Des images satellites montrent les kilomètres de file de citoyens fuyant la Russie pour rejoindre la Géorgie: "Ceux qui restent risquent la mort"

Des files très impressionnantes.

Rédaction

Après l'annonce de Vladimir Poutine de mobiliser 300.000 personnespour aller combattre en Ukraine, c'est la cohue en Russie. En effet, de nombreux locaux ont essayé de fuir le pays par tous les moyens possibles. Ce qui s'est traduit par des embouteillages monstrueux. Comme le démontrent des images satellites captées par la société Maxar Technologies, qui datent de dimanche.

Les experts ont pu dénombrer... 16 kilomètres de file pour rejoindre le pays voisin, la Géorgie. Certains médias russes ont annoncé que 3.000 camions et voitures étaient à l'arrêt. Ce mercredi matin, le ministère géorgien a annoncé que les arrivées de Russes avaient doublé depuis l'annonce de la mobilisation, pour atteindre 10.000 par jour. La population russe choisit la Géorgie car elle ne doit pas présenter de Visa pour pouvoir y entrer. Le délai d'attente était d'environ... 48h pour passer la frontière.

Afin de stopper cet exode massif, le Kremlin souhaiterait fermer ses frontières selon plusieurs médias locaux. Une information qui a été démentie par Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin: "Pour l'instant, aucune décision n'a été prise à ce sujet", a-t-il déclaré ce lundi.

Des images satellites montrent les kilomètres de file de citoyens fuyant la Russie pour rejoindre la Géorgie: "Ceux qui restent risquent la mort"
©AP

Au-delà de ses embouteillages, le prix des billets d'avion a également explosé. Des destinations comme Istanbul, Dubaï, Belgrade ou Bakou ont affiché complet. D'autres pays voisins ont également constaté une forte augmentation d'entrée sur leur territoire, comme l'Arménie, la Finlande ou le Kazakhstan.

Sky News est parvenu à rencontrer un Russe qui a choisi de quitter son pays vers la Finlande. "Ceux qui restent en Russie et manifestent risquent d'être tués", a expliqué Alexander (nom d'emprunt). Il a également évoqué le sort de ses amis. "Comme moi, ils ont dû fuir", poursuit-il. "Ils se trouvent actuellement en Azerbaïdjan et en Arménie. Certains font partie de l'Union européenne. Ils se rendent compte qu'il est impossible d'être libre lorsque l'on reste en Russie. Bientôt, vous ne pourrez plus y parler ouvertement, même dans votre propre cuisine."

Une chose est certaine, la Russie de Vladimir Poutine n'est pas près de vaciller selon lui. "Le régime ne tombera pas. Le régime est fort. Ils utiliseront suffisamment de ressources pour tuer leurs propres citoyens. Je ne veux pas être témoin de cela, ni participer à ces événements."

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