Quand Sergueï Lavrov compare l'agression russe en Ukraine à la relation entre la France et la Belgique

Lavrov a osé la comparaison entre la France et la Belgique avec l'invasion russe en Ukraine.

La Rédaction
Quand Sergueï Lavrov compare l'agression russe en Ukraine à la relation entre la France et la Belgique
©AFP

Ce dimanche soir, Sergueï Lavrov était l'invité du 20h de TF1. Interviewé, il a pu répondre à plusieurs questions. Forcément, la guerre en Ukraine était au centre du débat. Une nouvelle fois, le ministre russe des Affaires étrangères a tenté de justifier l'agression envers son voisin. Et il a, cette fois, utilisé un autre argument que la dénazification de l'Ukraine. "Vous savez, nous sommes ce que nous faisons car nous sommes contraints de le faire", a-t-il commencé. "Nous voulons protéger la population du Donbass. Nous voulons également protéger la langue russe qui a été directement discriminée et agressée par les régimes successifs en Ukraine."

Après cette justification, il a pris l'exemple de la Belgique pour étayer son argument. "Pour l'Occident, c'est semblable à ce qui est arrivé à la langue russe, à l'éducation russe, aux médias russes, qui ont été interdits par la loi", avant de poursuivre. "Par exemple, comment la France réagirait-elle si la Belgique interdisait la langue française ? Où que ferait l'Angleterre si l'Irlande interdisait l'anglais ? En Europe, on ne peut pas imaginer cela. Mais quand il s'agit du russe, personne en Europe ne s'en soucie."

Il a également déclaré que cette région du Donbass était une priorité absolue. En revanche, Kiev n'est plus une priorité. "Notre priorité absolue, c'est la libération des régions de Donetsk et de Lougansk qui sont désormais reconnues par la Fédération de Russie comme des États indépendants", affirme Lavrov. Il refuse par contre toujours de parler "d'annexion" pour ces deux régions.

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