Viktor Bout, le marchand d'armes russe échangé contre Brittney Griner, accuse l'Occident de vouloir "détruire" la Russie

Le marchand d'armes russe Viktor Bout, détenu aux Etats-Unis et échangé jeudi contre la basketteuse américaine Brittney Griner, a accusé l'Occident de vouloir "détruire" et "diviser" la Russie, dans une interview parue vendredi.

(FILES) This file photo taken on March 06, 2009 shows Russian arms dealer Viktor Bout as he stands behind bars ahead of a court hearing at the Criminal Court in Bangkok. American basketball star Brittney Griner was exchanged in Abu Dhabi on December 8, 2022 for Viktor Bout, a 55-year-old Russian national who was serving a 25-year sentence in a US prison. - The 55-year-old Bout, who was accused of arming rebels in some of the world's bloodiest conflicts, was arrested in a US sting operation in Thailand in 2008, extradited to the United States and sentenced in 2012 to 25 years in prison. (Photo by Christophe ARCHAMBAULT / AFP)
©AFP or licensors

"Les Occidentaux pensent qu'ils ne nous ont pas achevés en 1990, quand l'Union soviétique a commencé à s'effondrer", a déclaré M. Bout, un ancien officier soviétique, au média russe RT.

"Et le fait qu'on essaye de vivre, de n'être gouvernés par personne et de ne dépendre de personne, d'être une véritable puissance indépendante (...) C'est bien sûr pour eux une nouveauté choquante. Ils pensent qu'ils peuvent à nouveau nous détruire et diviser la Russie", a-t-il poursuivi.

Jeudi, après de longues tractations, Washington a accepté de remettre à Moscou cet homme de 55 ans, arrêté en 2008 lors d'une opération américaine en Thaïlande, en échange de la basketteuse Brittney Griner, détenue en Russie depuis des mois pour une affaire de cannabis.

Né, selon un rapport des Nations unies, en 1967 à Douchanbé, capitale de l'ex-république soviétique du Tadjikistan, Viktor Bout a étudié à l'Institut militaire des langues étrangères de Moscou, avant d'entrer dans l'armée de l'Air.

Il a su, dès 1991 et la chute de l'URSS, selon ses accusateurs, profiter du chaos post-soviétique pour acquérir à bas prix quantité d'armements sur des bases militaires livrées à elles-mêmes et auprès d'officiers en quête de moyens de s'enrichir ou simplement de subsister.

Il est entré dans la culture populaire américaine en 2005, lorsque sort le film "Lord of War" ("Seigneur de Guerre"), inspiré de sa vie, et dans lequel Nicolas Cage joue un trafiquant d'armes pourchassé par Interpol.

Dans son interview à RT parue vendredi, Viktor Bout a commenté cette réputation forgée par Hollywood.

"S'ils étaient venus me voir et m'avaient posé des questions, ils auraient sans doute imaginé une histoire plus intéressante. Pour moi, actuellement, Hollywood, c'est simplement un organe de propagande de Washington", a-t-il balayé.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...