Un déserteur russe raconte les crimes de guerre commis par les soldats : “A quatre, ils ont violé une mère et sa fille”

Nikita Chibrine, déserteur russe et ancien membre de la tristement célèbre 64e brigade de fusiliers motorisés, s’est exprimé au micro de BFMTV au sujet des atrocités commises par certains de ses compatriotes sur le sol ukrainien.

Nikita Chibrine, déserteur de l'armée russe, au micro de BFMTV.
Nikita Chibrine, déserteur de l'armée russe, au micro de BFMTV. ©BFMTV

L’ancienne brigade à laquelle Nikita Chibrine appartenait, la 64e brigade de fusiliers motorisés, s’est tristement distinguée pour ses agissements criminels dans la ville ukrainienne de Boutcha, ce qui vaudra d’ailleurs aux membres d’être surnommés les “bouchers de Boutcha”.

Le déserteur russe affirme de son côté ne s’être jamais rendu dans cette ville ukrainienne mais bien dans celles non loin de Lypivka et Andriivka. Selon ses propres dires, Nikita Chibrine n’aurait pas participé aux crimes de guerre perpétrés par ses compatriotes. Il se serait limité à l’intendance pour les soldats.

Entre les meurtres et les pillages qu’il décrit, l’ancien militaire détaille une scène horrible dont il a pu être témoin : “Ils ont violé une mère et sa fille de 17 ans. Ils étaient quatre au total et ils ont ensuite été arrêtés. Ils ont reçu une sanction, on les a tapés avec des tabourets avant de les licencier”, rapporte Nikita Chibrine.

Ce dernier se dit prêt à témoigner devant un tribunal international des horreurs commises par ses frères d’armes : “La Russie doit répondre de ses crimes. Les soldats ne doivent pas s’attaquer aux civils. Aujourd’hui, la Russie est un État terroriste et tous ceux qui prêchent la cause des terroristes doivent être punis. Ils font des choses illégales”, dénonce-t-il.

Aujourd’hui, Nikita Chibrine a fui l’Ukraine pour se rendre en Espagne, où il a demandé l’asile. Il serait recherché par Moscou et aurait déjà reçu plusieurs menaces.

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