Guerre en Ukraine: Washington fustige les "simulacres" de référendums prévus par la Russie

"La Russie organise hâtivement des simulacres de référendums" en Ukraine, a dénoncé mardi le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.

Belga

"Les Etats-Unis ne reconnaîtront jamais les prétentions de la Russie sur des parties prétendument annexées de l'Ukraine", a ajouté Jake Sullivan lors d'un point presse.

Les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé mardi la tenue dans l'urgence du 23 au 27 septembre de "référendums" d'annexion par la Russie, en pleine contre-offensive ukrainienne.

Pour M. Sullivan, ces référendums et l'intention de Moscou de mobiliser davantage de forces en Ukraine témoignent des revers militaires des forces russes qui ont dû se retirer de plusieurs régions qu'elles occupaient depuis février.

"Ce ne sont pas des mesures que prendrait un pays sûr de lui", a-t-il noté. "Ce n'est pas montrer sa force, c'est le contraire."

Un haut responsable du département d'Etat a évoqué pour sa part un "geste désespéré" de la part du président russe, qui répond au fait qu'il "perd clairement du terrain face à la contre-offensive ukrainienne".

"Nous avons clairement fait savoir qu'il y (aurait) des conséquences accrues" si les référendums se tenaient, a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat sans toutefois dévoiler quelles seraient les sanctions supplémentaires.

De son côté, le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder, a souligné que même si Moscou annexait formellement des territoires ukrainiens sur la base de ces scrutins, Washington poursuivrait son soutien militaire à l'Ukraine.

"De mon point de vue, c'est juste une opération médiatique destinée à détourner l'attention de la situation difficile dans laquelle l'armée russe se trouve actuellement", a-t-il dit.

"Nous continuerons à coopérer avec l'Ukraine et nos partenaires internationaux pour lui apporter le soutien dont elle a besoin pour défendre son territoire", a-t-il conclu.

Zelensky salue le soutien de l'Occident

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a minimisé mardi l'importance de "référendums" d'annexion de territoires ukrainiens par la Russie tout en saluant la condamnation de ce projet par l'Occident.

"Je remercie tous les amis et partenaires de l'Ukraine pour leur condamnation massive et ferme des intentions de la Russie d'organiser d'énièmes pseudo-référendums", a-t-il déclaré dans son adresse traditionnelle. Il a minimisé l'importance de la convocation dans l'urgence de ces "référendums". "Il y a eu "aujourd'hui des nouvelles assez bruyantes provenant de la Russie. Mais que s'est-il passé? Qu'est-ce qu'il y a eu du nouveau par rapport à ce qui a déjà dit auparavant?" s'est-il interrogé. "Notre position ne change pas en fonction de ce bruit ou n'importe quelle autre annonce", a ajouté le chef de l'Etat en appelant à "maintenir la pression" sur la Russie. "Préservons notre unité, protégeons l'Ukraine, libérons notre terre et ne manifestons aucune faiblesse", a-t-il exhorté. Les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé mardi la tenue dans l'urgence du 23 au 27 septembre de "référendums" d'annexion par la Russie, en pleine contre-offensive ukrainienne. Le chancelier allemand Olaf Scholz a jugé que "ces référendums fictifs ne sont pas acceptables". Les Etats-Unis ont dénoncé des "simulacres" électoraux. Le président français Emmanuel Macron a lui fustigé devant l'Assemblée générale des Nations unies "un retour à l'âge des impérialismes et des colonies", peu après avoir qualifié les scrutins annoncés de "parodie". Ces votes, sur le modèle de celui qui a formalisé l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée (sud) par la Russie en 2014, dénoncée par Kiev et les Occidentaux, font l'objet de préparatifs depuis plusieurs mois.

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