec une invasion du territoire ukrainien".

Jair Bolsonaro a assuré que le Brésil avait "activement" oeuvré pour que la résolution débattue au Conseil de sécurité de l'ONU, bloquée par le veto de la Russie, ne contienne pas le verbe "condamner", qui a été remplacé par "déplorer".

00h17: Ursula von der Leyen soutient l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée en faveur de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. "Avec le temps, ils nous appartiendront bel et bien. Ils sont des nôtres et nous les voulons parmi nous", a souligné dimanche Ursula von der Leyen interrogée par un journaliste d'Euronews sur l'adhésion du pays à l'Union. Elle a également souligné que la coopération est déjà en cours dans plusieurs domaines.

L'Ukraine travaille depuis un certain temps déjà à l'adhésion à l'Union européenne. Cet objectif est également inscrit dans la constitution depuis 2019.

00h00: L'Ukraine fait était de 352 morts parmi les civils, dont 14 enfants

Le ministère ukrainien de la santé a annoncé que 352 civils, dont 14 enfants, sont morts depuis le début de l’invasion russe, rapporte l'agence de presse Reuters. Il a également indiqué que 1 684 personnes, dont 116 enfants, ont été blessées.


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