Harcelé pour son homosexualité, Lucas, 13 ans, se suicide: "Combien d'enfants en souffrance faudra-t-il encore ?"

Le petit Lucas a mis fin à ses jours le 7 janvier à son domicile de Golbey (Vosges). Il était victime d'harcèlement scolaire et de moqueries sur son orientation sexuelle, rapporte RMC.

This photograph taken on January 13, 2023, shows a bouquet of flowers attached at the main entrance of the Louis Armand secondary school in Golbey, eastern France, where was schooled Lucas, a 13-year-old boy who committed suicide. - The suicide of a 13-year-old French boy who was subjected to homophobic bullying at school has prompted expressions of shock in the country and warnings that homophobia kills. Prosecutors have opened an investigation into harassment of a minor after the boy, Lucas, took his own life last weekend in the Vosges region of eastern France. (Photo by Frederick FLORIN / AFP)
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Les parents étaient au courant de la situation et ont tenté à plusieurs reprises de venir en aide à leur enfant: “Il en a parlé à sa maman qui a bien réagi en appelant le CPE, (conseiller principal d'éducation), le principal. En rentrant de l’école, il se plaignait de ce qu’il vivait encore et encore. Sa maman a appelé au secours à plusieurs reprises. Le milieu scolaire, où il passait les trois-quarts de son temps, n’a pas réagi comme il fallait”, explique Stéphanie, une proche de la famille pour RMC.

D'après Frédéric Nahon, procureur de la République d'Epinal, Lucas avait exprimé "sa volonté de mettre fin à ses jours" dans son "journal intime". Le magistrat a également ajouté que l'adolescent se serait "suicidé par pendaison".

"Laissez-moi pleurer dignement mon fils"

Les parents du petit Lucas ne souhaitent pas s'exprimer en public sur cette tragédie: "Je vous en prie, laissez-moi pleurer dignement mon fils, laissez-moi du temps pour trouver les mots et la force nécessaire pour m’exprimer", a supplié sa maman. "Je peux vous assurer que le jour où je serai prête, je ne vous lâcherai plus, je consacrerai ma vie à continuer le combat de Lucas", a-t-elle ajouté.

Une amie proche de la famille a toutefois lu une lettre écrite par la famille au micro de BFMTV: "Lucas, notre petit homme est une victime de plus, une victime de trop. Combien de marches blanches, combien d’enfants en souffrance et de familles cruellement touchées et de frères et sœurs amputés faudra-t-il encore pour que des actions concrètes soient enfin mises en place dans les lieux où chaque enfant a le droit à une scolarité sans harcèlement ?"

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