Guerre en Ukraine : Kiev annonce l'échange de 215 prisonniers militaires, l'Allemagne prête à accueillir des déserteurs russes

Voici toutes les dernières informations concernant la guerre en Ukraine.

Ce Mercredi matin, le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé dans une rare allocution télévisée. Il a annoncé la mobilisation de centaines de milliers de Russes pour combattre en Ukraine, prévenant l'Occident que Moscou utiliserait "tous les moyens" pour se défendre. "Ce n'est pas du bluff", a-t-il martelé, la mine grave, accusant les pays occidentaux de vouloir "détruire" la Russie, d'avoir recours au "chantage nucléaire" contre elle et signifiant ainsi qu'il était prêt à utiliser l'arme nucléaire.

En soirée, Volodymyr Zelensky exigeait devant l'ONU un "juste châtiment" pour la Russie de Vladimir Poutine.

Le fil info:

16H16: Le porte-parole du Kremlin défend son fils, accusé d'avoir refusé d'être mobilisé

15h52: L'Allemagne est prête à accueillir des déserteurs russes

14h54: Orban veut une levée des sanctions de l'UE d'ici fin 2022

Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban, qui blâme régulièrement les sanctions de l'Union européenne (UE) contre la Russie, veut obtenir leur levée d'ici décembre, a rapporté jeudi un journal pro-gouvernement. Lors d'une réunion interne du parti au pouvoir Fidesz, le dirigeant a appelé ses troupes "à faire tout leur possible pour s'assurer que l'Europe lève les sanctions au plus tard avant la fin de l'année", écrit Magyar Nemzet, au moment même où Bruxelles en envisage de nouvelles.

Contacté par l'AFP, le gouvernement a "confirmé" les informations de l'article.

M. Orban, soucieux de maintenir des liens de proximité avec le Kremlin, ne cesse de fustiger la stratégie de l'UE.

12h42: six morts dans une frappe sur un marché à Donetsk, bastion séparatiste prorusse

Au moins six personnes ont été tuées et six autres blessées jeudi dans une frappe ayant touché un marché à Donetsk, bastion des séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine, a annoncé le chef de l'administration locale pro-Moscou. "Selon les informations que l'on reçoit, six personnes sont mortes et six blessées dans le bombardement du marché Kryty", a indiqué sur Telegram Alexeï Koulemzine. Les médias séparatistes ont diffusé des images montrant un bus calciné et un cadavre ensanglanté sur la route, au milieu de bris de verre.

12h07: Le coût pour Kiev de l'invasion russe estimé à près de 1.000 mds de dollars

Le coût pour l'Ukraine de l'invasion russe, déclenchée le 24 février, est estimé à près de 1.000 milliards de dollars, a déclaré jeudi à Berlin un conseiller de Volodymyr Zelensky. "Dans les premiers jours de l'agression, les Russes ont détruit pour 100 milliards de dollars de nos actifs", a indiqué le conseiller économique du président ukrainien, Oleg Ustenko, lors d'une conférence organisée par la Conseil allemand des affaires internationales.

"Ce montant est désormais bien plus élevé que cela. Nous parlons de coûts directs et indirects que nous avons déjà subis en Ukraine de près de 1.000 milliards de dollars", a-t-il estimé, soit l'équivalent d'environ "cinq PIB annuels".

Pour l'année en cours, les autorités ukrainiennes "s'attendent à une baisse importante de notre PIB", estimée "entre 35 et 40%, soit la plus forte baisse de notre PIB depuis 1991", a également déploré M. Ustenko.

Le déficit budgétaire se creuserait ainsi, selon ce conseiller de M. Zelensky, d'"environ 5 milliards d'euros par mois". "Ainsi, au lieu d'avoir 7 milliards (de déficit) sur toute l'année, nous gérons 5 milliards par mois", a-t-il regretté.

11h40: 55 militaires russes de retour en Russie après un échange de prisonniers avec l'Ukraine

Cinquante-cinq militaires russes sont de retour en Russie après le plus important échange de prisonniers militaires avec Kiev depuis le début de l'offensive en Ukraine, a annoncé jeudi le ministère russe de la Défense. "Tous les militaires sont arrivés sur le territoire de la Fédération de Russie par des avions militaires et se trouvent dans des établissements médicaux du ministère", a indiqué la Défense russe dans un communiqué, sans faire mention de l'ex-député ukrainien Viktor Medvedtchouk, proche du président russe Vladimir Poutine et remis mercredi selon Kiev.

Ils "ont eu la possibilité de contacter leurs proches", a affirmé le ministère russe, ajoutant que ces militaires libérés "recevaient l'assistance psychologique et médicale nécessaire".

11h10: Il faut "tenir notre ligne" face au "chantage" de Poutine, dit Emmanuel Macron

"Notre devoir c'est de tenir notre ligne" face au "chantage" du président russe Vladimir Poutine, a affirmé le président français Emmanuel Macron, dans un entretien à la chaîne BFMTV. "Il y a aujourd'hui une escalade qui est prise par la Russie, à plusieurs égards: la mobilisation partielle (...) et ce discours belliqueux, cette menace, qui a vocation à intimider ou à rappeler que la Russie est une puissance dotée (de l'arme nucléaire, NDLR)", a déclaré le chef de l'Etat français.

"Dans ce contexte, notre devoir c'est de tenir notre ligne, c'est-à-dire d'aider l'Ukraine comme on le fait, à protéger son territoire, jamais à pouvoir agresser la Russie. Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie", a-t-il poursuivi.

L'annonce par la Russie de la mobilisation de centaines de milliers de réservistes et sa menace d'un recours à l'arme nucléaire, "de manière évidente, c'est du chantage, de manière évidente, il dispose de ces armes et le risque est toujours là. Et c'est un moyen de faire pression dans un moment difficile de cette guerre", a estimé Emmanuel Macron.

Mais "je ne ferai aucune interprétation ni n'aurai quelque propos qui soit qui participerait d'une escalade", a-t-il insisté.

"La France est une puissance nucléaire raisonnable (...). En général ce n'est jamais bon de faire de la politique fiction, et en particulier sur ce sujet (...) parce qu'on est pris dans le jeu d'une escalade en disant +si ceci arrive, alors je ferai cela+. Non", a encore dit Emmanuel Macron.

"Nous, nous voulons obtenir le résultat qu'on poursuit depuis le début, que l'Ukraine puisse résister, restaurer sa souveraineté, que l'Ukraine et la Russie se remettent autour de la table des négociations", a-t-il énuméré.

11h08: l'OSCE dénonce un climat de "peur et d'intimidation"

L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) s'alarme, dans un rapport jeudi, de l'intensification de la répression en Russie depuis l'invasion de l'Ukraine, dans le but de faire taire ou fuir les opposants. "La répression s'est progressivement accentuée depuis 2012 et a atteint son point culminant avec les lois adoptées après le début de la guerre", selon ce document de plus de 120 pages, qui évoque "un climat de peur et d'intimidation".

La diffusion de "fausses informations" sur les forces armées russes est ainsi désormais passible de 15 ans de prison.

Cet arsenal juridique a pour effet de pousser les ONG, militants, défenseurs des droits humains, avocats et journalistes "à réduire ou abandonner leurs activités, voire à quitter leur pays", est-il écrit dans le rapport consulté par l'AFP, qui doit être présenté dans la journée au Conseil permanent de l'OSCE.

10h30: le G7 condamne l'"escalade" russe, promet de nouvelles sanctions

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné l'"escalade" de Moscou dans le conflit en Ukraine et promis de prendre de "nouvelles sanctions", suite à l'annonce d'une mobilisation partielle en Russie, dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi. Les ministres "ont déploré l'escalade délibérée de la Russie, y compris la mobilisation partielle de réservistes et la rhétorique nucléaire irresponsable", à l'issue d'une rencontre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

Les ministres de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni, ainsi que le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, ont également condamné "les référendums fictifs sur le territoire souverain de l'Ukraine", annoncés par les autorités pro-russes dans la région occupée du Donbass.

Le vote "ne peut pas être libre ou juste" alors que les forces russes sont présentes, ont-ils ajouté.

Le G7 devrait "prendre de nouvelles sanctions ciblées" et va "maintenir une pression économique et politique soutenue sur la Russie", selon le communiqué. "Nous allons étudier et adopter de nouvelles mesures restrictives, tant personnelles que sectorielles", a précisé M. Borell.

Les ministres ont également réaffirmé leur engagement à "finaliser les préparations" pour la mise en place d'un plafonnement du prix du pétrole russe.

Ils ont enfin appelé la Russie à "rendre le contrôle" à l'Ukraine de la centrale nucléaire de Zaporijjia, frappée ces dernières semaines par des bombardements, dont Moscou et Kiev s'accusent mutuellement.

06h00:Les chemins de fer ukrainiens "continuent à travailler" malgré les bombes

Les chemins de fer ukrainiens n'ont "jamais cessé de fonctionner plus de deux heures" en dépit de la guerre qui ravage le pays : c'est l'une des fiertés confiées par le directeur général de la compagnie publique Ukrzaliznytsia (UZ), Oleksandre Kamychine, en déplacement exceptionnel à Berlin.

"Cela fait 210 jours que nous sommes en guerre. Et peu importe les bombardements russes, nous continuons à travailler", assure dans un entretien à l'AFP M. Kamychine, venu représenter son entreprise --et son pays-- au salon international du ferroviaire, InnoTrans, qui se tient cette semaine.

Depuis l'invasion russe, Ukrzaliznytsia, la plus grande entreprise publique du pays avec 231.000 personnes, a "perdu 244 cheminots et 425 ont été blessés".

"C'est ce bilan qui est dur à payer", assène M. Kamychine, accueilli à InnoTrans sur le stand des chemins de fer polonais PKP.

"Les infrastructures endommagées, vous pouvez toujours les reconstruire. Mais les gens? Les vies et les compétences des gens, c'est quelque chose que vous ne pouvez pas reconstruire", a-t-il relevé.

Quelque 8.000 cheminots combattent dans l'armée ukrainienne.

04h10: Londres promet son aide militaire à l'Ukraine jusqu'à sa victoire, dit Truss à l'ONU

Le Royaume-Uni continuera de fournir une aide militaire à l'Ukraine jusqu'à sa victoire contre la Russie, a promis mercredi soir la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss devant l'Assemblée générale de l'ONU.

"A ce moment critique du conflit, je promets que nous maintiendrons ou augmenterons notre soutien militaire à l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra (...) Nous ne serons tranquilles que lorsque l'Ukraine aura triomphé", a assuré Mme Truss à la tribune des Nations unies.

Plus tôt mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un message vidéo diffusé lors de l'Assemblée générale, a plaidé avec force pour un "juste châtiment" contre la Russie, que le président américain Joe Biden a accusé d'avoir "violé de manière éhontée" les principes des Nations unies.

Mme Truss a estimé que le président russe Vladimir Poutine, qui a annoncé mercredi matin la mobilisation de centaines de milliers de réservistes, "tentait de justifier son échec catastrophique" en Ukraine.

"Cela ne fonctionnera pas. L'alliance internationale est forte et l'Ukraine est forte", a lancé la cheffe du gouvernement britannique.

Pour Mme Truss, "les Ukrainiens ne défendent pas seulement leur propre pays, ils défendent nos valeurs et la sécurité du monde entier. C'est pour cela que nous devons agir".

La Première ministre s'est engagée à ce que "le Royaume-Uni dépense d'ici à 2030 3% de son PIB pour la défense, préservant (sa) position de leader comme acteur de la sécurité en Europe".

Enfin, elle a plaidé pour un vaste plan économique libéral - une sorte d'"Otan économique": "Le G7 et nos partenaires qui partagent la même vision doivent agir comme un Otan économique, pour défendre collectivement notre prospérité".

04h00: Londres promet son aide militaire à l'Ukraine jusqu'à sa victoire, dit Truss à l'ONU

Le Royaume-Uni continuera de fournir une aide militaire à l'Ukraine jusqu'à sa victoire contre la Russie, a promis mercredi soir la nouvelle Première ministre britannique Liz Truss devant l'Assemblée générale de l'ONU.

"A ce moment critique du conflit, je promets que nous maintiendrons ou augmenterons notre soutien militaire à l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra (...) Nous ne serons tranquilles que lorsque l'Ukraine aura triomphé", a assuré Mme Truss à la tribune des Nations unies.

Plus tôt mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un message vidéo diffusé lors de l'Assemblée générale, a plaidé avec force pour un "juste châtiment" contre la Russie, que le président américain Joe Biden a accusé d'avoir "violé de manière éhontée" les principes des Nations unies.

Mme Truss a estimé que le président russe Vladimir Poutine, qui a annoncé mercredi matin la mobilisation de centaines de milliers de réservistes, "tentait de justifier son échec catastrophique" en Ukraine.

"Cela ne fonctionnera pas. L'alliance internationale est forte et l'Ukraine est forte", a lancé la cheffe du gouvernement britannique.

Pour Mme Truss, "les Ukrainiens ne défendent pas seulement leur propre pays, ils défendent nos valeurs et la sécurité du monde entier. C'est pour cela que nous devons agir".

La Première ministre s'est engagée à ce que "le Royaume-Uni dépense d'ici à 2030 3% de son PIB pour la défense, préservant (sa) position de leader comme acteur de la sécurité en Europe".

Enfin, elle a plaidé pour un vaste plan économique libéral - une sorte d'"Otan économique": "Le G7 et nos partenaires qui partagent la même vision doivent agir comme un Otan économique, pour défendre collectivement notre prospérité".

01h45: Plusieurs pays dénoncent la "militarisation" par la Russie de la centrale de Zaporijjia

Plusieurs pays dont la France ont dénoncé mercredi la "militarisation" par la Russie de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, ce qui menace la sécurité nucléaire.

Dans une déclaration conjointe adoptée à l'issue d'une réunion à New York, les ministres des Affaires étrangères d'Allemagne, du Canada, de France, d'Italie, du Royaume-Uni et d'Ukraine ainsi que les représentants de la Corée du sud, des Etats-Unis et de la Suisse ont souligné "avec force que la saisie et la militarisation par la Russie de la centrale nucléaire de Zaporijjia sont la cause fondamentale des menaces actuelles sur les plans de la sûreté et de la sécurité nucléaires".

"Nous rappelons que le risque accru d'un accident nucléaire demeurera dangereusement élevé tant que la Russie sera présente sur le site de Zaporijjia", ont-ils affirmé.

La situation à la centrale, la plus grande d'Europe, "se dégrade encore", a averti de son côté le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, ajoutant qu'on "ne (pouvait) pas se permettre le luxe d'attendre que quelque chose de catastrophique se produise".

Il s'exprimait à l'issue de cette réunion à la représentation française auprès de l'ONU, ouverte par le président Emmanuel Macron.

Le directeur de l'AIEA a indiqué en avoir discuté avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qu'il a rencontré mercredi matin en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

"Tant qu'il y aura des bombardements qui continuent, les risques sont énormes", a-t-il ajouté.

00h59: La Corée du Nord dément exporter des armes vers la Russie

La Corée du Nord a nié mercredi avoir fourni des armes à la Russie, ont rapporté les médias officiels, des semaines après que les Etats-Unis ont déclaré que Moscou se tournait vers Pyongyang pour reconstituer ses stocks épuisés par l'invasion de l'Ukraine.

"Nous n'avons jamais exporté d'armes ou de munitions vers la Russie auparavant et nous n'envisageons pas d'en exporter", a déclaré un responsable du Bureau général de l'Equipement du ministère de la Défense dans un communiqué publié par l'Agence centrale de presse coréenne (KCNA). Cette déclaration intervient après que la Maison Blanche a déclaré plus tôt en septembre que la Russie achetait des obus d'artillerie et des roquettes à la Corée du Nord communiste pour les utiliser dans sa guerre en Ukraine. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby, a déclaré que les Etats-Unis pensaient que les achats "pourraient inclure littéralement des millions de cartouches, de roquettes et d'obus d'artillerie". Cependant, citant des renseignements américains déclassifiés, il a souligné à l'époque que les achats n'étaient pas encore terminés et que rien n'indiquait que ces armes étaient utilisées en Ukraine. Allié de Moscou, Pyongyang, a affirmé dans le communiqué que Washington et "d'autres forces hostiles répandaient une rumeur de trafic d'armes" entre la Corée du Nord et la Russie. "Nous avertissons les Etats-Unis de cesser de faire des remarques imprudentes", a-t-on poursuivi, tout en soulignant que la Corée du Nord conserve le droit d'exporter du matériel militaire. La Maison Blanche a indiqué que l'achat de munitions d'artillerie au gouvernement nord-coréen isolé, ainsi qu'un accord pour acheter des drones militaires à l'Iran, ont montré que la Russie était dans une situation désespérée après des mois de sanctions économiques et technologiques occidentales visant à paralyser sa machine de guerre.

00h45: L'Ukraine annonce l'échange de 215 prisonniers militaires

L'Ukraine a annoncé mercredi l'échange avec la Russie de 215 militaires dont des chefs de la défense de l'aciérie Azovstal dans la ville de Marioupol, symbole de la résistance à l'invasion russe.

"Nous avons réussi à libérer 215 personnes", le plus grand échange depuis le début de l'invasion russe en février, a déclaré à la télévision le chef de l'administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak.

La Russie a récupéré 55 prisonniers dont l'ex-député Viktor Medvedtchouk, un proche de Vladimir Poutine, accusé de haute trahison en Ukraine, a précisé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son adresse quotidienne.

Dans le cadre de cette "opération longuement préparée", cinq commandants militaires dont des chefs de la défense d'Azovstal, ont été transférés en Turquie, a souligné M. Zelensky.

Ils resteront dans ce pays "en sécurité absolue et dans des conditions confortables" jusqu'"à la fin de la guerre" aux termes d'un accord avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, selon le chef de l'Etat ukrainien.

Dix prisonniers de guerre, dont cinq Britanniques et deux Américains dont le transfert de Russie en Arabie saoudite plus tôt dans la journée dans le cadre d'un échange entre Moscou et l'Ukraine a été annoncé par la diplomatie saoudienne, font partie de cet échange, selon M. Zelensky

00h19: Zelensky exige devant l'ONU un "juste châtiment" contre la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exigé mercredi devant l'ONU un "juste châtiment" contre la Russie, dénonçant avec force l'invasion de son pays par les troupes russes et appelant à la mise en place d'un tribunal spécial.

"Un crime a été commis contre l'Ukraine et nous exigeons un juste châtiment" contre la Russie, a déclaré le président Zelensky en s'adressant via un message vidéo à l'Assemblée générale de l'ONU. N'ayant pas pu se rendre à New York, le dirigeant avait obtenu cette autorisation exceptionnelle des Etats membres des Nations unies. Dans son discours, qui s'est achevé sous les ovations et applaudissements des représentants présents dans la salle, M. Zelensky a lancé une virulente diatribe contre la Russie pour son agression contre l'Ukraine. "Nous ne laisserons pas cette entité prévaloir sur nous", a-t-il lancé, vêtu comme toujours d'un tee-shirt vert kaki, et appelant à la création d'un tribunal spécial pour juger la Russie "pour son crime d'agression contre notre Etat". Il a prononcé le mot "châtiment" pas moins d'une quinzaine de fois tout au long de son discours. Le président ukrainien a également appelé à la création d'un fonds de compensation pour l'Ukraine et estimé que la Russie devrait être privée de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU. Auparavant, à la même tribune des Nations unies, le président américain Joe Biden avait accusé la Russie d'avoir "violé de manière éhontée" les principes de l'ONU.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be