Assemblée générale de l'Onu après 2 ans perturbées par le Covid : Antonio Guterres déplore une "crise profonde" dans l'enseignement

Guerre en Ukraine, catastrophes climatiques, insécurité alimentaire... Dans un monde assiégé par les crises, les dirigeants de la planète se succèdent à partir de mardi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU éprouvée par des divisions profondes.

Assemblée générale de l'Onu après 2 ans perturbées par le Covid : Antonio Guterres déplore une "crise profonde" dans l'enseignement
©AP

Pendant près d'une semaine, quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier vont prendre la parole lors de cette grand-messe diplomatique annuelle qui reprend en personne après deux années perturbées par le Covid-19.

Traditionnellement, cette première journée fait la part belle au discours du président américain qui, en tant que dirigeant du pays hôte du siège des Nations unies, s'exprime dans les premiers. Mais exceptionnellement --comme à de très rares occasions par le passé--, ce ne sera pas le cas: Joe Biden, qui était lundi aux funérailles de la reine Elizabeth II, a décalé son intervention à mercredi.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est au rendez-vous avec un discours d'ouverture de cette 77e Assemblée générale qui "ne va pas édulcorer les choses", a promis son porte-parole Stéphane Dujarric

L'enseignement dans le monde est "en crise profonde", a déploré le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, lundi à New York lors d'un sommet consacré à l'éducation spécialisée en préambule de l'Assemblée générale qui s'ouvre mardi."Chacun sait que l'éducation peut transformer les vies, les économies et les sociétés. Mais nous savons aussi que nous devons changer l'éducation parce qu'elle est en crise. Au lieu d'un grand levier du possible, l'éducation devient une source de division", a-t-il déclaré.

Le secrétaire général a notamment souligné l'écart entre les pays riches et les pays pauvres où 70% des enfants de 10 ans sont incapables de lire un texte simple. Et même dans les pays développés, "les systèmes éducatifs creusent les inégalités au lieu de les réduire, et ce de génération en génération".

La pandémie de coronavirus a eu un impact "dévastateur" sur l'éducation, selon M. Guterres, même si cette crise sévissait depuis un certain temps. D'après lui, non seulement les investissements sont insuffisants, mais les systèmes éducatifs, en se concentrant sur l'apprentissage par cœur et la compétition pour obtenir de bonnes notes, ne répondent pas aux attentes des étudiants et des sociétés.

"À l'heure de la désinformation rampante, du déni du changement climatique et des attaques contre les droits de l'homme, nous avons besoin de systèmes éducatifs qui séparent les faits des théories du complot, inculquent le respect de la science et célèbrent l'humanité dans toute sa diversité."

Quelque 90 chefs d'État et de gouvernement auraient dû participer au sommet, mais les funérailles de la reine Elizabeth II au Royaume-Uni ont contraint nombre d'entre eux à se rendre à Londres lundi. La Belgique a apporté sa contribution par le biais de messages vidéo de la reine Mathilde et du Premier ministre Alexander De Croo.

Notre pays avait pris la tête des travaux préparatoires du sommet sur le financement de l'enseignement. Le résultat de ces consultations, a indiqué M. De Croo, est une proposition de "pacte mondial" non contraignant visant à accroître le volume des investissements dans l'éducation à l'échelle mondiale.

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