Accusations de violences sexuelles contre Abad : la justice est la "seule à pouvoir trancher", réagit le gouvernement

"Le gouvernement est aux côtés de celles qui, suite à une agression ou à du harcèlement, ont l'immense courage de parler", a indiqué lundi la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, après des accusations de viol relayées par la presse de deux femmes à l'endroit de Damien Abad.

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Olivia Grégoire, porte parole du gouvernement
Olivia Grégoire, porte parole du gouvernement ©AFP

"Le gouvernement est aussi aux côtés de toutes celles, trop nombreuses encore, qui se sont murées ou qui ont été murées dans le silence, (il) continuera sans relâche à encourager la libération de la parole des femmes et sans relâche encouragera les femmes qui ont subi des violences à se présenter à la justice", a-t-elle poursuivi, mais "l'établissement de la vérité, c'est à la justice de le faire".

"La justice est la seule à devoir ou à pouvoir trancher", a encore poursuivi Mme Grégoire à l'issue du Conseil des ministres, en prônant une "+tolérance zéro+ pour les délinquants sexuels".

La nouvelle porte-parole du gouvernement a précisé que la Première ministre Elisabeth Borne s'était entretenue dimanche soir avec M. Abad, son ministre des Solidarités.

Ex-patron des députés LR à l'Assemblée et principale prise de guerre de la Macronie depuis la victoire du président sortant le 24 avril, Damien Abad est dans la tourmente depuis ce week-end.

Il doit faire face à des accusations de viols sur deux femmes en 2010 et en 2011, relayées dans un article publié samedi par Mediapart, qu'il nie "avec la plus grande force".

Deux plaintes ont déjà été classées mais la justice dit analyser un nouveau signalement.

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