Corruption au Parlement européen: Marc Tarabella a oublié de déclarer un voyage au Qatar, avoue son avocat

Maxime Töller, avocat de l’eurodéputé belge Marc Tarabella, visé dans le Qatargate s’est exprimé sur le plateau de RTL-TVI ce dimanche.

”C’est pas tous les jours dimanche” recevait Maxime Töller, l’avocat de l’eurodéputé Marc Tarabella (PS), visé dans l’enquête sur les soupçons de corruption par le Qatar et le Maroc au Parlement européen.

L’homme politique est soupçonné d’avoir été influencé par le Qatar pour soutenir l’organisation de la Coupe du monde 2022. En témoigne son changement de position sur la question, d’abord appelant au boycott du championnat, puis le soutenant ensuite. D’autant plus que Marc Tarabella est ami avec Pier Antonio Panzeri, le cerveau du Qatar Gate.

"Monsieur Tarabella est très clair, il n’a jamais reçu la moindre promesse, le moindre argent, le moindre cadeau, sous quelque forme que ce soit, contre le fait de soutenir le Qatar de quelque manière que ce soit”, a défendu son avocat, qui estime que le revirement de son client est une question de realpolitik. “Quand la FIFA octroie la coupe du monde au Qatar, il demande une réattribution avec le pouvoir qu’il a et ça ne marche pas. Après, il devient sous-président d’une commission pour la péninsule arabique et là, il a une position un peu différente qui fait qu’il doit être un petit peu plus nuancé”, argumente-t-il.

Le député socialiste, perquisitionné dans l’enquête, a été exclu du PS et le Parlement européen a lancé une procédure pour la levée de son immunité parlementaire. Mais Maxime Töller n’a pas voulu s’étendre sur les détails de l’enquête car il n’a pas accès au dossier. “Marc Tarabella n’a pas eu l’occasion de s’exprimer dans l’enquête judiciaire, il n’a jamais été entendu”, pointe son avocat.

Voyage au Qatar

Marc Tarabella, de son propre aveu au Soir au lendemain de sa perquisition, c’était bien rendu au Qatar à deux reprises. La dernière fois en 2020, où il a pu constater lui-même des progrès en termes de droit du travail, bien qu’il était conscient que beaucoup de choses restaient à faire, selon Maxime Töller. “Il ne s’est pas rendu au Qatar pour dire : quel beau pays, quel exemple […] Tourner le dos à ces pays, ça ne change rien. La méthode de M. Tarabella c’est de se dire 'on va souligner ce qu’il se passe' pour continuer à les pousser”, explique l’avocat.

Il a ensuite été interrogé pour savoir si Marc Tarabella a déclaré ce voyage auprès du Parlement. “Non, il n’a pas encore déclaré. De nouveau, c’est la réalité du terrain. Il part en février 2020. Ensuite, il part au Ghana, les choses ne sont pas faites. Ensuite, il y a le Covid pour le monde entier”, justifie-t-il.

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