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Les victimes de l'incendie mortel dans une "escape room" de Pologne, la semaine dernière, n'avaient aucune chance de s'en sortir, selon le ministère public polonais qui enquête sur l'affaire. 

La poignée de la porte, côté intérieur où se trouvaient les victimes, "avait été dévissée et cachée", indique un porte-parole du ministère public de la ville de Koszalin. Trouver la poignée de porte faisait partie des défis à relever dans le cadre du "jeu" de l'escape room. Ces divertissements se sont multipliés ces dernières années, autour d'un même principe: il s'agit de résoudre une série d'énigmes dans un laps de temps déterminé de manière à parvenir à éclaircir un mystère fictif et à s'"échapper" du lieu du jeu, souvent une pièce ou un ensemble fermé de pièces.

Pour les 5 adolescentes rassemblées à l'occasion d'un anniversaire vendredi, le "jeu" a mal tourné, et elles se sont retrouvées réellement piégées dans l'"escape room" au moment où les flammes ont envahi l'endroit. "Il n'y avait pas d'autre voie vers l'extérieur que cette porte fermée", qui faisait elle-même partie du jeu, a indiqué le ministère public. Les fenêtres avaient été condamnées et cachées par des plaques de plâtre.

Le propriétaire du lieu, un jeune homme de 18 ans, a été placé sous mandat d'arrêt. Il risque plusieurs années de prison pour des infractions aux règlements de sécurité et l'homicide involontaire des jeunes filles de 15 ans par négligence.