Olivier Vandecasteele condamné à 40 ans de prison et 74 coups de fouet en Iran

Les autorités iraniennes ont donné des précisions sur la peine de l'humanitaire belge Olivier Vandecasteele.

L'humanitaire belge Olivier Vandecasteele, arrêté en février dernier en Iran, a été condamné par le régime iranien à 40 ans de prison et 74 coups de fouets, selon l'agence de presse Tasmim, rapporte Reuters.

Ce Tournaisien est détenu dans un lieu secret par le régime des mollahs. La ministre belge des Affaires étrangères Hadja Lahbib (MR) a appris au cours d’un entretien qu'elle a eu récemment avec son homologue iranien, Hossein Amir Abdollahian, que M. Vandecasteele était accusé d’espionnage par la justice de la République islamique.

Mardi dernier, un porte-parole du pouvoir judiciaire iranien avait indiqué au média Student News Network, version anglophone de la chaîne d’information al Arabiya, qu’un ressortissant belge et deux Français avaient été accusés d’espionnage et d’atteinte à la sécurité nationale du pays. Olivier Vandecasteele étant le seul Belge actuellement emprisonné en Iran, il ne pouvait s’agir que de lui.

Mercredi, la ministre Lahbib en a reçu confirmation. “Pour la Belgique, M. Vandecasteele est innocent et doit être libéré. D’ici là, nous demandons une amélioration de ses conditions de détention”, insiste le cabinet de Mme Lahbib, cité par l’agence Belga. A l’occasion de la Noël, le Belge avait été autorisé par le régime à donner un coup de fil à sa famille. Lors de cet entretien, Olivier Vandecasteele a répété combien ses conditions de détention étaient difficiles.

Une prise d’otage déguisée

La mission de la diplomatie belge est extrêmement complexe. Selon toute vraisemblance, la détention et la condamnation d’Olivier Vandecasteele, comme celle d’autres ressortissants de pays occidentaux, sont des instruments utilisés par l’Iran pour exercer une pression sur la Belgique.

Téhéran cherche, en l’occurrence, à obtenir de celle-ci un échange entre le ressortissant belge et le membre des renseignements iranien sous couverture diplomatique Assadollah Assadi. M. Assadi a été condamné à vingt ans de prison en février 2021 par le tribunal correctionnel d’Anvers pour un projet d’attentat dans la banlieue parisienne déjoué en 2018, qui visait l’opposition iranienne.

Le gouvernement belge avait conclu en mars 2022 avec l’Iran un accord sur le transfèrement des prisonniers, qui avait été approuvé, en juillet, par les députés belges. Mais le 8 décembre dernier, la Cour constitutionnelle belge a suspendu le texte au motif qu’il “semble violer le droit des victimes” étant entendu que si M. Assadi devait être transféré en Iran, il n’y purgerait pas la peine pour laquelle il a été condamné en Belgique.

Erratum 10/01/2023 15h30

L'agence Tasnim signalait dans un premier temps qu'Olivier Vandecasteele était condamné à 28 ans de prison. Sa condamnation est en réalité de 40 ans de prison.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be