Éric Zemmour refuse d'appeler Élisabeth Borne "première ministre", la France insoumise la qualifie d'"élève zélée de Macron"

L'ancien candidat à la présidentielle s'est exprimé sur RTL ce mardi matin.

Éric Zemmour refuse d'appeler Élisabeth Borne "première ministre", la France insoumise la qualifie d'"élève zélée de Macron"
©Montage AFP

Eric Zemmour, président du parti Reconquête!, est revenu ce mardi matin au micro de RTL sur la nomination d'Elisabeth Borne au poste de Première ministre. L'ex-candidat à la présidentielle a d'ailleurs refusé l'appellation Première ministre.

"Je salue l'arrivée du nouveau Premier ministre" , a-t-il déclaré. Quand la journaliste lui demande pourquoi le choix du masculin, Eric Zemmour répond: "Première ministre, c'est moche à l'oreille. Le français, ça doit avant tout être beau" .

Le président de Reconquête! s'est ensuite montré assez critique sur le choix du président, affirmant qu'il s'agit là d'un "coup politique" d'Emmanuel Macron. "Je ne suis pas dupe. Une nouvelle fois, il nomme un Premier ministre technocrate, comme Jean Castex, pour avoir la main sur tout. C'est un classique d'Emmanuel Macron".

D'autres critiques s'abattent sur la Première ministre

A noter que d'autres personnalités se sont montrées critiques ce mardi matin à l'encontre d'Elisabeth Borne. Adrien Quatennens, député et coordinateur du parti La France insoumise, a ainsi taclé la femme de 61 ans sur l'antenne de Franceinfo: "C'est bien que ce soit une femme, mais il faut voir ce qu'elle incarne politiquement. C'est l'autre nom de la maltraitance sociale et de l'irresponsabilité écologique qu'incarne Emmanuel Macron" . Et le proche de Jean-Luc Mélenchon d'ajouter: "On lui doit l'ouverture à la concurrence de la SNCF, la fin des tarifs réglementés de gaz, la réforme de l'assurance-chômage, la mise à pied de l'inspecteur du travail Anthony Smith qui avait protesté contre le fait que les travailleurs n'avaient pas de masques en période Covid, le fait qu'elle ait repoussé de 10 ans le plan de réduction du nucléaire".

"Il ne suffit pas d'avoir un CV pour se caractériser politiquement, il y a le bilan et les intentions, c'est l'élève zélée d'Emmanuel Macron" , conclut Adrien Quatennens.

Julien Bayou, secrétaire national d'EELV (Europe Ecologie Les Verts), y est lui aussi de sa critique au micro de France Inter. S'il a reconnu qu'"une femme à nouveau Première ministre, c'est un nouveau joli signal", il a ensuite déclaré que c'était le "seul motif de satisfaction". Avant d'étayer son attaque: "Le bilan d'Elisabeth Borne en matière sociale, c'est le bilan d'une femme de droite. On n'attend rien de cette Première ministre". Quant à la promesse que fait planer la nomination d'Elisabeth Borne en matière d'écologie, Julien Bayou rétorque: "Ne vous laissez pas berner par les mots".

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