Jair Bolsonaro sort du silence après l’invasion et le saccage du Congrès par ses partisans

L’ancien président du Brésil, dont les partisans ont envahi le Congrès, le palais présidentiel et la Cour Suprême dimanche à Brasilia, s’est exprimé sur ces incidents impressionnants.

”Scandale”, “tentative de coup d’État”, “attaque lâche contre la démocratie”… L’assaut du Congrès, du palais présidentiel de Planalto et de la Cour Suprême de Brasilia par des centaines de bolsonaristes dimanche a fait couler beaucoup d’encre à l’étranger. Les partisans du président sortant, qui refuse d’admettre le retour de Lula à la tête du pays, ont saccagé les lieux de pouvoir de la capitale brésilienne après s’y être introduit en force et en nombre.

L’actuel chef d’État Lula, investi officiellement il y a une semaine seulement, n’était pas présent à Brasilia au moment des faits, a condamné les actes des partisans de Bolsonaro, des “vandales fascistes” selon ses mots. “Ce qu’ils ont fait est sans précédent dans l’histoire de notre pays. Ceux qui ont financé (ces manifestations, ndlr) vont payer pour ces actes irresponsables et antidémocratiques”, a déclaré Lula depuis Sao Paulo, où il se trouve en ce moment. “La démocratie garantit la liberté d’expression, mais elle exige aussi que les institutions soient respectées”, a-t-il ajouté, avant de promettre que les fauteurs de troubles seraient retrouvés et “tous punis”.

Lundi dans la journée, le président de gauche a publié une déclaration commune avec les chefs du Congrès et de la Cour suprême, qui indique ceci: "Les Pouvoirs de la République, garants de la démocratie et de la Constitution de 1988 rejettent les actes terroristes, de vandalisme, criminels et putschistes qui se sont produits hier à Brasilia".

Jair Bolsonaro sort du silence

Jair Bolsonaro, lui, a pris la parole sur Twitter quelques heures après le retour au calme à Brasilia. Il a décrit l’assaut de ses partisans comme “déprédations et invasions de bâtiments publics”, affirmant que ce genre de manifestations ne fait pas partie de la démocratie.

”Tout au long de mon mandat, j’ai toujours respecté les lignes de la Constitution en respectant et en défendant les lois, la démocratie, la transparence et notre liberté sacrée […] En outre, je répudie les accusations, sans preuve, que m’attribue l’actuel chef de l’exécutif brésilien”, a poursuivi Bolsonaro, se défendant par rapport aux critiques de Lula, qui le tient pour responsable des débordements de dimanche. L’ancien président a quitté le Brésil pour les États-Unis deux jours avant l’investiture de Lula, refusant de remettre l’écharpe présidentielle à son successeur.

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