Une patiente découvre que l'hôpital lui a facturé un supplément pour avoir pleuré

Un abus de facturation ?

La Rédaction
Une patiente découvre que l'hôpital lui a facturé un supplément pour avoir pleuré
©Shutterstock

C'est une nouvelle pas banale qui fait le tour de la twittosphère. Aux Etats-Unis, une résidante de New York a vu sa facture de soins de santé augmenter en raison de pleurs. C'est sa grande soeur, Camille Johnson, qui scandalisée par cette surfacturation, a décidé de pousser un coup de gueule sur les réseaux sociaux le 17 mai dernier. Dans un message aimé plus de 520 000 fois et retweeté plus de 68 000 fois, elle explique que l'hôpital a ajouté 40 dollars (environ 37,70 €) à la facture de frais médicaux de sa sœur, le motif invoqué est que la patiente a pleuré pendant la consultation. Au total, sa sœur a dû s'acquitter d'une facture de 485 dollars. Atteinte d'une maladie rare, la patiente avait consulté en janvier dernier un médecin qui lui avait fait passer une batterie de tests pour s'assurer de l'évolution de son état de santé.

"Ma petite sœur a beaucoup souffert d'un problème de santé ces derniers temps et a finalement pu voir un médecin. Ils lui ont fait payer 40 dollars pour avoir pleuré. Ma sœur a eu du mal à accéder à des soins. Elle s'est laissée déborder par l'émotion à cause de sa frustration et de son impuissance", écrit Camille Johnson en légende d'une photo de ladite facture.

La facture indique en effet "brève évaluation émotionnelle et comportementale". Un motif de facturation qui peut sembler aberrant et qui est pourtant légal aux Etats-Unis. En effet, depuis 2015 les médecins peuvent facturer une "évaluation émotionnelle" quand l'état de santé d'un patient nécessite un examen par un spécialiste chargé de dépister une maladie mentale, une dépression ou des troubles du comportement. Camille Johnson précise néanmoins au quotidien The Independant "qu'aucun spécialiste n'a examiné sa sœur et que rien ne lui a donc été prescrit et rien n'a été fait pour améliorer sa santé mentale". Elle précise également que "personne n'a essayé de comprendre pour quelle raison elle pleurait ni essayé de l'aider".

"Nous avons besoin d'un changement radical dans le secteur de la santé et j'ai pensé que partager une histoire vécue, en ligne, serait un bon moyen d'ouvrir la conversation et d'aider à plaider en faveur du changement", a-t-elle expliqué à The Independant. De fait, son tweet est très vite devenu viral et a poussé de nombreuses autres personnes à dénoncer les abus de facturation dont elles aussi ont pu être victimes. Le cas de la sœur de Camille Johnson ne semble donc pas isolé.

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