La Commission européenne veut bannir les produits issus du travail forcé

Le travail forcé touche quelque 27,6 millions de personnes dans le monde, selon l'Organisation internationale du travail (OIT).

La Libre Eco avec AFP
"Être des leaders industriels et technologiques suppose de nous affirmer davantage dans la défense de nos valeurs et la définition de nos règles et normes", a souligné le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton.
"Être des leaders industriels et technologiques suppose de nous affirmer davantage dans la défense de nos valeurs et la définition de nos règles et normes", a souligné le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton. ©AFP

La Commission européenne a présenté un projet de règlement destiné à bannir du marché européen les produits issus du travail forcé, une législation susceptible de concerner notamment la production chinoise impliquant la minorité musulmane ouïghoure.

A la différence des Etats-Unis, qui bannissent explicitement les importations en provenance de la région chinoise du Xinjiang, l'interdiction européenne vise tous les produits issus du travail forcé, totalement ou partiellement, quel que soit le lieu où ils sont fabriqués ou cultivés.

"Notre interdiction s'appliquera aux produits fabriqués dans l'UE, aux exportations et aux importations", a précisé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis.

"Être des leaders industriels et technologiques suppose de nous affirmer davantage dans la défense de nos valeurs et la définition de nos règles et normes", a souligné le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton.

Washington interdit depuis décembre 2021 l'achat de produits fabriqués dans le Xinjiang, à moins que les entreprises apportent la preuve que leurs produits n'ont pas été fabriqués avec du travail forcé. Sont en particulier visés le coton, dont le Xinjiang est l'un des grands producteurs mondiaux, les tomates et le polysilicium, matériau utilisé pour fabriquer les panneaux photovoltaïques.

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