"Un signe de faiblesse", "Un aveu d'échec": la communauté internationale réagit aux récentes déclarations de Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé une mobilisation militaire partielle en Russie, mercredi matin.

La Rédaction avec AFP

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mercredi une "mobilisation partielle" des Russes en âge de combattre, ouvrant la voie à une escalade majeure dans le conflit en Ukraine. Cette mobilisation concerne 300.000 réservistes, soit "un peu plus de 1%" du nombre de personnes mobilisables dans le pays, estimé à quelque 25 millions de personnes, selon le ministère russe de la Défense.

Les déclarations de Poutine ont suscité de vives réactions de la part de la communauté internationale.

"Un signe de faiblesse"

L'annonce Moscou est un "signe de faiblesse, de l'échec russe", a estimé mercredi l'ambassadrice américaine en Ukraine Bridget Brink. "Des référendums simulacres et une mobilisation sont des signes de faiblesse, de l'échec russe", a écrit Mme Brink sur Twitter tout en assurant que son pays allait continuer à "soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra".

Il a souligné une nouvelle fois que la libération de l'ensemble du Donbass, composé des régions de Donetsk et de Louhansk, restait l'objectif principal de l'"opération militaire spéciale", nom donné par Moscou à la guerre en Ukraine. Il s'est également engagé à soutenir pleinement les référendums sur l'annexion de territoires ukrainiens par la Russie annoncés précédemment. Ceux-ci auront lieu du 23 au 27 septembre.

Un "aveu d'échec de son invasion"

L'annonce par Moscou de la mobilisation partielle en Russie et de "référendums" d'annexion de territoires constitue un "aveu d'échec" de l'invasion de l'Ukraine, a quant à lui estimé mercredi le ministre de la Défense britannique Ben Wallace.

Le fait que le président russe Vladimir Poutine "ait rompu sa propre promesse de ne pas mobiliser une partie de sa population" constitue "un aveu de l'échec de son invasion", a-t-il affirmé. "Aucune menace ni propagande ne peut cacher le fait que l'Ukraine est en train de gagner cette guerre (...) et que la Russie est en train de devenir un paria mondial", a-t-il ajouté dans un communiqué.

"Désespoir"

Le discours ce matin du président russe Vladimir Poutine, confirmant l'organisation de référendums d'annexion et annonçant une mobilisation partielle, constitue une nouvelle preuve qu'il ne souhaite pas la paix mais l'escalade dans sa guerre d'agression contre l'Ukraine, a pour sa part affirmé l'Union européenne. "C'est aussi un nouveau signe de désespoir de sa part sur la manière dont évolue son agression contre l'Ukraine", a ajouté Peter Stano, porte-parole de l'exécutif européen pour les Affaires étrangères.

"C'est un message clair à la communauté internationale dans son ensemble, surtout en cette semaine cruciale d'assemblée générale des Nations unies à New York, qu'il n'est intéressé que par la poursuite de cette guerre, qui est destructrice non seulement pour l'Ukraine au vu des atrocités commises, mais aussi pour tout autre pays dans le monde, car elle alimente les crises alimentaire et énergétique".

Avant l'allocution de Vladimir Poutine, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déjà averti depuis New York que l'UE ne reconnaîtrait jamais le résultat des référendums d'annexion annoncés par Moscou dans les territoires ukrainiens séparatistes ou sous contrôle russe. Toute tentative de la part de la Russie de modifier les frontières de l'Ukraine serait une violation de la charte des Nations unies, avait-elle ajouté.

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