Guerre en Ukraine: Poutine reconnaît que le conflit est "long" et assure qu'il n'utilisera l'arme nucléaire qu'en réplique à une frappe ennemie

Le président russe s'est exprimé lors d'une réunion retransmise à la télévision

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu mercredi que le conflit en Ukraine était "long", tout en vantant des "résultats significatifs" en référence à l'annexion qu'il revendique de quatre régions ukrainiennes. "Bien sûr, c'est un long processus", a déclaré M. Poutine lors d'une réunion retransmise à la télévision avec son Conseil pour la société civile et les droits de l'Homme, une assemblée pro-Kremlin.

L'offensive lancé en février était censée se solder par une victoire russe éclair, mais l'armée ukrainienne, galvanisée par les armes occidentales, a forcé la Russie à renoncer au printemps à prendre Kiev, puis à l'automne à se replier dans plusieurs autres régions.

Répondant à l'un de ses interlocuteurs, Vladimir Poutine a noté mercredi que "l'apparition de nouveaux territoires" était un "résultat significatif pour la Russie". "La mer d'Azov est devenue une mer intérieure, c'est une chose sérieuse", a-t-il proclamé, en référence à cette mer bordant la Russie et le sud-est de l'Ukraine dont Moscou contrôle désormais tout le rivage.

Le président Poutine faisait aussi référence aux quatre régions ukrainiennes dont il a revendiqué l'annexion fin septembre, bien que la Russie ne les contrôle qu'en partie et que les combats y fassent rage avec les forces de Kiev. Ce mois-ci, l'armée russe a même dû battre en retraite de Kherson, la capitale de la région éponyme que Moscou considère portant comme sienne.

Le Kremlin avait toujours nié que son offensive contre l'Ukraine était destinée à conquérir de nouveaux territoires, affirmant vouloir défendre les populations russophones et mettre fin à l'alliance entre Kiev et l'Occident.

L'arme nucléaire qu'en réplique

Le président russe Vladimir Poutine a laissé entendre que la Russie n'utiliserait pas l'arme nucléaire en premier, mais uniquement "en réponse" à une éventuelle frappe ennemie de ce type sur son territoire.

"Nous considérions les armes de destruction massive, l'arme nucléaire, comme un moyen de défense. (Y recourir) est construit autour de ce qu'on appelle la +frappe en représailles+: si on nous frappe, on frappe en réponse", a déclaré M. Poutine lors d'une réunion télévisée.

150.000 réservistes mobilisés déployés

Quelques minutes plus tôt, au cours de cette même réunion en visio-conférence, M. Poutine est revenu sur la mobilisation de 300.000 réservistes des civils donc, relevant que seule une moitié était dans l'immédiat déployé en Ukraine.

"Sur 300.000 de nos combattants mobilisés, nos hommes, nos défenseurs de la Patrie, 150.000 se trouvent dans la zone d'opération", a déclaré le dirigeant russe, précisant que 77.000 sont déployés directement au combat. Les 150.000 autres sont toujours en formation en Russie.

Après une série de revers, le Kremlin était revenu sur ses promesses initiales et a décrété le 21 septembre la mobilisation de ces réservistes pour les envoyer au front. M. Poutine a une nouvelle fois promis mercredi qu'il n'y aurait pas de seconde vague de mobilisation.

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