Selon le gouverneur de Koursk, il y a un mort et des blessés dans une attaque en Russie près de la frontière ukrainienne

Une attaque dans un village du sud-ouest de la Russie, situé à la frontière avec l'Ukraine, dans la région de Koursk, a fait un mort et des blessés, a indiqué jeudi le gouverneur de cette région.

"Une autre attaque ennemie à Tyotkino, qui a eu lieu à l'aube, s'est malheureusement achevé en tragédie. Pour le moment, nous avons connaissance de la mort d'au moins un civil", a indiqué Roman Starovoyt sur Telegram, précisant que d'autres personnes avaient été blessées et recevaient des soins médicaux.

Selon les premières informations, la victime est un chauffeur routier qui effectuait des livraisons dans une distillerie locale qui a été frappée "à plusieurs reprises", a ajouté le gouverneur, laissant entendre que l'attaque venait d'Ukraine, en réponse à l'invasion russe lancée depuis le 24 février.

Les secours étaient en train d'éteindre jeudi matin les incendies causés dans le village d'environ 4.000 habitants. "Plusieurs maisons ont été endommagées. On parle également d'obus qui n'ont pas explosé", a poursuivi le gouverneur qui a posté sur Telegram des photos montrant des bâtiments calcinés, avec les vitres soufflées et des brèches dans le sol à l'endroit du bombardement présumé.

1.730 militaires ukrainiens d'Azovstal se sont rendus depuis lundi selon le ministère russe

Le ministère russe de la Défense a annoncé jeudi que 1.730 militaires ukrainiens retranchés sur le site sidérurgique d'Azovstal de Marioupol s'étaient rendus depuis lundi. "Au cours des 24 dernières heures, 771 combattants du régiment nationaliste Azov se sont rendus sur le site sidérurgique d'Azovstal à Marioupol. Au total depuis le 16 mai, 1.730 combattants, dont 80 blessés, se sont constitués prisonniers", indique le ministère dans un communiqué.

Le ministère a diffusé une vidéo montrant des militaires sortant du site sidérurgique et se faisant contrôler par des soldats russes avant de monter dans des bus. Parmi les Ukrainiens, certains sont blessés et certains marchent avec des béquilles.

Ces militaires étaient retranchés depuis plusieurs semaines dans les galeries souterraines de l'immense aciérie d'aciérie Azovstal, devenant un symbole international de la résistance à l'offensive russe lancée le 24 février.

Mercredi, alors que 959 soldats s'étaient déjà rendus, le dirigeant séparatiste prorusse Denis Pouchiline avait affirmé qu'il y avait initialement "plus de 2.000 personnes" dans l'aciérie.

Il avait précisé que les commandants ne s'étaient pour leur part pas encore rendus.

Les autorités ukrainiennes veulent organiser un échange de prisonniers de guerre, mais les autorités russes ont indiqué à maintes reprises qu'elles considéraient au moins une partie d'entre eux non pas comme des soldats mais comme des combattants néonazis.

Selon Denis Pouchiline, il revient au "tribunal" désormais de décider du sort des "criminels de guerre" et des "nationalistes".

Le port stratégique de Marioupol où se situe le site industriel a été complètement ravagé par les combats.

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